Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juin 2025 et un mémoire complémentaire enregistré le 8 septembre 2025, Mme C... A... représentée par Me Michel, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner une expertise, aux fins, d’une part, de déterminer les conséquences de l’accident de service dont elle a été victime le 4 avril 2023, d’autre part, d’apprécier son état de santé dans son ensemble en lien avec les différents accidents de service et maladies professionnelles subis au long de sa carrière, dans le cadre de son admission à la retraite ;
2°) de mettre à la charge de la ville de Lyon les dépens ainsi que l’avance des frais d’expertise ;
3°) de mettre à la charge de la ville de Lyon le versement d’une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- recrutée par la ville de Lyon en 1994, elle exerce depuis 2002 les missions de gardienne d’un établissement scolaire ; au cours de sa carrière, elle a subi un certain nombre d’accidents et de maladies, professionnelles ou non ; elle a notamment subi une tendinite des deux épaules a été reconnue en maladie professionnelle en 2013, un traumatisme crânien lié à un accident de service survenu en mars 2017, une hypoacousie bilatérale appareillée, une ostéoporose et un état anxiodépressif aggravé depuis juin 2020 suite au décès d’un collègue de travail ;
- elle a été victime d’un accident de service le 4 avril 2023 ; elle a été placée en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d’office ; elle souffre depuis d’une lombalgie et se déplace avec des béquilles ;
- dans un avis du 4 février 2025, le conseil médical n’a tenu compte que de l’épisode dépressif et a évalué son taux d’incapacité à 25%, non imputable au service ;
- l’expertise sollicitée est utile dès lors qu’elle vise, d’une part, à évaluer ses préjudices subis du fait des différentes maladies et accidents dont elle a été victime au cours de sa carrière, d’autre part, à apprécier son état de santé dans sa globalité afin d’être en mesure de bénéficier d’une rente viagère d’invalidité ;
- la ville de Lyon ne rapporte pas la preuve d’une date de consolidation de son état de santé ni ne démontre que l’état antérieur serait sans lien avec les autres maladies et accidents professionnels subis.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2025, la ville de Lyon, représentée par son maire en exercice, ayant pour avocat Me Riffard (Selarlu Jennifer Riffard avocat) demande au juge des référés :
1°) de rejeter la requête ;
2°) de mettre à la charge de la requérante le versement d’une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en tant qu’elle porte sur la maladie professionnelle survenue en février 2013, l’expertise sollicitée se heurte à la prescription de l’éventuelle action indemnitaire qu’elle envisage d’engager, dès lors que la requérante n’a été arrêtée, au titre de cette pathologie, que sur la période du 14 février 2013 au 17 juillet 2013 et n’a plus bénéficié d’un arrêt en lien avec cette maladie professionnelle, de sorte que son état de santé est nécessairement consolidé depuis plus de quatre ans ;
- en tant qu’elle porte sur l’accident de service survenu le 10 mars 2017, l’action indemnitaire envisagée est également prescrite dès lors que, par une décision du 23 mai 2018, elle a informé la requérante que la date de consolidation retenue était fixée, après avis de la commission de réforme, au 29 septembre 2017, de sorte que l’expertise sollicitée n’est pas utile ;
- concernant l’accident de service survenu le 4 avril 2023, eu égard à la durée très courte des arrêts et soins liés à l’accident du 4 avril 2023, au fait que les arrêts étaient également justifiés, sur cette période, par un état antérieur, et à la circonstance que la requérante n’ait conservé aucune séquelle de cet accident, guéri au 28 avril 2023, il n’apparait pas utile de faire évaluer les préjudices liés à cet accident ;
- s’agissant de l’expertise sollicitée au titre de la procédure d’admission à la retraite pour invalidité, celle-ci apparaît prématurée dès lors que la décision de placement à la retraite n’est pas intervenue ;
- enfin, le conseil médical en formation plénière s’est prononcé le 4 février 2025 sur les infirmités présentées par la requérante ainsi que sur leur taux, en tenant compte d’une expertise médicale réalisée par un médecin agréé le 4 octobre 2024 ; la requérante ne produit aucun élément de nature à remettre en cause les conclusions du médecin agréé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
D’une part, aux termes de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l’absence d’une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction. (…) ».
L’utilité d’une mesure d’instruction ou d’expertise qu’il est demandé au juge des référés d’ordonner sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d’une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d’autres moyens et, d’autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l’intérêt que la mesure présente dans la perspective d’un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. En outre, le juge des référés, saisi sur le fondement de cet article, ne peut faire droit à une demande d’expertise si cette dernière est formulée à l’appui de prétentions indemnitaires dont il est établi qu’elles sont irrecevables ou prescrites.
D’autre part, aux termes de l’article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’Etat, les départements, les communes et les établissements publics : « Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. (...) ».
S’agissant d’une créance indemnitaire détenue sur une collectivité publique au titre d’un dommage corporel engageant sa responsabilité, le point de départ du délai de prescription prévu par ces dispositions est le premier jour de l’année suivant celle au cours de laquelle les infirmités liées à ce dommage ont été consolidées. Il en est ainsi pour tous les postes de préjudice, aussi bien temporaires que permanents, qu’ils soient demeurés à la charge de la victime ou aient été réparés par un tiers, tel qu’un organisme de sécurité sociale, qui se trouve subrogé dans les droits de la victime. La consolidation de l’état de santé de la victime d’un dommage corporel fait courir le délai de prescription pour l’ensemble des préjudices directement liés au fait générateur qui, à la date à laquelle la consolidation s’est trouvée acquise, présentaient un caractère certain permettant de les évaluer et de les réparer, y compris pour l’avenir. Si l’expiration du délai de prescription fait obstacle à l’indemnisation de ces préjudices, elle est sans incidence sur la possibilité d’obtenir réparation de préjudices nouveaux résultant d’une aggravation directement liée au fait générateur du dommage et postérieure à la date de consolidation. Le délai de prescription de l’action tendant à la réparation d’une telle aggravation court à compter de la date à laquelle elle s’est elle-même trouvée consolidée.
Enfin, les dispositions qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente viagère d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Ces dispositions déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font en revanche pas obstacle à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la collectivité qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice.
Sur la demande d’expertise relative à la maladie professionnelle du 14 février 2013 :
En premier lieu, Mme A... demande au juge des référés d’ordonner une expertise aux fins d’apprécier les conséquences de la maladie professionnelle du 14 février 2013. Si l’administration n’a pris aucune décision pour entériner la date de consolidation, cette circonstance est sans conséquence sur l’application de la règle rappelée au point 4, dont il résulte que le point de départ du délai de la prescription quadriennale est le premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les infirmités liées au dommage corporel ont été consolidées. S’il résulte de l’instruction que le médecin généraliste de la requérante a précisé, le 3 juin 2014, qu’il n’était pas possible de faire un certificat final descriptif en réponse à une demande présentée par l’employeur de Mme A..., la ville de Lyon allègue sans être contredite que la requérante n’a été arrêtée du fait de cette pathologie que sur la période du 14 février 2013 au 17 juillet 2013 et n’a bénéficié d’aucun arrêt ni déclaré de soins en lien avec cette maladie professionnelle à compter de sa reprise du travail. En l’état de l’instruction, et alors que Mme A... n’établit ni même n’allègue d’aggravation ou de rechute de son état de santé en lien avec cette pathologie, il y a lieu de considérer, dans les circonstances de l’espèce, que l’état de santé de la requérante, laquelle ne produit aucun élément médical en lien avec cette maladie professionnelle au soutien de sa demande, était consolidé depuis plus de quatre ans lorsqu’elle a saisi le juge des référés d’une demande d’expertise. L’expertise qu’elle sollicite se rattache donc à une action indemnitaire prescrite et n’est dès lors pas utile au sens des dispositions précitées de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Sur la demande d’expertise, en tant qu’elle concerne l’accident de service survenu le 10 mars 2017 :
En deuxième lieu, Mme A... demande au juge des référés d’ordonner une expertise aux fins d’apprécier les conséquences de l’accident de service survenu le 10 mars 2017. Il résulte toutefois de l’instruction que la commission de réforme a estimé, dans son avis du 24 avril 2018, que l’état de santé de la requérante en lien avec cet accident de service devait être regardé comme consolidé à la date du 29 septembre 2017. Il résulte également de l’instruction que Mme A... a été informée de cette circonstance par une décision du 23 mai 2018, laquelle est devenue définitive. Dans ces conditions, l’action indemnitaire envisagée par Mme A... portant sur l’intégralité des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux qu’elle supporte depuis cet accident de service est prescrite. L’expertise ainsi sollicitée n’est dès lors pas utile au sens des dispositions précitées de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Sur la demande d’expertise en lien avec la procédure de mise en retraite pour invalidité :
En troisième lieu, Mme A... sollicite la désignation d’un expert aux fins d’apprécier son état de santé dans sa globalité, dans le cadre de la procédure de mise à la retraite initiée par son employeur. Il résulte de l’instruction que, par une décision du 6 septembre 2024, la ville de Lyon a placé Mme A... en disponibilité d’office pour maladie à compter du 29 avril 2024. Suite au recours formée par Mme A..., cette dernière a été examinée par un médecin agréé le 4 octobre 2024, qui a estimé qu’elle était inapte de manière permanente et définitive à ses fonctions et à toutes fonctions même en reclassement. Sur la base de ce rapport, le conseil médical supérieur a émis un avis favorable, le 25 mars 2025, à la mise en disponibilité d'office pour raison de santé, pour inaptitude totale et définitive à son poste, aux fonctions de son grade et à toutes fonctions, même en reclassement, suivie d’une mise en retraite pour invalidité. Si la requérante fait valoir que le conseil médical n’a pas pris en compte l’intégralité de ses pathologies, elle ne produit aucun élément médical postérieur à l’examen réalisé par le médecin agréé. En outre, la mesure d’expertise qu’elle sollicite apparaît prématurée, dès lors qu’il ne résulte pas de l’instruction que la décision de placement à la retraite soit intervenue et que Mme A... ne lie sa demande à aucune action contentieuse qu’elle envisagerait d’introduire. Dans ces conditions, l’expertise sollicitée ne présente ainsi pas le caractère d'utilité exigé par les dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et doit, par suite, être rejetée.
Sur la demande d’expertise, en tant qu’elle concerne l’accident de service survenu le 4 avril 2023 :
En quatrième lieu, Mme A... demande au juge des référés de prescrire une expertise relative aux conséquences subies à raison de l’accident de service dont elle a été victime le 4 avril 2023. La seule circonstance avancée par la ville de Lyon, selon laquelle cet accident de service n’a justifié des arrêts et des soins que sur une période très limitée, ne fait pas obstacle à l’action indemnitaire, mentionnée au point 5 et dont dispose la requérante, même en l'absence de faute de son employeur. Dans ces conditions, et contrairement à ce que soutient la ville de Lyon en défense, l’expertise sollicitée par Mme A... présente, s’agissant de cet accident de service, un caractère utile et entre dans le champ d’application des dispositions précitées. Il y a lieu, par suite, d’y faire droit dans les conditions précisées au dispositif de la présente ordonnance.
Sur le surplus des conclusions :
Il appartient à la seule présidente de la juridiction de désigner la ou les parties qui assumeront la charge de l’éventuelle allocation provisionnelle ou, après l’accomplissement de l’expertise, des frais et honoraires de celle-ci. Il suit de là que les conclusions de la requête relatives à l’avance des frais d’expertise et aux dépens doivent être rejetées.
Mme A... et la ville de Lyon n’étant pas les parties perdantes dans la présente instance, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Le docteur B... D..., domicilié 16 Avenue Général de Gaulle à Sainte-Foy-lès-Lyon (69110), est désigné comme expert avec pour mission de :
1° - prendre connaissance des dossiers médicaux et de tous documents concernant Mme A..., détenus ou produits par la ville de Lyon et par l’intéressée ; convoquer et entendre les parties et tout sachant ; procéder à l’examen sur pièces du dossier médical de Mme A..., ainsi qu’à son examen clinique ;
2° - décrire l'état de santé de Mme A..., faire l’historique de son évolution, préciser les causes de cet état de santé et dire si une pathologie préexistait à l’accident survenu le 4 avril 2023 ;
3° - reprendre le dossier de Mme A... et recenser l’ensemble de celles par lesquelles la ville de Lyon a admis l’imputabilité au service de l’accident dont Mme A... a été victime le 4 avril 2023 ; donner son avis sur les causes des arrêts de travail dont Mme A... a bénéficié à compter du 4 avril 2023, ainsi que des suites de ces arrêts de travail et sur une éventuelle imputabilité au service de ceux-ci ; en cas de pluralité de causes, déterminer la part d’imputabilité de chacune ;
4° - proposer une date de consolidation de l'état physique de Mme A..., et évaluer l'importance et la durée du déficit fonctionnel temporaire, des souffrances physiques ou mentales endurées, du déficit fonctionnel permanent, du préjudice d’agrément et du préjudice sexuel, ou de tout autre préjudice extrapatrimonial dont celui-ci ferait état ; évaluer le cas échéant le taux d’incapacité permanente partielle, susceptible d’être retenu ;
5° - préciser le montant des dépenses de santé et des frais divers supportés jusqu'à la date de consolidation et évaluer la nature et le montant des dépenses de santé futures, le cas échéant, indiquer quels seront les besoins d'adaptation du logement et du véhicule de Mme A... compte tenu de son handicap, dire dans quelle mesure il aura besoin de l'assistance d'une tierce personne ; indiquer dans quelle mesure ces soins sont imputables à son accident de service du 4 avril 2023 ; en cas de pluralité de causes, déterminer la part d’imputabilité de chacune ;
6° - évaluer chacun de ces préjudices, même en l’absence de lien de causalité, y compris partiel, avec l’accident de service ; pour chacun d’entre eux, distinguer la part imputable à l’accident de service de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard, notamment aux antécédents médicaux de l’intéressée ;
7° - déterminer si l’état de santé de Mme A... est compatible avec une reprise du travail, à quelle date et selon quels aménagements ;
8° - de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les responsabilités et l’importance du préjudice, ainsi que toute information utile à la solution du litige ;
9° - tenter de parvenir à un accord entre les parties, si possible.
L’expert disposera des pouvoirs d’investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l’accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l’autorisation préalable de la présidente du tribunal administratif. L'expert recueillera et consignera les observations des parties sur les constatations auxquelles il procèdera et les conclusions qu'il envisagera d'en tirer.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l’expert prêtera serment dans les formes prévues à l’article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L’expertise aura lieu en présence de Mme A... et de la ville de Lyon.
Article 5 : L’expert déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d’échanges dans le délai de cinq mois à compter de la notification de la présente ordonnance, accompagné de l’état de ses vacations, frais et débours.
Article 6 : L'expert notifiera son rapport aux parties dans les conditions prévues à l’article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer dans les conditions prévues à l’article R. 621-7-3 du même code.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A..., à la ville de Lyon et à l’expert.
Fait à Lyon, le 3 avril 2026.
La présidente du tribunal,
Juge des référés,
C. MARILLER
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier