LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2102695

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2102695

jeudi 28 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2102695
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 2e Chambre
Avocat requérantSORIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 février 2021, 12 juillet, 7 septembre et 12 octobre 2022, le groupement conduit par la société Passavant Impianti Spa comprenant les sociétés Passavant Impianti Spa, MST SPA, GLS SA, Beglar Ingegneria Srl, Jean de Giacinto, Ramery Bâtiments et Construzioni Dondi Spa, ensemble dénommés le " groupement Passavant ", représenté par Me Sorin, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 21 juillet 2020 par laquelle le syndicat interdépartemental d'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) a refusé de faire droit à sa demande de communication de documents administratifs ;

2°) d'enjoindre au SIAAP de lui communiquer les documents sollicités, sous astreinte de 2 000 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir.

Il soutient que sa demande porte sur des documents administratifs communicables et n'est pas abusive.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 24 décembre 2021, 19 août et 28 septembre 2022, le SIAAP conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du groupement Passavant une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la demande du groupement Passavant présente un caractère trop général et lui ferait peser une charge de travail excessive.

Par une ordonnance du 28 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2022.

Un mémoire en défense a été enregistré le 1er août 2023 pour le SIAAP.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rebellato,

- les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique,

- et les observations de Me Sorin, représentant le groupement Passavant.

Une note en délibéré présentée par le groupement Passavant a été enregistrée le 21 septembre 2023.

Considérant ce qui suit :

1. Le syndicat interdépartemental d'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) a signé deux marchés publics, le premier portant sur la " conception réalisation de la partie biologique refonte de Seine Aval ", le second portant sur la refonte de l'usine de prétraitement des eaux usées de Clichy. Souhaitant démontrer l'existence d'un conflit d'intérêt de M. A qui était membre du jury de conception-réalisation d'un marché de conception réalisation de la station d'épuration de Bonneuil réalisé par le syndicat intercommunal d'aménagement hydraulique et sa position de sous-traitant via le cabinet Merlin dans les marchés publics du SIAAP, le groupement Passavant a sollicité par un courrier du 5 juin 2019 la communication du montant sous-traité au cabinet Merlin ainsi que les documents y afférents et " toutes précisions et copies concernant tous les documents signés ou adressés ou reçus par M.C, du cabinet Merlin ". Le silence du SIAAP a fait naître une décision implicite de rejet. Le groupement passavant a saisi la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) qui, le 1er juillet 2020, a rendu un avis favorable sous réserves. Après avoir été saisi à nouveau par le groupement Passavant, le SIAAP a, par sa décision du 21 juillet 2020, refusé de communiquer les documents sollicités. Par la présente requête, le groupement Passavant demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la demande de communication portant sur " toutes précisions et copies concernant tous les documents signés, adressés ou reçus par M. A, du cabinet Merlin " :

2. Aux termes de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". Aux termes de l'article L. 311-6 du même code : " Ne sont communicables qu'à l'intéressé les documents administratifs : / 1° Dont la communication porterait atteinte à la protection de la vie privée, au secret médical et au secret des affaires, lequel comprend le secret des procédés, des informations économiques et financières et des stratégies commerciales ou industrielles et est apprécié en tenant compte, le cas échéant, du fait que la mission de service public de l'administration mentionnée au premier alinéa de l'article L. 300-2 est soumise à la concurrence () ". Aux termes de l'article L. 311-7 de ce code : " Lorsque la demande porte sur un document comportant des mentions qui ne sont pas communicables en application des articles L. 311-5 et L. 311-6 mais qu'il est possible d'occulter ou de disjoindre, le document est communiqué au demandeur après occultation ou disjonction de ces mentions ".

3. D'une part, aux termes des dispositions de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Sont considérés comme documents administratifs, au sens des titres Ier, III et IV du présent livre, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d'une telle mission. Constituent de tels documents notamment les dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles, correspondances, avis, prévisions, codes sources et décisions. () "

4. D'autre part, aux termes des dispositions de l'article L. 311-2 du même code : " L'administration n'est pas tenue de donner suite aux demandes abusives, en particulier par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique. " Il résulte de cette disposition que revêt un caractère abusif, la demande qui a pour objet de perturber le fonctionnement du service public ou qui aurait pour effet de faire peser sur lui une charge disproportionnée au regard des moyens dont il dispose. Il s'apprécie notamment par le nombre de demandes et leur fréquence, le volume des documents demandés ou les recherches qu'implique leur identification, au regard des capacités de l'administration saisie.

5. En l'espèce, il n'est pas sérieusement contesté que les deux marchés précités sont constitués de 146 024 fichiers informatiques représentant environ 500 000 pages, auxquels s'ajoutent 147 248 courriels. Le SIAAP fait valoir que la communication des documents sollicités, concernant une tierce personne dénommée M. A du cabinet Merlin sous-traitant, et portant sur des marchés publics volumineux dont certains sont non-numérisés et requièrent l'occultation de données relatives au secret commercial et industriel, représente une charge de travail importante pour ses agents. Le SIAAP fait également valoir à cet égard qu'il ne peut se référer au seul nom de la société sous-traitante pour retrouver lesdits documents de sorte que les agents devront effectuer un travail de recherche pour regarder page après page si ces derniers contiennent le nom de M. A, alors que certains documents ne sont pas numérisés. Dans ces conditions, compte-tenu du nombre et du volume des documents demandés ainsi que des nombreuses mentions à occulter, les demandes de communication des documents concernant M. A font peser sur le SIAAP une charge de travail disproportionnée, justifiant que celui-ci ne soit tenu, en application des dispositions de l'article L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration, de faire droit à leur communication.

En ce qui concerne la demande de communication portant sur le montant sous-traité au cabinet Merlin ainsi que les documents y afférents :

6. En l'espèce, les documents dont la communication est sollicitée par le groupement Passavant se rattachent au montant final sous-traité au cabinet Merlin par les groupements Biosav OTV et Stereau OTV. Or, les contrats de sous-traitance ainsi que les documents y afférents sont des documents privés, passés entre deux personnes privées, et ne sont pas concernés par l'obligation de communication, dès lors qu'ils n'ont pas été reçus par la personne publique. Il en résulte que, comme l'a mentionné la CADA dans son avis du 1er juillet 2020, les documents dont la communication est sollicitée par le groupement Passavant, notamment ceux relatifs au montant sous-traité au cabinet Merlin, ne constituent pas des documents administratifs soumis au droit d'accès. Ainsi et dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier, ni même allégué par le groupement Passavant, que le SIAAP aurait reçu lesdits documents, le groupement Passavant ne pouvait en exiger la communication. Ainsi, en refusant la communication, le SIAAP n'a pas méconnu les dispositions précitées au point 3.

7. Il résulte de ce qui précède que la présente requête du groupement Passavant doit être rejetée en toutes ses conclusions.

Sur les frais liés à l'instance :

8. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du groupement Passavant, qui est la partie perdante dans la présente instance, une somme de 1 000 euros à verser au SIAAP en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête du groupement Passavant est rejetée.

Article 2 : Le groupement Passavant versera au SIAAP une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié au groupement Passavant et au Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne.

Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gros, président,

M. Feghouli, premier conseiller,

M. Rebellato, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.

Le rapporteur,

J. Rebellato

Le président,

L. Gros

La greffière,

V. Lagrède

La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311393

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'obligation de verser une indemnité forfaitaire suite à sa démission de la police nationale. Le tribunal a jugé que le requérant ne démontrait pas l'existence de difficultés personnelles graves l'ayant contraint à démissionner, au sens de l'article 9 du décret du 9 mai 1995. Il a considéré que M. B... n'avait pas établi que sa situation familiale et financière rendait impossible la conciliation avec ses obligations professionnelles ou justifiait une dispense de cette indemnité de rupture d'engagement.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418264

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur trois requêtes d'un agent d'AgroParisTech concernant un titre exécutoire pour redevance de logement de fonction, une demande indemnitaire liée à un transfert, et un licenciement. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du titre exécutoire, considérant que le logement n'était pas une concession par nécessité absolue de service justifiant la gratuité, en application du code général de la propriété des personnes publiques. Les autres conclusions ont également été rejetées.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431599

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la décision du préfet de police, fondée sur l'article L. 432-3 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était régulière, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la CEDH. Il a considéré que le requérant, en raison de son casier judiciaire et de ses signalements, constituait une menace grave pour l'ordre public justifiant le refus.

26/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504435

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que la requérante, sollicitant un titre au titre du travail, ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, celles-ci étant écartées par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 qui régit spécifiquement cette matière. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

26/03/2026

← Retour aux décisions