mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2101844 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CERVERA-KHELIFI |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant dire-droit du 27 juin 2023, le tribunal administratif de Paris a ordonné une expertise médicale, au contradictoire de M. C A B, de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) et de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Paris aux fins de statuer sur les éventuelles fautes commises par l'AP-HP au cours et au décours de la prise en charge de M. A B le 14 juin 2016 à l'hôpital Saint-Louis pour une chirurgie d'ablation de quatre implants mammaires.
Le rapport d'expertise a été déposé le 25 novembre 2023.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 15 janvier 2024, M. A B, représenté par Me Cervera-Khelifi, demande au tribunal :
1°) de condamner l'AP-HP à lui verser, en réparation de ses différents préjudices résultant des fautes commises par l'hôpital Saint-Louis, la somme globale de 15 295,50 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 décembre 2019, répartie ainsi :
- dépenses de santé actuelles : 5 985,50 euros ;
- déficit fonctionnel temporaire : 810 euros ;
- souffrances endurées temporaires : 5 000 euros ;
- préjudice esthétique temporaire : 3 500 euros ;
2°) de condamner l'AP-HP à lui verser la somme de 1 800 euros à titre de remboursement de la provision pour expertise ;
3°) de condamner l'AP-HP à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'opération d'ablation de ses quatre prothèses mammaires réalisée le 14 juin 2016 à l'hôpital Saint-Louis était une opération de soins et non de chirurgie esthétique qui ne devait pas lui être facturée ;
- le délai de quinze jours minimum entre la remise du devis détaillé et le règlement de l'opération prévu par l'article D. 6322-30 du code de la santé publique n'a pas été respecté ;
- le chirurgien plasticien a commis des fautes consistant, d'une part, à avoir oublié au cours de l'opération du 14 juin 2016 de lui retirer une de ses prothèses du côté gauche et, d'autre part, à avoir programmé une opération de reprise du côté opposé de la prothèse oubliée ;
- son dossier médical ne lui a pas été communiqué dans le délai imparti par l'article L. 1111-7 du code de la santé publique ;
- il a dû subir deux opérations réparatrices au Portugal, lesquelles n'auraient pas dû être effectuées si l'opération du 14 juin 2016 s'était déroulée normalement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2024, l'AP-HP demande au tribunal de ramener à de plus justes proportions les demandes indemnitaires présentées par le requérant, de rejeter la demande présentée au titre du préjudice esthétique temporaire et de ramener à de plus justes proportions la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- l'existence d'une faute consistant en l'oubli d'une prothèse mammaire le 14 juin 2016 n'est pas contestée ;
- M. A B a annulé l'intervention prévue le 26 juillet 2016 à l'hôpital Saint-Louis de sa propre volonté, de sorte que sa demande indemnitaire présentée au titre des dépenses de santé devra être limitée au montant qu'il aurait payé s'il s'était fait opérer dans un hôpital public parisien ;
- le mode de calcul du déficit fonctionnel n'est pas détaillé ;
- la réparation des souffrances endurées doit se limiter à 3 000 euros ;
- le préjudice esthétique n'est pas établi, dès lors qu'il est en lien avec l'ablation des prothèses mammaires, et non pas avec le manquement en cause.
La requête a été communiquée à la CPAM de Paris, qui n'a pas produit d'observations.
Vu le rapport d'expertise et les autres pièces du dossier.
Vu l'ordonnance du 24 janvier 2024 par laquelle la vice-présidente du tribunal administratif de Paris a taxé et liquidé les frais et honoraires de l'expertise judiciaire à la somme de 1 800 euros.
Vu :
- le code de la santé publique,
- le code de la sécurité sociale,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lambert,
- et les conclusions de M. Thulard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, alors âgé de 50 ans, porteur de quatre prothèses mammaires, a consulté en urgence le 8 juin 2016 un chirurgien du service de chirurgie plastique, reconstruction et esthétique de l'hôpital Saint-Louis, qui relève de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP), en raison d'une douleur et d'un œdème au sein gauche, occasionnés par un effort pour hisser une charge lourde quelques jours auparavant. Il a été opéré le 14 juin 2016 à l'hôpital Saint-Louis pour le retrait de ses quatre prothèses mammaires. Une des deux prothèses gauches ayant été oubliée au cours de cette opération, M. A B a fait procéder à son retrait le 7 septembre 2016 dans une clinique de Porto (Portugal). Saisi d'une requête indemnitaire de M. A B présentée le 31 janvier 2021, ce tribunal a, par un jugement avant dire droit du 27 juin 2023, ordonné une mesure d'expertise médicale et a désigné à cet effet une chirurgienne plasticienne. Sur la base des conclusions du rapport d'expertise, M. A B demande au tribunal la condamnation de l'AP-HP à réparer ses préjudices résultant des fautes commises par l'hôpital Saint-Louis au cours et au décours de sa prise en charge le 14 juin 2016.
Sur la responsabilité de l'AP-HP :
En ce qui concerne le défaut d'information :
2. Aux termes de l'article L. 6322-2 du code de la santé publique dans sa rédaction applicable au litige : " Pour toute prestation de chirurgie esthétique, la personne concernée, et, s'il y a lieu, son représentant légal, doivent être informés par le praticien responsable des conditions de l'intervention, des risques et des éventuelles conséquences et complications. Cette information est accompagnée de la remise d'un devis détaillé. Un délai minimum doit être respecté par le praticien entre la remise de ce devis et l'intervention éventuelle. () ". Selon l'article D. 6322-30 du même code : " En application de l'article L. 6322-2, un délai minimum de quinze jours doit être respecté après la remise du devis détaillé, daté et signé par le ou les praticiens () devant effectuer l'intervention de chirurgie esthétique. / Il ne peut être en aucun cas dérogé à ce délai, même sur la demande de la personne concernée. () ".
3. Il résulte de l'instruction que l'intervention chirurgicale du 14 juin 2016 a été décidée en raison du déplacement de l'une des deux prothèses mammaires gauches de M. A B, que son état de santé ne nécessitait pas le retrait des quatre prothèses mais de l'une des deux prothèses gauches et que c'est à la demande de celui-ci que le retrait des quatre prothèses a été programmé. Ainsi, bien qu'elle n'était pas dépourvue de toute finalité thérapeutique, l'intervention chirurgicale réalisée le 14 juin 2016 présentait, pour le patient, une visée esthétique. Par suite, le chirurgien était tenu à une obligation d'information étendue, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 6322-2 du code de la santé publique.
4. Il est constant que M. A B a reçu du chirurgien plasticien le 8 juin 2016 un devis détaillé, établi conformément à la règlementation, qu'il a signé en y apposant la mention manuscrite suivante : " devis reçu avant l'exécution de la prestation de service ". L'intervention chirurgicale litigieuse a eu lieu le 14 juin 2016, soit moins de 15 jours après la remise du devis, en méconnaissance des dispositions précitées. La faute de l'hôpital est donc caractérisée. Cependant, cette faute n'a pas eu d'incidence pour l'intéressé, dans la mesure où elle ne l'a pas privé d'une chance de se soustraire au dommage survenu en renonçant à l'intervention dès lors que, d'une part, celle-ci était nécessaire pour enlever l'une des prothèses gauches qui s'était déplacée et que, d'autre part, aucune alternative à l'opération d'explantation n'était possible. En tout état de cause, ce manquement est sans lien avec les préjudices dont M. A B demande la réparation.
En ce qui concerne la prise en charge financière de l'opération du 14 juin 2016 :
5. Pour la réalisation de l'intervention du 14 juin 2016 à l'hôpital Saint-Louis, M. A B s'est acquitté de la somme de 1 707,38 euros. Il soutient que l'intervention devait être prise en charge par l'assurance maladie et que c'est à tort que le chirurgien a qualifié l'opération d'acte de chirurgie esthétique et non d'opération " de soins ". Toutefois, seule la chirurgie mammaire réparatrice des conséquences d'une maladie ou d'un accident ayant porté atteinte à l'intégrité de la poitrine et de certaines malformations congénitales est prise en charge par l'assurance maladie, de même que, à titre exceptionnel, les opérations d'explantation préventive des prothèses de la société Poly implant Prothèse. M. A B n'établit pas, ni même n'allègue, que sa situation correspondrait à l'une ou l'autre de ces situations. En outre, il a accepté le devis du 8 juin 2016 qui précisait : " S'agissant d'un acte uniquement à visée esthétique, les examens, l'intervention, les prescriptions et l'arrêt de travail éventuel ne pourront pas être pris en charge par l'assurance maladie ". Par suite, en ayant laissé le coût de l'intervention du 14 juin 2016 à la charge de M. A B, l'AP-HP n'a commis aucune faute. En tout état de cause, cette circonstance est sans lien avec les préjudices dont M. A B se prévaut.
En ce qui concerne l'absence de transmission du dossier médical dans le délai légal :
6. Aux termes de l'article L.1111-7 du code de la santé publique : " Toute personne a accès à l'ensemble des informations concernant sa santé détenues, à quelque titre que ce soit, par des professionnels et établissements de santé, qui sont formalisées ou ont fait l'objet d'échanges écrits entre professionnels de santé, notamment des résultats d'examen, comptes rendus de consultation, d'intervention, d'exploration ou d'hospitalisation, des protocoles et prescriptions thérapeutiques mis en œuvre, feuilles de surveillance, correspondances entre professionnels de santé, à l'exception des informations mentionnant qu'elles ont été recueillies auprès de tiers n'intervenant pas dans la prise en charge thérapeutique ou concernant un tel tiers. / Elle peut accéder à ces informations directement ou par l'intermédiaire d'un médecin qu'elle désigne et en obtenir communication, dans des conditions définies par voie réglementaire au plus tard dans les huit jours suivant sa demande et au plus tôt après qu'un délai de réflexion de quarante-huit heures aura été observé. () ".
7. En l'espèce, M. A B établit qu'il a demandé son dossier médical à la direction de l'hôpital Saint-Louis, par courrier adressé en recommandé avec accusé réception le 30 novembre 2016. S'il soutient, au demeurant sans l'établir, qu'il n'a reçu son dossier que le 9 février 2017, cette circonstance, à la supposer fautive, est en tout état de cause sans lien avec les préjudices dont il se prévaut.
En ce qui concerne la faute médicale :
8. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".
9. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise judiciaire, qu'au cours de l'intervention chirurgicale du 14 juin 2016, le chirurgien n'a extrait que trois des quatre prothèses mammaires dont M. A B était porteur. Ce manquement est de nature à engager la responsabilité de l'AP-HP.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne les dépenses de santé :
10. M. A B s'est vu proposer par l'équipe médicale de l'hôpital Saint-Louis une opération de reprise chirurgicale visant à extraire la prothèse mammaire du sein gauche oubliée lors de l'intervention du 14 juin 2016. Cette intervention a été programmée le 26 juillet 2016. Toutefois, elle a été annulée par M. A B la veille, en raison de sa perte de confiance en l'équipe médicale, une infirmière ayant prétendument évoqué devant lui une chirurgie prévue à droite. M. A B a décidé de se faire réopérer le 7 septembre 2016 dans une clinique située à Porto, la clinique " Imperio Clinic by Luxury ". Il demande l'indemnisation du coût de cette intervention de reprise, soit la somme de 4 735,50 euros.
11. Dans les circonstances ci-dessus décrites, le refus de M. A B de se faire réopérer à l'hôpital Saint-Louis ne saurait lui être reproché. Cependant, le seul devis qu'il produit, rédigé en portugais, est insuffisant pour justifier de l'imputabilité de l'intégralité du montant qu'il sollicite au titre de l'intervention de reprise au manquement commis par l'AP-HP. En l'absence de toute autre précision, il y a lieu de retenir, tel que cela ressort du rapport d'expertise judiciaire, une somme de 2 000 euros au titre du coût de l'intervention consistant en l'ablation de l'implant, somme qui sera mise à la charge de l'AP-HP.
12. M. A B sollicite également le remboursement d'une somme de 1 250 euros, correspondant au coût d'une opération réalisée le 28 septembre 2017 au Portugal, consistant à redessiner le sillon mammaire. Cependant, cette opération est en lien avec le retrait des prothèses mammaires et non avec le manquement commis par l'AP-HP. Cette demande sera donc rejetée.
En ce qui concerne le déficit fonctionnel temporaire (DFT) :
13. Il résulte de l'instruction, que le DFT de M. A B était de 10% entre l'intervention du 14 juin 2016 et la chirurgie de reprise du 7 septembre 2016, soit durant 84 jours. Sur la base d'une indemnisation de 20 euros par jour pour un déficit fonctionnel total, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi par M. A B à ce titre en le fixant à une somme de 200 euros.
En ce qui concerne les souffrances endurées :
14. Le retentissement psychologique du dommage est évalué à 2,5 sur une échelle de 7 par l'experte. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en le fixant à une somme de 3 000 euros.
En ce qui concerne le préjudice esthétique :
15. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice, évalué à 2 sur une échelle de 7 par l'experte judiciaire, consistant à avoir présenté une poitrine asymétrique avant l'intervention de retrait de la quatrième prothèse mammaire, en le fixant à une somme de 1 000 euros.
Sur les sommes dues par l'AP-HP et les intérêts :
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que l'AP-HP doit être condamnée à verser une somme globale de 6 200 euros à M. A B, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 décembre 2019, date de réception par l'AP-HP de sa demande indemnitaire.
Sur les dépens :
17. Les frais et honoraires de l'expertise judiciaire, taxés et liquidés à la somme de 1 800 euros, par l'ordonnance du 24 janvier 2024 de la vice-présidente de ce tribunal, sont mis à la charge définitive de l'AP-HP.
Sur les frais non compris dans les dépens :
18. Il y a de lieu de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à M. A B.
D E C I D E:
Article 1er : L'Assistance publique - hôpitaux de Paris versera à M. A B une somme 6 200 euros en réparation de ses préjudices, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 décembre 2019.
Article 2 : Les dépens de l'expertise judiciaire, taxés et liquidés à la somme de 1 800 euros, sont mis à la charge définitive de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris.
Article 3 : L'Assistance publique - hôpitaux de Paris versera à M. A B une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B, à l'Assistance publique - hôpitaux de Paris et à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Marzoug, présidente,
Mme Lambert, première conseillère,
Mme Deniel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.
La rapporteure,
F. Lambert
La présidente,
S. MarzougLa greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
No 2101844/6-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530541
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419955
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cerballiance visant à annuler l'opposition de l'ARS Île-de-France au transfert d'un site de son laboratoire de biologie médicale. Le tribunal a jugé que l'ARS était compétente pour prendre cette décision et que son refus, fondé sur le risque de dépassement du seuil de 25% de l'offre d'examens dans la zone de Paris, n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la régulation de l'implantation des laboratoires.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432036
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de requérants demandant l'annulation du refus du ministre de la justice d'approuver leur projet de recueil légal par kafala d'une enfant marocaine. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise en application de l'article 33 de la convention de La Haye du 19 octobre 1996, était régulière en droit et que le ministre avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser l'approbation au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les moyens tirés de l'incompétence et de la méconnaissance des conventions internationales ont été écartés.
13/03/2026