lundi 25 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-1820916 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | CABINET BILLEBEAU, MARINACCE (SCP) |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 13 mars 2019, le juge des référés a ordonné une expertise à la demande de la Ville de Paris et l'a confiée à M. G D.
Par une ordonnance du 16 mai 2019, le juge des référés a étendu la mission d'expertise.
Par une ordonnance du 21 novembre 2019, le juge des référés a étendu la mission d'expertise.
Par une ordonnance du 18 février 2020, le juge des référés a étendu la mission d'expertise.
Par une ordonnance du 8 octobre 2020, le juge des référés a étendu la mission d'expertise à de nouveaux désordres.
Par une ordonnance du 16 juin 2022, le juge des référés a étendu la mission d'expertise à de nouvelles parties.
Par un courrier, enregistré le 17 novembre 2023, M. D, expert, sollicite l'extension de l'expertise à la société Oteis, la société Sagena devenue SMA SA, la société MK, la société QBE, la société la Provenciale, la société Agencement général du bâtiment, la société Batiserf ingénierie, M. E F, M. A C, la société Cossec, et la socété Projexia.
Il soutient que leur présence à l'expertise est utile dès lors que la société Oteis est la nouvelle dénomination de la société Grontmij-Becet qui est le bureau d'études d'exécution en charge de l'analyse critique des documents fournis par la cellule de synthèse et la maîtrise d'œuvre, la société Sagena devenue SMA SA en qualité d'assureur de la société Ginger ingénierie, la société MK qui a réalisé les travaux d'étanchéité, la société QBE assureur de la société MK, la société la Provenciale qui a réalisé les voiles par passes alternées et posé les joints waterstop et qui est sous-traitante de la société CMC entreprise générale, la société Agencement général du bâtiment titulaire du macro lot n° 4, la société Batiserf ingénierie qui est le bureau d'études techniques structures, M. E F qui est le bureau d'études techniques fluides, M. A C économiste et membre du groupement de maîtrise d'œuvre, la société Cossec qui est le coordonnateur sécurité et protection de la santé, et la société Projexia qui est OPC (ordonnancement, pilotage et coordination).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Paris a désigné Mme Dhiver, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties, formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait utile à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. "
2. Par une ordonnance du 13 mars 2019, le juge des référés a, sur la demande de la Ville de Paris, représenté par le préfet de police, ordonné une expertise en vue de faire constater les désordres qui affectent le centre de secours de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris à Livry-Gargan et qui concernent des infiltrations d'eau dans le gymnase, d'en rechercher les causes, de déterminer la nature et le coût des travaux nécessaires pour y remédier.
3. L'expert sollicite du juge des référés l'appel à la cause de la société Oteis nouvelle dénomination de la société Grontmij-Becet, de la société Sagena devenue SMA SA assureur de Oteis, de la société MK qui a réalisé les travaux d'étanchéité, de la société QBE assureur de la société MK, de la société la Provenciale qui a réalisé les voiles par nasses et posé les joints water stop, de la société Agencement général du bâtiment titulaire du lot cvc/plomberie, de la société Batiserf ingénierie bureau d'études techniques structure, de M. E F bureau d'études techniques fluides, de M. B C économiste, de la société Cossec coordonnateur sécurité et protection de la santé, et de la société Proxejia qui a la mission d'ordonnancement, pilotage et coordination.
4. Il résulte de l'instruction que l'extension de la mission sollicitée par M. D, expert, entre dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Dès lors, il y a lieu d'y faire droit et d'étendre la mission de l'expert ainsi qu'il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : L'expertise prescrite par l'ordonnance n° 1820916/11-3 du 13 mars 2019 sera menée au contradictoire de la société Oteis, la SMA SA, de la société MK, de la société QBE, de la société la Provenciale, de la société Agencement général du bâtiment, de la société Batiserf ingénierie, de M. E F, de M. B C, de la société Cossec, et de la société Proxejia.
Article 2 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal au plus tard le 1er juillet 2024 par le biais de la plateforme prévue à cette effet, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 3 : L'expert notifiera les copies de son rapport aux parties intéressées telles que précisées à l'article 4 de la présente ordonnance, dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer par voie électronique dans les conditions prévues à l'article R. 621-7-3 du même code.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la Ville de Paris, à la société Chantiers modernes constructions, à la société Ivebat, à la société Cibetanche, à la compagnie Allianz Iard, à la société Alu design construction civile, à la société Alkimia, à la société MMA Iard, à la société ERT construction, à la société QBE insurance limited, à la société Grontmij Becet, à la société ECPI, à la société Apave, à la compagnie MMA Iard assurances mutuelles, à la société Axa France Iard, à la Mutuelle des architectes français (MAF), à la société Oteis, à la SMA SA, à la société MK, à la société QBE, à la société la Provenciale, à la société Agencement général du bâtiment, à la société Batiserf ingénierie, à M. E F, à M. B C, à la société Cossec, à la société Proxejia et à M. G D, expert.
Fait à Paris, le 25 mars 2024
La juge des référés,
M. Dhiver
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./11-3