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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2502698

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2502698

lundi 7 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2502698
TypeDécision
Avocat requérantSELARL QUORUM KAELIA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfecture du Rhône a fixé un rendez-vous à l'intéressé, rendant sans objet cette demande. Le juge a également rejeté la demande de délivrance d'un récépissé, estimant qu'elle était prématurée. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais exposés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 mars 2025, M. C A, représenté par Me Bachir, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui fixer, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir un rendez-vous lui permettant de déposer sa demande de titre de séjour, ce rendez-vous devant intervenir dans les quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) d'enjoindre à cette préfète de lui délivrer un titre de séjour provisoire l'autorisant à exercer une activité professionnelle, dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 2 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.

La préfète du Rhône a produit en défense des pièces, enregistrées le 26 mars 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

3. Il résulte de l'instruction qu'en cours d'instance, la préfecture du Rhône a fixé un rendez-vous à M. A, le 28 mars 2025, en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour. Par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète de fixer un tel rendez-vous ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

4. Par ailleurs, il n'y a pas lieu en l'état, et avant le dépôt de cette demande et de la vérification de son caractère complet, d'enjoindre à l'administration de délivrer un récépissé à M. A

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros à verser à M. A au titre des frais non compris dans les dépens qu'il a exposés.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. A.

Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, au ministre de l'intérieur et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon, le 7 avril 2025.

Le juge des référés,

T. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,

Un greffier,

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