LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2602695

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2602695

lundi 2 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2602695
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation4ème chambre

Résumé IA

**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un récépissé de candidature pour une liste aux élections municipales de Vaulx-en-Velin en 2026, en raison d'une irrégularité dans le dossier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la décision de la préfète. Il estime que l'irrégularité (l'incapacité à justifier de la qualité d'électeur communal d'un colistier dans les délais) était de la responsabilité du requérant et justifiait légalement le refus d'enregistrement. **Textes appliqués** : L'article L. 265 du code électoral, qui fixe les conditions strictes de dépôt et d'enregistrement des listes de candidatures.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 27 février 2026, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision en date du 26 février 2026 par laquelle la préfète du Rhône aurait refusé de délivrer un récépissé de déclaration de candidature de la liste « Union des Vaudais indépendants » pour les élections municipales organisées à Vaulx-en-Velin le 15 et le 22 mars 2026 ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône d’enregistrer la liste dans un délai de 24 heures sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard.

Il soutient que :
la non-conformité relative à l’identité de M. C... D... est liée à une erreur commise par la mairie de Vaulx-en-Velin ; les autres pièces produites établissaient sans ambigüité l’identité de ce colistier ; l’administration ne peut opposer une irrégularité qu’elle a elle-même générée ;
le refus opposé porte une atteinte au droit constitutionnel garanti par l’article 3 de la Constitution.


Par un mémoire en défense enregistré le 2 mars 2026, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.


Elle soutient qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la Constitution ;
- le code électoral ;
- le code de justice administrative ;

Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Clément, président,
- les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique,
- et les observations de M. E... pour la préfète du Rhône qui indique que l’irrégularité relevée justifiait le rejet alors que la régularisation est intervenue postérieurement à la clôture des candidatures.

Considérant ce qui suit :

1. M. B... a déposé en préfecture la déclaration de candidature de la liste « Union des Vaudais indépendants » qu’il conduit pour l’élection des conseillers municipaux des 15 et 22 mars 2026 dans la commune de Vaulx-en-Velin. Par une décision du 26 février 2026, la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer le récépissé attestant de la déclaration de candidature de la liste pour le premier tour du scrutin. M. B... demande l’annulation de la décision de la préfète du Rhône du 26 février 2026.

2. Aux termes de l’article L. 265 du code électoral, applicable aux élections des conseillers municipaux des communes de plus de 1 000 habitants : « La déclaration de candidature résulte du dépôt à la préfecture ou à la sous-préfecture d'une liste répondant aux conditions fixées aux articles L. 260, L. 263, L. 264 et LO. 265-1. Il en est délivré récépissé. / Elle est faite collectivement pour chaque liste par la personne ayant la qualité de responsable de liste. A cet effet, chaque candidat établit un mandat signé de lui, confiant au responsable de liste le soin de faire ou de faire faire, par une personne déléguée par lui, toutes déclarations et démarches utiles à l'enregistrement de la liste, pour le premier et le second tours. La liste déposée indique expressément : / 1° Le titre de la liste présentée ; / 2° Les nom, prénoms, sexe, date et lieu de naissance, domicile et profession de chacun des candidats. / Le dépôt de la liste doit être assorti, pour le premier tour, de l'ensemble des mandats des candidats qui y figurent ainsi que des documents officiels qui justifient qu'ils satisfont aux conditions posées par les deux premiers alinéas de l'article L. 228 et de la copie d'un justificatif d'identité de chacun des candidats. / Pour chaque tour de scrutin, cette déclaration comporte la signature de chaque candidat, sauf le droit pour tout candidat de compléter la déclaration collective non signée de lui par une déclaration individuelle faite dans le même délai et portant sa signature. A la suite de sa signature, chaque candidat appose la mention manuscrite suivante : “ La présente signature marque mon consentement à me porter candidat à l'élection municipale sur la liste menée par (indication des nom et prénoms du candidat tête de liste). / Toutefois, les signatures et les mentions manuscrites de chaque candidat ne sont pas exigées pour la déclaration de candidature des listes qui ne procèdent à aucune modification de leur composition au second tour. / Pour le premier tour de scrutin dans les communes de 9 000 habitants et plus, sont également jointes les pièces de nature à prouver que le candidat a procédé à la déclaration d'un mandataire conformément aux articles L. 52-5 et L. 52-6 ou, s'il n'a pas procédé à cette déclaration, les pièces prévues au premier alinéa de ces mêmes articles. / Récépissé ne peut être délivré que si les conditions énumérées au présent article sont remplies et si les documents officiels visés au cinquième alinéa établissent que les candidats satisfont aux conditions d'éligibilité posées par les deux premiers alinéas de l'article L. 228. (…) ».

3. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de candidature de la liste présenté par M. B... présentait une incohérence s’agissant de l’inscription sur les listes électorales de la commune de M. C... D.... Ainsi le requérant n’a pas été en mesure de justifier de la qualité d’électeur de la commune de l’un des candidats présents sur la liste « Union des Vaudais Indépendants » avant l’expiration du délai imparti pour le dépôt de la liste. Alors qu’il appartenait à M. B... de s’assurer que les pièces produites à l’appui de la candidature de la liste qu’il mène permettait son enregistrement dans le délai requis, la préfète du Rhône, sur le fondement des dispositions législatives précitées, a pu légalement opposer le refus en litige.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de la requête doivent être rejetées et par voie de conséquence les conclusions à fin d’injonction.

D É C I D E :

Article 1 : La requête de M. A... B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la préfète du Rhône.


Délibéré après l'audience du 2 mars 2026, à laquelle siégeaient :

M. Clément, président,
Mme Viallet, première conseillère,
Mme Journoud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2026.


Le président,

M. Clément
L’assesseure la plus ancienne,

M-L. Viallet



Le greffier,




Y. Mesnard

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions