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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-1009181

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-1009181

lundi 14 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-1009181
TypeOrdonnance
Avocat requérantJOB

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une décision n° 0916177 en date du 21 décembre 2009, le tribunal a décidé qu'une astreinte était prononcée à l'encontre de l'Etat.

Par ordonnances n° 1009181 en date des 8 juillet 2010 et 30 novembre 2011, le tribunal a procédé à la liquidation de cette astreinte.

Vu les pièces produites par le préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, établissant le refus de relogement de M. A.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision désignant, Mme Seulin, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 778-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 778-8 du code de justice administrative : " Lorsque le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet constate, d'office ou sur la saisine du requérant, que l'injonction prononcée n'a pas été exécutée, il procède à la liquidation de cette astreinte en faveur du fonds prévu à l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. / Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur les modalités de l'exécution de l'injonction prononcée. / Il liquide l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l'espèce, modérer le montant dû par l'Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte ".

2. Par un jugement en date du 21 décembre 2009, le tribunal a prononcé une astreinte de 230 euros par mois à l'encontre de l'Etat, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, si le préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, ne justifiait pas avoir, passé la date du 1er février 2010, exécuté l'injonction qui lui était faite par cette décision d'assurer le relogement de M. A. Le tribunal a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte pour la période du 1er février 2009 jusqu'au 30 novembre 2011 inclus. Il résulte de l'instruction que le bailleur social RIVP a, le 23 janvier 2015, proposé à M. A de déposer sa candidature pour l'obtention d'un logement de type T 2, d'une surface de 30 m2 pour un loyer de 447 euros, charges comprises. Si le préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, fait valoir que M. A n'a pas fourni les documents necessaires à l'instruction de la proposition de logement qui lui a été faite, il ressort cependant d'un courrier du 13 décembre 2015 que M. A atteste les avoir déposer et que le département de Paris a reconnu le classement par erreur de son dossier par un un courrier du 20 octobre 2015[CA1]. Par suite, le préfet de la région d'Ile-de-Frtance, préfet de Paris ne pouvait pas considérer que Mme C avait refusé une proposition de logement adaptée à ses besoins et capacités. Il n'y a pas lieu, dès lors, de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu à titre définitif de procéder à la liquidation de l'astreinte.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la ministre du logement et de la rénovation urbaine.

Copie en sera adressée pour exécution au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et du département de Paris et au ministère public près la Cour des Comptes.

Fait à Paris, le 14 octobre 2024.

La magistrate désignée,

A. Seulin

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

[CA1]p. 57 du dossier/4

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