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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2500950

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2500950

mardi 1 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2500950
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantNAILI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait un courriel du 6 décembre 2024 de la préfète du Rhône l’invitant à déposer une nouvelle demande de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que cet acte ne constituait pas un refus de principe et ne faisait donc pas grief, le rendant insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable, entraînant le rejet des conclusions principales et accessoires.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Naili, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 décembre 2024 par laquelle la préfète du Rhône aurait refusé de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, à titre principal, de lui fixer un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, subsidiairement, de réexaminer sa demande, sous la même astreinte, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, M. A a sollicité des services de la préfecture du Rhône le 25 octobre 2024, par l'intermédiaire du site internet " demarches-simplifiees.fr ", un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le 6 décembre 2024, il a été informé que, suite à une modification dans le traitement des demandes de rendez-vous, sa précédente demande était supprimée, mais qu'il était invité à en déposer une autre en joignant l'intégralité des pièces nécessaires à l'instruction de sa demande. Dès lors que l'acte du 6 décembre 2024 n'oppose aucun refus de principe à la demande de rendez-vous de M. A, il ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A, sont manifestement irrecevables et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celle présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées par voie de conséquence.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 1er avril 2025.

Le président de la 2ème chambre,

Jean-Pascal Chenevey

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier

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