vendredi 14 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2411847 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MESSAOUDI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2430027/3-1 du 15 novembre 2024, la présidente de la 3ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Lyon, sur le fondement de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A.
Par cette requête enregistrée initialement au tribunal administratif de Paris le 12 novembre 2024 puis au tribunal administratif de Lyon le 29 novembre suivant, M. B A, représenté par Me Messaoudi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du 21 février 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié un solde de points nul restant affecté à son permis de conduire suite à l'infraction commise le 23 juillet 2021, ensemble la décision implicite par laquelle le ministre a rejeté son recours formé contre cette décision " 48 SI " et refusé de lui attribuer les points acquis grâce au stage effectué les 5 et 6 avril 2024 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de restituer quatre points au capital de son permis de conduire correspondant au stage de récupération effectué les 5 et 6 avril 2024, dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 février 2025, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Par un mémoire enregistré le 14 févier 2025, M. B A, représenté par Me Messaoudi, conclut également au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction mais maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il résulte de l'instruction que, comme le fait valoir le ministre, la décision ministérielle référencée " 48 SI " portant invalidation du permis de conduire de M. A du 21 février 2022 a été supprimée du relevé d'information intégral édité le 11 février 2025 et celui-ci indique un solde de points maximal de 12 points. Ainsi, l'administration doit être regardée comme ayant, postérieurement à l'introduction de la requête, procédé au retrait de cette décision. Dès lors, compte tenu des mentions ainsi portées sur ce relevé d'information, les conclusions de la requête aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. A ont perdu leur objet.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 000 euros à M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.
Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Fait à Lyon, le 14 mars 2025.
Le président de la 6ème chambre,
Juan Segado
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,