jeudi 6 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2501834 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | HOUPPE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 février 2025, M. D B, représentée par Me Laubriet, demande au tribunal d'annuler les décisions du 7 février 2025 par lequel la préfète du Rhône l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans et l'a assigné à résidence dans le Rhône pour une durée de 45 jours.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 février 2025, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête est dépourvue de moyen.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué à Mme Marie Chapard les pouvoirs qui lui sont attribués en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 4 mars 2025, Mme Marie Chapard a présenté son rapport et entendu les observations de :
- Me Laubriet, pour M. B, présent, soutenant que la préfète a commis une erreur d'appréciation en édictant les décisions attaquées puisque M. B est présent en France depuis cinq ans, travaille aux Restos du cœur et n'a plus de lien avec sa famille dans son pays d'origine ;
- M. B, assisté de M. C, interprète en langue arabe, indiquant qu'il a commis des erreurs à son arrivée sur le territoire mais souhaite rester en France pour travailler et qu'il n'a plus sa place dans sa famille en Algérie.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 23 mars 1991, est entrée en France en 2020 selon ses déclarations. Par des décisions du 7 février 2025, la préfète du Rhône l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans et l'a assigné à résidence dans le Rhône pour une durée de 45 jours. M. B demande l'annulation de ces décisions.
2. Il ressort des pièces du dossier que le requérant ne peut justifier être entré en France régulièrement et s'y est maintenu sans titre de séjour pendant plusieurs années. Il a fait l'objet, le 5 octobre 2021, d'une condamnation par le tribunal correctionnel de Lyon à un an d'emprisonnement pour des faits d'agression sexuelle, avec maintien en rétention à la suite de sa détention provisoire et inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes. Il est célibataire, sans charge de famille et a passé l'essentiel de son existence dans son pays d'origine où il a toujours de la famille proche. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la préfète a commis une erreur d'appréciation en édictant les décisions querellées.
3. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions de la préfète du Rhône du 7 février 2025.
DÉCIDE :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et à la préfète du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2025.
La magistrate désignée,
M. A,
Le greffier,
T. Clément
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604297
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 février 2026, considérant que la motivation était insuffisante, notamment sur l'absence de réel examen de la situation personnelle et familiale du requérant au regard de l'article 8 de la CEDH. Les décisions ont été prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
07/04/2026
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603734
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal estime que l'administration était fondée à prendre cette mesure, car le requérant reconnaît être en situation irrégulière et ne démontre pas disposer d'attaches personnelles suffisantes en France pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
03/04/2026
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604300
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le requérant, un ressortissant algérien, contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de l'Ain. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une insuffisance de motivation, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle et de l'état de santé de l'intéressé, en application des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
03/04/2026
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604550
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant soudanais, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation présumée de la confidentialité de la procédure d'asile et les conditions de l'entretien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes.
03/04/2026