Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... d'une requête contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour et une autorisation de travail. Examinant la requête, le juge a constaté qu'elle ne constituait pas un recours contentieux contre la décision préfectorale, mais une simple demande gracieuse adressée à tort au tribunal. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la requête comme manifestement irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 décembre 2025, M. A... B... saisit le tribunal de la décision du 22 octobre 2025 par laquelle la préfète du Rhône a rejeté sa demande d’admission au séjour et d’autorisation de travail.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (et) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) ».
Il ressort de ses termes mêmes que la demande que M. B... a adressée au tribunal ne constitue pas un recours contentieux dirigé en raison de son illégalité contre la décision du 22 octobre 2025 que la préfète du Rhône lui a opposée mais ne constitue en réalité qu’un recours à caractère administratif destiné à l’autorité préfectorale elle-même afin que celle-ci revienne sur sa décision du 22 octobre 2025 au regard notamment des précisions que M. B... entend apporter quant à son activité professionnelle. Dans ces conditions et alors qu’il n’appartient pas au tribunal administratif de connaître d’une telle demande à caractère gracieux, qui lui a ainsi été adressée à tort, la requête doit être rejetée comme irrecevable par application des dispositions citées ci-dessus.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée pour information à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 19 janvier 2026.
Le président de la 3ème chambre,
A. Gille
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier