Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à contraindre la préfète du Rhône à son relogement. La juridiction constate que la requête, non accompagnée de la décision de la commission de médiation comme l'exige l'article R. 778-2 du code de justice administratif, est restée irrégularisée malgré une mise en demeure. Elle est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 octobre 2025, M. A... B..., demande au tribunal d’enjoindre à la préfète du Rhône d’assurer son relogement conformément à un courrier de la commission de médiation droit au logement opposable le reconnaissant comme prioritaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...)les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours (…) peuvent par ordonnance : (…) / 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».
2. Aux termes de l’article R. 778-2 du code de justice administrative, applicable au contentieux du droit au logement : « (…) A peine d'irrecevabilité, les requêtes doivent être accompagnées, sauf impossibilité justifiée, soit de la décision de la commission de médiation dont se prévaut le requérant, soit, en l'absence de commission, d'une copie de la demande adressée par le requérant au préfet ». Enfin, aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. »
3. En l’espèce, la requête n’est pas accompagnée de la décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire dont M. A... B... se prévaut en méconnaissance de l’article R. 778-2 du code de justice administrative.
En dépit de la demande de régularisation dans un délai de quinze jours qui, régulièrement présentée le 3 novembre 2025 à l’adresse indiquée par le requérant, est revenue au tribunal portant la mention « pli avisé non réclamé » et doit, dès lors, être regardée comme notifiée à la date de sa présentation, M. B... n’a pas régularisé sa requête par la production de la décision de la commission de médiation dont se prévaut le requérant.
Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et, doit être, dès lors, rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 17 mars 2026
Le premier vice-président,
Juan Segado
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,