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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2108224

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2108224

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2108224
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET ALEXANDRE TABAK AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 avril 2021, 20 avril 2022 et 10 juin 2022, M. DH R, représenté par Me Trennec, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du ministre de l'intérieur en date du 28 juin 2021 portant tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2021 ;

2°) d'annuler les nominations de Mme N DL, Mme AK I, M. O J, M. CT K, M. AJ W, Mme BE CK, M. BL BG, M. U X, M. CO Y, M. CI BH, M. CZ CM, Mme DE B, M. DQ AA, Mme AX DM, M. H BJ, Mme CG BK, Mme DF AB, Mme CS DN, Mme CH CP, Mme L BN, M. D CY, M. BX DI, M. DS C, M. CV BQ, M. Z DA, M. AE BS, M. Z Q, Mme CR AL, M. BF DJ, Mme CL BT, Mme CJ CQ, M. C AM, Mme BE AN, M. BM BU, M. CO S, M. AD M'fouo Otsially, M. M DB, Mme AY AO, M. AC AP, Mme P AQ, M. AE BV, Mme BW E, M. DO AR, M. BD BX, M. CV AS, M. CZ A, Mme AK AU, Mme DE T, Mme CX F, M. AZ AT, Mme DT BY, Mme AH AV, M. AF AW, Mme BP CU, M. BR DK, Mme DP CB, M. AG G, M. DD CD, Mme CS DC, Mme V CE, M. BO CW, Mme BZ CF, Mme BI BA, M. AI BB, Mme DR BC et M. Z DG ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'arrêter un nouveau tableau d'avancement au titre de cette année 2021 et d'y inscrire son nom, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. R soutient que :

- l'arrêté portant tableau d'avancement a été illégalement établi dès lors qu'il n'a pas été noté au titre des années 2019 et 2020 ;

- cet arrêté n'a pas été pris après un examen approfondi de la valeur des candidats ;

- cet arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ses mérites professionnels sont supérieurs à ceux de ses collègues promus ;

- cet arrêté est illégal dès lors qu'il comporte le nom de Mme CA, qui n'a pas formellement présenté de candidature, qui n'a pas souscrit un engagement préalable, qui ne remplissait pas les conditions de l'article 23 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, et dont les mérites professionnels sont inférieurs aux siens ;

- les actes de nomination dont il est demandé l'annulation sont illégaux par voie de conséquence de l'illégalité de l'arrêté portant tableau d'avancement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, M. DA conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, M. AS conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 avril 2022, Mme CU conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 avril 2022, M. BU conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, M. DA conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2022, Mme I conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2022, Mme DC conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 23 mai 2022 et 22 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2022, M. BJ conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2022, M. A conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en intervention, enregistré le 5 mai 2023, M. CN, représenté par Me Trennec, conclut aux mêmes fins que la requête.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 mai 2023 et 5 juin 2023, Mme BC, représentée par Me Gernez, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2022, Mme BY conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2023, M. BX, représenté par Me Tabak, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. R le versement d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que, à la date de son enregistrement, elle était prématurée ;

- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Maréchal, premier conseiller,

- et les conclusions de, Mme Kanté, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. R, capitaine de police, a sollicité son inscription sur le tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2021. Par un arrêté du 28 juin 2021, le ministre de l'intérieur a établi ce tableau d'avancement et n'a pas inscrit M. R. Ce dernier demande l'annulation de l'arrêté du 28 juin 2021, ainsi que les actes de nomination pris sur son fondement.

Sur l'intervention de M. CN :

2. M. CN justifie, eu égard à la nature et à l'objet du litige, d'un intérêt suffisant pour intervenir dans la présente instance au soutien des conclusions de M. R. Son intervention est, par suite, recevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'arrêté du 28 juin 2021 :

S'agissant de la recevabilité des conclusions :

3. Les conclusions dirigées contre une décision qui n'est pas encore née sont irrecevables et il est dès lors loisible au juge, tant qu'aucune décision n'a été prise par l'administration, de rejeter pour ce motif les conclusions dont il est saisi. En revanche, cette irrecevabilité est régularisée lorsque la décision intervient en cours d'instance.

4. M. R, en demandant dès le 16 avril 2021 l'annulation du tableau d'avancement, a prématurément présenté sa requête. Celle-ci a toutefois été régularisée par l'intervention de l'arrêté du 28 juin 2021, que le requérant produit. La fin de non-recevoir opposée par les défendeurs doit dès lors être écartée.

S'agissant du bien-fondé des conclusions :

5. En premier lieu, M. R soutient qu'il n'a pas été noté au titre des années 2019 et 2020. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et en particulier de ses comptes-rendus d'entretien professionnel, qu'il a été noté 6/7 au titre de ces deux années. Par suite, le moyen tiré du défaut de notation doit, en tout état de cause, être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 17 du décret n° 95-654 du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale, dans sa rédaction applicable au litige : " Pour l'établissement du tableau d'avancement de grade, il est procédé à un examen approfondi de la valeur professionnelle des agents susceptibles d'être promus compte tenu des notes obtenues par les intéressés, des propositions motivées formulées par les chefs de service et de l'appréciation portée sur leur manière de servir. Cette appréciation prend en compte les difficultés des emplois occupés et les responsabilités particulières qui s'y attachent ainsi que, le cas échéant, les actions de formation continue suivies ou dispensées par le fonctionnaire et l'ancienneté ".

7. Si M. R soutient que ses mérites professionnels sont supérieurs à ceux de ses collègues promus, il ressort tout d'abord des pièces du dossier qu'il a été noté 6/7 en 2018, 2019 et 2020 et qu'aucun promu n'a obtenu des notes inférieures. Ensuite, il ressort également des pièces du dossier que son appréciation littérale relative à l'année 2020 fait ressortir des " difficultés à se positionner dans ses nouvelles fonctions de chef d'unité ", ce qui constitue une appréciation inférieure à celle de ses collègues promus. Enfin, M. R ne peut pas utilement, comme il l'a fait dans son mémoire du 10 juin 2022, se prévaloir de la comparaison des mérites de M. CN, au demeurant finalement promu au titre de l'année 2019, avec ceux de ses concurrents. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit dès lors être écarté.

8. En troisième lieu, compte tenu de ce qui vient d'être dit au point précédent, il ne ressort pas des pièces du dossier que le ministre aurait omis de procéder à un examen approfondi des candidatures. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.

9. En quatrième lieu, aucune disposition ni aucun principe ne faisaient obstacle à ce que le ministre de l'intérieur, à la suite de l'annulation contentieuse de l'arrêté du 22 mai 2019 relatif au tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2019 et de la nomination de Mme CA au titre de cette année, reprenne la candidature de cette dernière et, en tout état de cause, l'engagement qu'elle avait déjà souscrit afin d'établir le tableau de l'année 2021.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article 23 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires alors en vigueur : " () / II.- Le fonctionnaire qui bénéficie, depuis au moins six mois au cours d'une année civile, de l'une des mesures prévues au I et qui consacre la totalité de son service à une activité syndicale a droit, dès la première année, à l'application des règles suivantes : / () 3° Lorsqu'il réunit les conditions fixées par le statut particulier de son corps ou cadre d'emplois pour bénéficier d'un avancement de grade au choix, ce fonctionnaire est inscrit, de plein droit, au tableau d'avancement de grade, au vu de l'ancienneté acquise dans ce grade et de celle dont justifient en moyenne les fonctionnaires titulaires du même grade relevant de la même autorité de gestion et ayant accédé, au titre du précédent tableau d'avancement et selon la même voie, au grade supérieur () ".

11. Le requérant soutient que Mme CA a été inscrite en première position sur la liste complémentaire en bénéficiant des modalités d'avancement instituées par les dispositions citées au point 10, sans remplir les conditions d'ancienneté. En dépit du moyen ainsi soulevé par le requérant et de la mesure d'instruction qui lui a été adressée par le tribunal le 25 octobre 2024, le ministre de l'intérieur n'a produit aucun élément permettant de justifier l'inscription de Mme CA. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'inscription de cette dernière a méconnu les dispositions de l'article 23 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 doit être accueilli.

12. Il résulte de ce qui précède que M. R est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 juin 2021 portant tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2021 en tant que le ministre de l'intérieur a inscrit Mme CA sur la liste complémentaire.

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre les arrêtés individuels de nomination :

13. M. R se borne à soutenir que les arrêtés individuels de nomination dont il demande l'annulation, au nombre desquels ne figure pas celui de Mme CA, sont illégaux par voie de conséquence de l'illégalité de l'arrêté du 28 juin 2021. Toutefois, dès lors que cet arrêté est seulement annulé en tant qu'il comporte le nom de Mme CA, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les actes de nomination des autres capitaines de police promus au grade de commandant de police seraient illégaux par voie de conséquence. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation dirigées contre les actes de nomination doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

14. L'exécution du présent jugement n'implique pas nécessairement que M. R soit inscrit sur un tableau d'avancement au grade de commandant de la police nationale. En revanche, l'exécution du présent jugement implique, compte tenu de l'annulation de l'inscription d'un nom sur la liste complémentaire au titre de l'année 2021, que le ministre de l'intérieur réexamine la candidature de M. R au titre de cette année 2021 dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à M. R sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. R le versement de la somme que demandent M. DA, M. AS, Mme CU, M. BU, M. DA, Mme DC, M. BJ, M. A, M. BC et M. BX au titre de ces mêmes frais.

D E C I D E :

Article 1er : L'intervention de M. CN est admise.

Article 2 : L'arrêté du 28 juin 2021 portant tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2021 est annulé en tant qu'il comporte le nom de Mme CA sur la liste complémentaire.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la candidature de M. R au titre de l'année 2021 dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à M. R la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions présentées par les parties est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. DH R, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à Mme N DL, Mme AK I, M. O J, M. CT K, M. AJ W, Mme BE CK, M. BL BG, M. U X, M. CO Y, M. CI BH, M. CZ CM, Mme DE B, M. DQ AA, Mme AX DM, M. H BJ, Mme CG BK, Mme DF AB, Mme CS DN, Mme CH CP, Mme L BN, M. D CY, M. BX DI, M. DS C, M. CV BQ, M. Z DA, M. AE BS, M. Z Q, Mme CR AL, M. BF DJ, Mme CL BT, Mme CJ CQ, M. C AM, Mme BE AN, M. BM BU, M. CO S, M. AD M'fouo Otsially, M. M DB, Mme AY AO, M. AC AP, Mme P AQ, M. AE BV, Mme BW E, M. DO AR, M. BD BX, M. CV AS, M. CZ A, Mme AK AU, Mme DE T, Mme CX F, M. AZ AT, Mme DT BY, Mme AH AV, M. AF AW, Mme BP CU, M. BR DK, Mme DP CB, M. AG G, M. DD CD, Mme CS DC, Mme V CE, M. BO CW, Mme BZ CF, Mme BI BA, M. AI BB, Mme DR BC, M. Z DG et Mme CC CA.

Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025 à laquelle siégeaient :

M. Ho Si Fat, président,

Mme Lamarche, première conseillère,

M. Maréchal, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.

Le rapporteur,

signé

M. MaréchalLe président,

signé

F. Ho Si FatLa greffière,

signé

V. Lagrède

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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