LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2409687

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2409687

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2409687
TypeDécision
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantMANZONI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 septembre 2024, M. D C, représenté par Me Manzoni, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2024 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au bénéfice de son conseil en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation ;

- elles n'ont pas été précédées d'un examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elles n'ont pas été signées par une autorité compétente ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 12 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et la liberté constitutionnelle du mariage ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la durée de l'interdiction de retour est disproportionnée.

Le préfet du Puy-de-Dôme a produit des pièces, enregistrées le 30 septembre 2024, mais n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 30 septembre 2024, ont été entendus :

- le rapport de Mme B,

- les observations de Me Manzoni, représentant M. C, assisté de Mme F, interprète en langue arabe, qui reprend les conclusions de la requête par les mêmes moyens, et ajoute que la délégation de signature est trop imprécise, précise qu'il s'occupe également de la fille de sa compagne issue d'une précédente union, et soutient que les décisions portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire sont illégales dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

- et les observations de Me Iririra Nganga, substituant Me Tomasi, représentant le préfet du Puy-de-Dôme, qui conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens soulevés par le requérant sont infondés.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né le 3 mai 1988, demande l'annulation de l'arrêté du 25 septembre 2024, par lequel le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu de prononcer, dans les circonstances de l'espèce et en application de ces dispositions, l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les moyens communs aux différentes décisions :

3. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme E A, cheffe du service de l'immigration et de l'intégration de la préfecture du Puy-de-Dôme, en vertu d'une délégation de signature consentie par un arrêté préfectoral du 30 mai 2024, régulièrement publié. Cette délégation précise notamment que Mme A dispose d'une délégation à l'effet de signer tous actes entrant dans les attributions de son service, dont font partie les décisions en litige, à l'exception des circulaires, instructions générales et courriers aux parlementaires. Par suite, cette délégation est suffisamment précise et le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision en litige doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les textes sur lesquels il se fonde, indique que M. C n'établit pas la régularité des conditions de son entrée sur le territoire français et n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, de sorte qu'il peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté attaqué indique en outre que l'intéressé peut faire l'objet d'une décision portant refus de délai de départ volontaire en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son comportement représente une menace pour l'ordre public, qu'il a expressément déclaré ne pas vouloir se conformer à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, qu'il ne peut justifier être entré régulièrement en France et n'a entrepris aucune démarche pour régulariser sa situation, et qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement. L'arrêté attaqué indique encore que M. C ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière, n'est entré en France qu'en octobre 2021, ne justifie pas de liens anciens, intenses et stables sur le territoire français, qu'il a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, et que sa présence constitue une menace pour l'ordre public, de sorte qu'une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans peut être prononcée à son encontre. L'arrêté attaqué indique enfin que M. C n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, les décisions attaquées comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent et sont ainsi suffisamment motivées.

5. En troisième lieu, au regard de ce qui vient d'être dit, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de M. C. En particulier, s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français, si M. C se prévaut de la présence en France de sa compagne, de nationalité marocaine, vivant en situation régulière sur le territoire français, et de leur enfant né en août 2024, il n'établit pas avoir informé le préfet du Puy-de-Dôme de ces éléments avant l'édiction de la décision attaquée, alors qu'il a déclaré au cours de son audition du 24 septembre 2024 par les services de police être célibataire sans enfant à charge. Le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de sa situation doit donc être écarté.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". M. C se prévaut de la présence en France de sa compagne de nationalité marocaine, qui dispose d'un titre de séjour pluriannuel expiré dont elle a demandé le renouvellement, et de leur enfant né en août 2024. Néanmoins, par la seule production d'une attestation d'hébergement non circonstanciée établie pour les besoins de la cause, et d'un justificatif d'abonnement à un fournisseur d'énergie mentionnant une date de début d'abonnement incompatible avec ses propres déclarations, il n'établit ni la réalité ni l'ancienneté de sa vie commune avec sa compagne alléguée. Il n'établit pas davantage contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis la naissance de celui-ci, et s'est déclaré célibataire sans enfant à charge au cours de son audition le 24 septembre 2024. Il ne se prévaut sinon d'aucune autre relation personnelle ou familiale en France, ni d'aucune intégration sociale, alors qu'il ne déclare résider sur le territoire que depuis octobre 2021. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet du Puy-de-Dôme a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

7. En deuxième lieu, la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de faire obstacle à ce que M. C se marie avec sa compagne, projet de mariage au demeurant non établi par les pièces produites. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 12 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la liberté constitutionnelle du mariage doivent être écartés.

8. En troisième lieu, il résulte de ce qui a déjà été dit que M. C n'établit ni résider avec son enfant mineur, ni contribuer à son entretien et à son éducation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 1. de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.

Sur la légalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire :

9. L'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :

() 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 du même code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;/() 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;/ 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ;() ".

10. Il ressort des pièces du dossier que M. C ne peut justifier être entré régulièrement en France et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il a expressément déclaré lors de son audition par les services de police vouloir rester en France si une décision d'éloignement était prise à son encontre, et qu'il s'est déjà soustrait à une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre le 14 octobre 2021. Par suite, à supposer même que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public, c'est à bon droit que le préfet pouvait refuser de lui accorder un délai de départ volontaire en application des dispositions combinées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

11. L'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". L'article L. 612-10 du même code dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. C fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et ne justifie d'aucune circonstance humanitaire de nature à faire obstacle à ce que le préfet prononce à son égard une interdiction de retour sur le territoire français. En outre, l'intéressé, qui n'établit ni la réalité ni l'ancienneté de son séjour en France mais y réside au mieux depuis le mois d'octobre 2021 seulement, ne justifie d'aucune attache privée ou familiale, à l'exception de son enfant mineur né en août 2024 dont il ne justifie pas contribuer à l'entretien et à l'éducation, et de sa compagne alléguée avec laquelle il n'établit pas résider. Enfin, le requérant s'est déjà soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement assortie d'une interdiction de retour sur le territoire prise en 2021, et a fait l'objet d'une prolongation de cette interdiction de retour en 2022. Dans ces conditions, et à supposer même que son comportement ne caractérise pas une menace pour l'ordre public, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'en prononçant à son égard une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, le préfet du Puy-de-Dôme aurait méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'est pas davantage fondé à soutenir, pour les mêmes motifs, que la durée de l'interdiction de retour, ainsi fixée à trois années, serait disproportionnée au regard de sa situation.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. C est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet du Puy-de-Dôme.

Lu en audience publique le 30 septembre 2024.

La magistrate désignée,

C. BLe greffier,

T. Clément

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°2409687

Décisions similaires

TA69Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604297

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 février 2026, considérant que la motivation était insuffisante, notamment sur l'absence de réel examen de la situation personnelle et familiale du requérant au regard de l'article 8 de la CEDH. Les décisions ont été prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

07/04/2026

TA69Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603734

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal estime que l'administration était fondée à prendre cette mesure, car le requérant reconnaît être en situation irrégulière et ne démontre pas disposer d'attaches personnelles suffisantes en France pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

03/04/2026

TA69Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604300

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le requérant, un ressortissant algérien, contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de l'Ain. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une insuffisance de motivation, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle et de l'état de santé de l'intéressé, en application des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

← Retour aux décisions

03/04/2026

TA69Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604550

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant soudanais, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation présumée de la confidentialité de la procédure d'asile et les conditions de l'entretien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes.

03/04/2026