LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2111293

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2111293

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2111293
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mai 2021, Mme A D demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 21 décembre 2020 relative à l'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2021 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme D soutient que :

- la décision attaquée est entachée de vices de procédure en l'absence de consultation préalable de la commission administrative paritaire et en l'absence d'établissement préalable de lignes directrices de gestion concernant la promotion ;

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ses mérites professionnels sont supérieurs à ceux de ses collègues, et en particulier à ceux de Mmes B, Pena, Fiardo et à ceux de MM. Heinfling et Gaspin.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2024, le ministre de l'intérieur, représenté par Me Dubois, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la requérante le versement d'une somme de 625 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que Mme D n'a pas présenté de candidature à l'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2021 et dès lors qu'elle ne produit pas les actes de nomination qu'elle conteste ;

- les moyens invoqués par la requérante ne sont, en tout état de cause, pas fondés.

Par une ordonnance du 5 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 juillet 2024.

Un mémoire a été présenté par Mme D le 17 décembre 2024.

Par un courrier du 10 janvier 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante dès lors, d'une part, que l'acte du 21 décembre 2020 est un acte préparatoire insusceptible de recours, et, d'autre part, que l'arrêté du 28 juin 2021 a été tardivement contesté.

Le 10 janvier 2025, Mme D a présenté des observations en réponse à ce courrier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Maréchal, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Kanté, rapporteure publique,

- les observations de M. C, représentant syndical justifiant d'un mandat, pour M. Mme D ;

- les observations de Me Thomas pour le ministre de l'intérieur.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, capitaine de police, dit avoir sollicité son inscription sur le tableau d'avancement au grade de commandant de police établi au titre de l'année 2021. Son nom n'a pas été inscrit sur la liste, relative à cet avancement, diffusée par voie de télégramme le 21 décembre 2020. Le 28 janvier 2021, elle a exercé un recours gracieux contre ce télégramme, qui a été implicitement rejeté. Mme D demande l'annulation de cet acte du 21 décembre 2020.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, l'acte du 21 décembre 2020 dont Mme D demande l'annulation est un télégramme comportant, en annexe, une liste de " capitaines de police retenus au titre de l'avancement au grade de commandant de police pour l'année 2021 ". Ce télégramme précise notamment qu'un " arrêté ministériel portant tableau d'avancement au grade de commandant de police au titre de l'année 2021 sera soumis à l'approbation du ministre de l'intérieur puis publié au bulletin officiel du ministère de l'intérieur ".

3. Ce télégramme et son annexe ne constituent pas le tableau d'avancement établi au titre de l'année 2021, mais constituent un acte préparatoire à ce tableau. Par suite, les conclusions dirigées contre ce télégramme sont irrecevables.

4. En second lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

5. A supposer que, par la production de l'arrêté du 28 juin 2021 portant tableau d'avancement au titre de l'année 2021, la requérante ait entendu en demander l'annulation, cette production n'est intervenue que le 5 avril 2024. L'arrêté du 28 juin 2021 ayant été régulièrement publié au bulletin officiel du ministère de l'intérieur du 13 août 2021, les conclusions dirigées contre celui-ci sont tardives.

6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme D doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

7. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme D, n'appelle, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que demande Mme D au titre des frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme D le versement de la somme que demande le ministre de l'intérieur au titre de ces mêmes frais.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le ministre de l'intérieur au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025 à laquelle siégeaient :

M. Ho Si Fat, président,

Mme Lamarche, première conseillère,

M. Maréchal, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.

Le rapporteur,

signé

M. MaréchalLe président,

signé

F. Ho Si FatLa greffière,

signé

V. Lagrède

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2226519

Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande indemnitaire de la société Le Quasimodo Notre-Dame, qui réclamait près de 1,74 million d'euros à l'État pour les préjudices économiques liés à l'incendie de la cathédrale. La juridiction estime que la société, exploitant un restaurant à proximité, n'était pas usagère de l'ouvrage public et n'a pas subi de dommage accidentel direct causé par celui-ci. Le jugement applique les principes de la responsabilité administrative sans faute pour dommages de travaux publics, mais les écarte en l'espèce.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312358

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent public demandant l'annulation du refus de sa nomination à un poste d'expert juridique. Le tribunal a jugé que cette décision de rejet constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux perspectives de carrière de l'agent. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313750

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un gardien de la paix contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens, et ce défaut n'a pas été régularisé dans les délais. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de saisine.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326202

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté ministériel portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023, considérant que l'administration avait méconnu les conditions posées par l'article 15 du décret n° 92-1432 du 30 décembre 1992, en y inscrivant des agents ne remplissant pas les critères statutaires requis pour cet avancement. Par voie de conséquence, les décisions individuelles de nomination prises sur le fondement de ce tableau sont également illégales.

02/04/2026

← Retour aux décisions