LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2005331

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2005331

mardi 30 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2005331
TypeDécision
PublicationC
Formation3e Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET WILLKIE, FARR ET GALLAGHER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 mars 2020 et un mémoire du 11 avril 2022, la société Autoroutes du Sud de la France (ASF), représentée par Me Laloum (Cabinet Willkie Farr et Gallagher), demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet opposée par l'État à la demande du 5 novembre 2019 tendant à l'indemnisation des préjudices subis lors du mouvement des gilets jaunes sur le réseau autoroutier qui lui est concédé ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme totale de 37 883 240 euros, en réparation globale de son préjudice subi outre intérêts de droit commun à compter du 5 novembre 2019, date de sa demande indemnitaire préalable ;

3°) de mettre à la charge A la somme de 5000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le tribunal administratif de Paris est compétent territorialement pour connaître de l'ensemble des conclusions de la requête dans la mesure où, les demandes sont connexes, en application de l'article R. 342-1 du code de justice administrative ;

- à titre principal, la responsabilité contractuelle sans faute A est engagée sur le fondement de la théorie dite du fait du prince ; l'abstention de l'autorité publique contractante dans l'exercice de ses pouvoirs de police administrative, ainsi que l'insuffisance des mesures générales prises, sont de nature à engager la responsabilité contractuelle sans faute A ;

- à titre subsidiaire, la responsabilité sans faute A est engagée sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure ;

- elle a droit à la réparation des préjudices qu'elle a subis ; les préjudices totaux subis par ASF en 2018 en lien avec les manifestations des gilets jaunes représentent, sous réserve de consolidation, un montant de 89 144 020 euros, à savoir 62 389 571 euros de pertes de recettes et 26 754 449 euros de dommages matériels ; les préjudices pour 2019 s'élèvent à 6 057 477 euros, à savoir 4 309 256 euros de pertes de recettes et 1 748 221 euros de préjudices matériels ; toutefois, en proratisant l'indemnité globale d'assurance perçue par Vinci Autoroutes à hauteur de la part de préjudice alors imputée au réseau ASF, il en résulte qu'ASF a été indemnisée pour 2018 à hauteur de 56 854 322 euros ; en outre, ASF a également été indemnisée, au titre d'une police d'assurance différente concernant le matériel roulant souscrite auprès de SMA, et pour un préjudice estimé alors à 1 300 000 euros, à hauteur de 463 935 euros ; il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner l'État à lui verser la somme de 37 883 240 euros ;

- la circonstance que ses recettes de péage auraient augmenté en 2018 par rapport à l'année précédente, exclusivement imputable aux hausses des tarifs de péage puisque le trafic a légèrement diminué, ou qu'ASF a néanmoins pu dégager des bénéfices en 2018 est indifférente quant à l'existence des préjudices de pertes de recette d'ASF.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2021, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires :

1°) à titre principal, conclut au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, dans l'éventualité où la responsabilité A serait engagée, conclut à ce qu'une expertise soit ordonnée afin de procéder à l'évaluation du préjudice subi par la société requérante ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, dans l'éventualité où la responsabilité A serait engagée, conclut à ce que l'indemnisation susceptible d'être allouée à la société ASF soit cantonnée à de plus juste proportions.

Il soutient que :

- il y a lieu de prononcer sa mise hors de cause s'agissant des conclusions indemnitaires présentées au titre de la responsabilité A du fait d'attroupements ou de rassemblements ;

- le tribunal administratif de Paris n'est pas compétent pour statuer sur les conclusions indemnitaires présentées au titre de la responsabilité A du fait d'attroupements ou de rassemblements ;

- les conditions de l'engagement de la responsabilité sans faute A en raison du fait du prince ne sont pas remplies ;

- le préjudice matériel n'est pas établi en l'absence de justification de la prise en compte de la vétusté initiale des équipements ;

- le préjudice relatif aux moyens externes déployés n'est pas établi ;

- le préjudice tenant aux pertes de recettes de péage n'est pas établi.

Par une lettre du 22 février 2023, le tribunal a demandé à la société ASF de régulariser sa requête par la présentation de requêtes distinctes, s'agissant des conclusions indemnitaires dirigées contre l'Etat, sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure au titre des dommages subis lors des manifestations et attroupements, qui ne présentent pas un lien suffisant avec les conclusions tendant à la condamnation A concédant, pris en la personne du ministre de la transition écologique, sur le fondement de la responsabilité contractuelle.

La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et aux préfets de l'Aude, des Pyrénées Atlantiques, du Rhône, de la Charente Maritime, de la Corrèze, de la Drôme, du Gard, de la Haute-Garonne, de la Gironde, de l'Hérault, de l'Isère, des Landes, des Deux-Sèvres, de la Loire, de la Loire Atlantique, du Lot, du Lot et Garonne, de Maine et Loire, du Puy de Dôme, des Hautes Pyrénées, du Tarn et Garonne, du Vaucluse, de la Vendée, qui n'ont pas produit d'observations.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2024, le préfet de la Vienne conclut à l'incompétence territoriale du tribunal administratif de Paris, au renvoi de la requête devant le tribunal administratif de Poitiers et à son rejet.

Il soutient que le tribunal administratif de Paris n'est pas compétent pour statuer sur des conclusions se rapportant aux désordres résultant de rassemblements et attroupements sur les routes situées hors du territoire de la commune de Paris. Il soutient également que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut à l'incompétence territoriale du tribunal administratif de Paris, au renvoi de la requête devant le tribunal administratif de Marseille et à son rejet.

Il soutient que le tribunal administratif de Paris n'est pas compétent pour statuer sur des conclusions se rapportant aux désordres résultant de rassemblements et attroupements sur les routes situées hors du territoire de la commune de Paris.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2024, le préfet des Pyrénées-Orientales, représenté par Me Joubes, conclut à l'irrecevabilité de la requête, à l'incompétence territoriale du tribunal administratif de Paris, au renvoi de la requête devant le tribunal administratif de Montpellier, demande de condamner la société ASF au paiement de la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du Code de Justice Administrative.

Il soutient que le tribunal administratif de Paris n'est pas compétent pour statuer sur des conclusions se rapportant aux désordres résultant de rassemblements et attroupements sur les routes situées hors du territoire de la commune de Paris. De plus, il fait valoir que la requête est irrecevable faute de demande indemnitaire préalable et que la responsabilité A n'est pas engagée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2024, le préfet de la Sarthe conclut à l'irrecevabilité de la requête, à l'incompétence territoriale du tribunal administratif de Paris, au renvoi de la requête devant le tribunal administratif de Nantes et à son rejet.

Il soutient que le tribunal administratif de Paris n'est pas compétent pour statuer sur des conclusions se rapportant aux désordres résultant de rassemblements et attroupements sur les routes situées hors du territoire de la commune de Paris. Il soutient également que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Le préfet de l'Ariège a produit un mémoire en défense le 8 avril 2024 qui n'a pas été communiqué.

Vu :

- les requêtes n°2329255, 2329259, 2329261, 2329268, 2329270, 2329272, 2329273, 2329276, 2329277, 2329282, 2329289, 2329292, 2329296, 2329298, 2329299, 2329308, 2329323, 2329326, 2329327, 2329388, 2329389, 2329390, 2329394, 2329404, 2329416, 2329419, 2329420, 2329422 de la société ASF.

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Renvoise,

- les conclusions de Mme Beugelmans-Lagane, rapporteure publique,

- les observations de Me Chanel, avocat de la société ASF.

Considérant ce qui suit :

1. La société des Autoroutes du Sud de la France (la société ASF) est concessionnaire A pour la construction, l'entretien et l'exploitation d'un réseau d'autoroutes de 2724 kilomètres environ. Elle a présenté une demande indemnitaire préalable au ministre chargé des transports le 5 novembre 2019 aux fins d'obtenir réparation des dommages qu'elle a subis, entre 2018 et 2019, dans le cadre du mouvement social dit des " gilets jaunes ". Par la présente requête, la société ASF demande la condamnation A à lui verser la somme de 37 883 240 euros.

Sur l'étendue du litige :

2. La société ASF a demandé, par une seule requête, la réparation des dommages qu'elle estime avoir subis du fait des dégradations et des occupations commises sur le réseau d'autoroutes concédé à l'occasion du mouvement dit des " gilets jaunes " sur le fondement, à titre principal, de la responsabilité contractuelle sans faute dite du fait du prince A concédant et, à titre subsidiaire, de la responsabilité sans faute A du fait d'attroupements ou de rassemblements au sens des dispositions de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. D'une part, ces conclusions soulèvent des questions de responsabilité de nature différente. D'autre part, elles mettent en cause plusieurs autorités publiques agissant en vertu de compétences différentes -l'Etat étant pris en la personne du ministre de la transition écologique dans le cadre de la responsabilité contractuelle tandis qu'il est pris en la personne des différents préfets de département dans le cadre des responsabilités extracontractuelles invoquées- qui doivent être mises à même de présenter des observations sur les évènements et les questions de droit qui les concernent. Enfin, les évènements invoqués, qui doivent être précisément localisés et faire l'objet d'une appréciation concrète dans le cadre de l'application des dispositions de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, se sont produits à des dates différentes, dans plusieurs départements différents et ont donné lieu à des dommages d'ampleur différente. Dans ces conditions, la circonstance que les dommages invoqués ont tous été occasionnés dans le cadre d'un mouvement social d'envergure nationale ne suffit pas à caractériser un lien suffisant de nature à rendre les conclusions recevables dans leur totalité. De même, la circonstance que la société requérante a entendu hiérarchiser l'invocation des différents fondements de responsabilité compte tenu de sa qualité de co-contractante A n'est pas non plus de nature à caractériser un lien suffisant entre ses différentes conclusions. Par suite, dans les circonstances particulières de l'espèce, ces conclusions ne présentent pas entre elles un lien suffisant de nature à permettre qu'elles fassent l'objet d'une requête unique, présentée de surcroît devant le seul tribunal administratif de Paris.

3. La société ASF, invitée par le tribunal à régulariser sa requête par la présentation de requêtes distinctes, a donné suite à cette invitation, par l'introduction des 28 nouvelles requêtes visées ci-dessus. Par conséquent, les conclusions indemnitaires fondées sur la responsabilité sans faute A au titre des dispositions de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, qui font l'objet des requêtes distinctes régularisées, sont sans objet. Il est donc uniquement statué, par le présent jugement, sur les conclusions tendant à la condamnation A concédant sur le fondement de la responsabilité contractuelle sans faute.

Sur la responsabilité sans faute contractuelle A au titre du " fait du prince " :

4. La société ASF soutient que les agissements des autorités de police, qui n'ont pas été en mesure de mettre fin aux occupations des barrières de péage et aux dégradations causées par les manifestants, constituent un fait du prince de nature à engager la responsabilité contractuelle sans faute à son égard. Elle soutient que ces agissements lui ont causé d'importants préjudices relatifs aux dégradations commises sur le réseau, aux frais de mobilisation de son personnel, aux frais de procédure, aux pertes de recettes de péage et à un manque à gagner de recettes de péage, le trafic constaté étant largement inférieur, du fait des manifestations, au trafic escompté.

5. Toutefois, il résulte de l'instruction que les actions et les carences des autorités de police invoquées en lien avec les différentes manifestations qui se sont succédées sur certains tronçons d'autoroutes concernent une période de seulement quelques semaines. En outre, il ne résulte pas de l'instruction qu'au cours de cette période relativement courte, l'ensemble du réseau concédé aurait été affecté, de façon simultanée. A cet égard, s'il n'est pas contesté que les évènements recensés par la société ASF ont, de façon globale à l'issue du mouvement social, concerné une très grande partie du réseau concédé, ils n'ont pas pour autant rendu impossible, au cours de cette même période, l'exploitation de l'ensemble du réseau, les différentes manifestations n'ayant pas eu lieu, à chaque date, de façon simultanée sur l'ensemble des sites. Ainsi, il résulte de l'instruction qu'en dépit des manifestations les plus importantes des mois de novembre et décembre 2018, la société ASF a enregistré, au cours de l'année 2018, une augmentation des recettes de péage de 1,4 % par rapport à l'année antérieure. Il résulte en particulier du rapport de l'année 2018 de l'ART " synthèse des comptes des concessions autoroutières-exercice 2018 " invoqué par le ministre que si la société fait valoir que l'augmentation de ses recettes de péage en 2018 par rapport à l'année précédente, serait exclusivement imputable aux hausses des tarifs de péage puisque le trafic a légèrement diminué de 0,5%, elle a néanmoins enregistré des recettes de péage de l'ordre de 3 302 millions d'euros en dépit du mouvement social en cause. De même, il résulte de l'instruction que la société n'a subi, au cours de ce même exercice budgétaire, aucune perte d'exploitation significative ni même aucune perte financière en lien avec le mouvement social dit " des gilets jaunes ", son résultat net de 1 126 millions ayant notamment augmenté de 30 % par rapport à celui de l'année 2017. Concernant l'année 2019, selon le rapport de l'ART " synthèse des comptes des concessions autoroutières-exercice 2019 ", la société ASF a vu son chiffre d'affaires augmenter de 5,1 %, son résultat net de 15% et le trafic de 3,3%. Dans ces conditions, il ne résulte pas de l'instruction que les actions et les carences des autorités de police visées par la société requérante, à les supposer, au demeurant, imprévisibles au moment de la conclusion du contrat de concession ou de son dernier avenant, auraient modifié un élément essentiel du contrat ou apporté aux conditions d'exploitation de la concession des modifications telles qu'elles seraient de nature à ouvrir un droit à indemnité à la société sur le fondement de la responsabilité contractuelle sans faute, quand bien même la société a également subi un manque à gagner de recettes de péage au cours de la période en cause. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées sur le fondement de la responsabilité contractuelle sans faute A dite du fait du prince ne peuvent qu'être rejetées.

6. Il résulte de ce qui précède que la société ASF n'est pas fondée à demander la condamnation A à lui verser la somme totale de 37 883 240 euros, assortie des intérêts au taux légal. Ses conclusions indemnitaires doivent par suite être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions relatives aux frais d'instance doivent également être rejetées.

7. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions relatives aux frais d'instance présentées par le préfet des Pyrénées-Orientales doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société ASF est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du préfet des Pyrénées-Orientales sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Autoroutes du Sud de la France, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, aux préfets de l'Ariège, de l'Aude, des Bouches du Rhône, des Pyrénées Atlantiques, du Rhône, de la Charente Maritime, de la Corrèze, de la Drôme, du Gard, de la Haute-Garonne, de la Gironde, de l'Hérault, de l'Isère, des Landes, des Deux-Sèvres, de la Loire, de la Loire Atlantique, du Lot, du Lot et Garonne, de Maine et Loire, du Puy de Dôme, des Hautes Pyrénées, des Pyrénées orientales, de la Sarthe, de Tarn et Garonne, du Vaucluse, de la Vendée, de la Vienne.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Gracia, président,

- Mme Merino, première conseillère

- Mme Renvoise, première conseillère.

.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.

La rapporteure,

T. RENVOISE

Le président,

J-Ch. GRACIA

La greffière,

C. YAHIAOUI

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535565

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en fondant son refus sur la condamnation de l'intéressée pour des faits relevant des articles 222-34 à 222-40 du code pénal. Il a également estimé que les circonstances invoquées (emploi stable, sursis) étaient sans incidence sur la légalité de la décision et n'ont pas constaté de méconnaissance de l'article 8 de la CEDH.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534617

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante brésilienne. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à une appréciation individuelle et concrète de la situation de l'intéressée, notamment au regard de son état de santé et de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411323

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas procédé à l'examen de la situation personnelle du requérant au regard de son pouvoir discrétionnaire de régularisation exceptionnelle. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit le séjour des ressortissants algériens sans interdire une telle régularisation.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428408

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement d'une carte de séjour "talent" à une artiste-interprète. La juridiction a relevé d'office que le refus, fondé sur un seuil de ressources fixé par un arrêté ministériel (annexe 10 du CESEDA), était entaché d'incompétence, car ce seuil relève d'un décret en Conseil d'État selon l'article L. 421-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de reconsidérer la demande dans un délai de quatre mois.

26/03/2026

← Retour aux décisions