LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-1905483

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-1905483

mardi 6 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-1905483
TypeDécision
PublicationC
Formation3e Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET BOULLOCHE (SCP)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés respectivement le 21 mars 2019, le 9 octobre 2020 et le 18 janvier 2024, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, la commune d'Antony, représentée par la SAS Boulloche, Colin et Stoclet et associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'avis de sommes à payer n° 2018-50-230 du 9 janvier 2019 émis par le Syndicat Mixte Autolib' Vélib' Métropole (SMAVM) pour avoir paiement de la créance de 14 702,60 euros correspondant au complément de la contribution des collectivités membres au SMAVM pour 2018 ;

2°) de mettre à la charge du SMAVM une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- l'avis des sommes à payer est illégal dès lors qu'il est fondé sur la délibération n° 2018-31 du 14 décembre 2018 du SMAVM portant modification du montant des contributions 2018 au Syndicat, elle-même fondée sur la délibération du SMAVM n° 2018-18 du 21 juin 2018 portant constat de la résiliation de la convention de délégation de service public conclue le 25 février 2011 entre le SMAVM et la SAS Autolib', dont l'article 63 est illicite ;

- il méconnaît le principe d'exclusivité ;

- il méconnaît l'article L. 2224-2 du code général des collectivités territoriales ;

- il institue sous forme de libéralité illégale une contribution complémentaire à la charge des communes membres du fait de la résiliation de la concession.

Par des mémoires en défense, enregistrés respectivement le 1er juillet 2020, le 29 mai 2021 et le 22 novembre 2023, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, le SMAVM conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la commune d'Antony au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;

- les moyens soulevés par la commune d'Antony ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Merino,

- les conclusions de Mme Noémie Beugelmans-Lagane, rapporteure publique,

- et les observations de Me Boulloche, représentant la commune d'Antony, et de

Me Amblard, représentant le SMAVM.

Une note en délibéré présentée pour le SMAVM a été enregistrée le 25 janvier 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par une convention de délégation de service public signée le 25 février 2011, le syndicat mixte Autolib' et Vélib' Métropole (SMAVM), dont la commune d'Antony est membre, a confié à la société Autolib' la mise en place, la gestion et l'entretien d'un service d'automobiles électriques en libre-service et d'une infrastructure de recharge de véhicules électriques, pour une durée de 12 ans. La société Autolib', par un courrier du 25 mai 2018, a notifié au SMAVM l'absence d'intérêt économique de la concession et a demandé le versement de la compensation financière qu'elle estime lui être due, sur le fondement de l'article 63.2.2 de la convention précitée, à hauteur de 233,7 millions d'euros. Le SMAVM, par une délibération n° 2018-18 du 21 juin 2018, a pris acte de la résiliation pour absence d'intérêt économique de la convention de délégation de service public puis, par une délibération n° 2018-31 du 14 décembre 2018, a modifié les montants de contribution des collectivités membres au syndicat Autolib' pour l'année 2018 au motif que : " Les conséquences de la résiliation de la DSP au 25 juin 2018 engendrent des modifications importantes vis-à-vis de l'équilibre du budget 2018, avec une baisse des recettes et une hausse des dépenses de fonctionnement ". Dès lors, et afin de maintenir l'équilibre budgétaire, il a décidé que le montant de la contribution 2018 devait être fixé pour l'ensemble des membres adhérents à la compétence Autolib' du syndicat à 3 775,65 euros par station ouverte au 25 juin 2018 au titre de la contribution au budget principal du syndicat. Par la présente requête, la commune d'Antony demande l'annulation de l'avis des sommes à payer n° 2018-50-230, d'un montant de 14 702,60 euros, émis à son encontre le 9 janvier 2019 par le SMAVM en exécution de la délibération n° 2018-31 du

14 décembre 2018.

Sur la fin de non-recevoir :

2. D'une part, aux termes des dispositions de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Cette notification doit, s'agissant des voies de recours, mentionner, le cas échéant, l'existence d'un recours administratif préalable obligatoire ainsi que l'autorité devant laquelle il doit être porté ou, dans l'hypothèse d'un recours contentieux direct, indiquer si celui-ci doit être formé auprès de la juridiction administrative de droit commun ou devant une juridiction spécialisée et, dans ce dernier cas, préciser laquelle.

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 1° () L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite () ". Ces dispositions n'ont ni pour objet ni pour effet d'écarter la règle générale selon laquelle les délais de recours ne peuvent courir en l'absence de mention des voies et délais de recours dans la notification de la décision.

4. Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire du 9 janvier 2019 attaqué portait l'indication " () vous pouvez contester la somme mentionnée en saisissant directement le tribunal judiciaire ou le tribunal administratif compétent selon la nature de la créance. A titre d'exemple : restauration scolaire, petite enfance, haltes garderies : tribunal administratif - Loyers : tribunal d'instance () ". Cette seule mention, qui ne précisait pas quelle était la juridiction compétente, n'a pu faire courir les délais de recours. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le SMAVM doit être écartée.

Sur les conclusions afin d'annulation :

Les principes applicables :

5. D'une part, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte réglementaire, une telle exception peut être formée à toute époque, même après l'expiration du délai du recours contentieux contre cet acte. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est, en revanche, recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.

6. D'autre part, le cocontractant lié à une personne publique par un contrat administratif est tenu d'en assurer l'exécution, sauf en cas de force majeure, et ne peut notamment pas se prévaloir des manquements ou défaillances de l'administration pour se soustraire à ses propres obligations contractuelles ou prendre l'initiative de résilier unilatéralement le contrat. Il est toutefois loisible aux parties de prévoir dans un contrat qui n'a pas pour objet l'exécution même du service public les conditions auxquelles le cocontractant de la personne publique peut résilier le contrat en cas de méconnaissance par cette dernière de ses obligations contractuelles. Cependant, le cocontractant ne peut procéder à la résiliation sans avoir mis à même, au préalable, la personne publique de s'opposer à la rupture des relations contractuelles pour un motif d'intérêt général, tiré notamment des exigences du service public. Lorsqu'un motif d'intérêt général lui est opposé, le cocontractant doit poursuivre l'exécution du contrat. Un manquement de sa part à cette obligation est de nature à entraîner la résiliation du contrat à ses torts exclusifs. Il est toutefois loisible au cocontractant de contester devant le juge le motif d'intérêt général qui lui est opposé afin d'obtenir la résiliation du contrat.

Analyse :

7. D'une part, la délibération du comité syndical du SMAVM n° 2018-31 du 14 décembre 2018 portant " modification des montants des contributions 2018 au Syndicat " est motivée en ces termes : " L'exécution du budget principal 2018 Autolib' se déroule dans un contexte particulier. Le Syndicat a par délibération n° 2018-18 en date du 21 juin 2018 acté la résiliation de la délégation de service public (DSP) Autolib'. Afin de régler l'année 2018 un protocole n°1 a été adopté par délibération n° 2018-22 le 11 juillet 2018. Les conséquences de la résiliation de la DSP () engendrent des modifications importantes vis-à-vis de l'équilibre du budget 2018 (). Afin de maintenir l'équilibre de la section de fonctionnement, il est proposé aux membres du Syndicat, une contribution supplémentaire à celle votée à l'occasion du vote du budget primitif 2018 () ". Aux termes de cette délibération budgétaire à caractère non réglementaire, qui met à la charge des membres du syndicat un supplément de contribution au budget principal Autolib' pour 2018 dont il n'est pas établi qu'il servirait à couvrir des dépenses supplémentaires sans rapport avec celles résultant de la résiliation de la délégation de service public, le montant de cette contribution a été fixé pour chacune des collectivités membres à 3 775,65 euros par station ouverte au 25 juin 2018. Ainsi, l'avis des sommes à payer en litige qui a pour objet un " complément contribution 108 selon article 1 de la délibération n°208-31 du 14 décembre 2018 " est la conséquence inéluctable de cette délibération, ces deux actes formant ensemble une opération complexe.

8. D'autre part, la délibération du 14 décembre 2018 vise la délibération du comité syndical n° 2018-18 du 21 juin 2018 constatant la résiliation, au 25 juin 2018 de la convention de délégation de service public conclue entre le SMAVM et la société Autolib' le 25 février 2011, en exécution de son article 63.3, dont elle n'est pas détachable.

9. Or, aux termes de l'article 63 du contrat de concession, ce dernier peut être résilié pour absence d'intérêt économique. L'article 63.1 du contrat stipule que " Si malgré tous les efforts du concessionnaire qui assure le Service Public Autolib' conformément aux dispositions de la convention, et en l'absence de manquement grave de ce dernier, les comptes du concessionnaire font apparaître, en raison notamment de l'aléa commercial, des pertes d'une ampleur exceptionnelle sans que le Plan d'Affaire Actualisé ne prévoit de perspective d'amélioration, la concession sera considérée comme ne présentant pas d'intérêt économique ". L'article 63.2.1 stipule : " Les Parties conviennent que la Concession ne présente pas d'intérêt économique lorsque le Plan d'Affaires Actualisé ne permet pas de constater le retour à un montant de pertes inférieur à SOIXANTE (60) millions d'euros au terme de la Concession ". L'article 63.2.2 intitulé " Notification d'un défaut d'intérêt économique ", stipule que : " Le Concessionnaire notifiera cette situation au Concédant. Ce dernier s'engage alors à procéder, dans un délai de trois (3) mois à compter de ladite notification, au versement d'une compensation financière correspondant à la différence entre le résultat net cumulé négatif jusqu'au terme de la Concession tel que prévu dans le Plan d'Affaires Actualisé et le montant de SOIXANTE (60) millions d'euros de pertes, le solde de cette différence étant divisé par le nombre d'année de la Concession restant à courir et versé chaque année au Concessionnaire par le Concédant ". L'article 63.3 stipule que : " Si le Concédant ne souhaite pas verser les compensations spécifiées à l'article 63.2.2, et après un délai d'un mois à compter de la réception par le Concédant de la notification prévue à l'article 63.2.2 faite par le Concessionnaire ou, le cas échéant, de l'avis du Comité de Conciliation prévu à l'article 63.2.5, les Parties conviennent que la Concession sera résiliée à cette date, et le régime d'indemnisation de l'article 61 s'appliquera ".

10. Ainsi, l'article 63 du contrat de concession prévoit une résiliation de ce dernier au profit de la société Autolib' en raison de l'inexécution par le SMAVM de son engagement contractuel stipulé à l'article 63.2.2 de procéder au versement d'une compensation financière passé le délai de trois mois suivant la notification par la société Autolib' de l'absence d'intérêt économique du contrat, correspondant à la différence entre le résultat net cumulé négatif jusqu'au terme de la Concession tel que prévu dans le Plan d'Affaires Actualisé et le montant de 60 millions d'euros de pertes qu'Autolib' s'est engagée contractuellement à supporter. Or, dès lors que le contrat a pour objet l'exécution même d'un service public, cette clause de résiliation du contrat pour défaut d'intérêt économique, au profit de la société Autolib', est entachée de nullité.

11. Il suit de là que la délibération du comité syndical du 21 juin 2018 qui constate la résiliation de la convention de délégation de service public en exécution de l'article 63.3, qui est entaché de nullité est, par voie de conséquence, elle-même entachée d'illégalité et doit être écartée dans son application. Dès lors, la délibération n° 2018-31 du 14 décembre 2018 dont procède l'avis des sommes à payer en litige est dépourvue de base légale et la commune d'Antony et fondée à exciper de son illégalité par la voie de l'exception à l'appui de la contestation de l'avis des sommes à payer en litige.

12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que l'avis des sommes à payer n° 2018-50-230 du 9 janvier 2019 d'un montant de 14 702,60 euros émis par le SMAVM à l'encontre de la commune d'Antony doit être annulé sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête.

Sur les frais liés à l'instance :

13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge du SMAVM la somme de 1 500 euros que la commune d'Antony réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

14. En revanche, les dispositions précitées font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Antony la somme que le SMAVM réclame au titre des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : L'avis des sommes à payer n° 2018-50-230 du 9 janvier 2019 d'un montant de 14 702,60 euros émis par le SMAVM à l'encontre de la commune d'Antony est annulé.

Article 2 : Le SMAVM versera à la commune d'Antony la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions du SMAVM présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié la commune d'Antony et au Syndicat Mixte Autolib' Vélib Métropole.

Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Gracia, président,

Mme Merino, première conseiller,

Mme Renvoise, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.

La rapporteure,

M. MERINO

Le président,

J-Ch. GRACIA La greffière,

C. YAHIAOUI

La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/3-3

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535565

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en fondant son refus sur la condamnation de l'intéressée pour des faits relevant des articles 222-34 à 222-40 du code pénal. Il a également estimé que les circonstances invoquées (emploi stable, sursis) étaient sans incidence sur la légalité de la décision et n'ont pas constaté de méconnaissance de l'article 8 de la CEDH.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534617

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante brésilienne. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à une appréciation individuelle et concrète de la situation de l'intéressée, notamment au regard de son état de santé et de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411323

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas procédé à l'examen de la situation personnelle du requérant au regard de son pouvoir discrétionnaire de régularisation exceptionnelle. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit le séjour des ressortissants algériens sans interdire une telle régularisation.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428408

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement d'une carte de séjour "talent" à une artiste-interprète. La juridiction a relevé d'office que le refus, fondé sur un seuil de ressources fixé par un arrêté ministériel (annexe 10 du CESEDA), était entaché d'incompétence, car ce seuil relève d'un décret en Conseil d'État selon l'article L. 421-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de reconsidérer la demande dans un délai de quatre mois.

26/03/2026

← Retour aux décisions