mardi 27 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2111761 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 1er juin 2021 ainsi que les 13 avril et 19 mai 2022, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Société française d'enseignement et de formation, représentée par la CMS Francis Lefebvre Avocats, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, assortis des intérêts de retard, qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier au 30 juin 2019 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- c'est à tort que lui ont été réclamés des rappels de taxe sur la valeur ajoutée en application des dispositions du 4° du 4 de l'article 261 du code général des impôts, dès lors que celles-ci font une transposition incorrecte de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 en ce que, conformément à la jurisprudence communautaire, les prestations de soutien scolaire constituent des prestations d'éducation et d'enseignement et qu'elles ont été édictées en méconnaissance des limites du pouvoir d'appréciation dont disposent les Etats membres pour transposer l'article 132 de cette directive ;
- les dispositions du 4° du 4 de l'article 261 du code général des impôts, de même que l'application littérale qu'en a fait le service, ne sont conformes ni à l'objectif de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 ni au principe de neutralité fiscale ;
- en lui opposant l'absence de déclaration préalable de son activité dès lors qu'aucune modalité déclarative n'est prévue pour les prestations de soutien scolaire, le service a fait une application des dispositions du 4° du 4 de l'article 261 du code général des impôts qui méconnaît l'objectif des articles 131 et 132 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006, ainsi qu'il ressort de l'arrêt C-612/20 du 28 avril 2022 de la Cour de justice de l'Union européenne ;
- les prestations qu'elle réalise sont comparables à celles des établissements d'enseignement publics, où sont organisées depuis 2008 des activités de soutien scolaire en dehors du temps de classes, détachables des prestations d'enseignement des programmes scolaires, au sens des dispositions du i de l'article 132 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006, d'applicabilité directe en l'espèce eu égard aux moyens précédemment développés, et doivent par suite être exonérées de taxe sur la valeur ajoutée, sauf à laisser perdurer une situation méconnaissant le principe d'égalité de traitement ;
- si la qualité de prestations d'enseignement n'était pas reconnue aux prestations de service qu'elle réalise, il conviendrait de les regarder comme, plus largement, des prestations d'éducation de l'enfance et de la jeunesse au sens des dispositions du i du 1 de l'article 132 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006, appréciées dans leur sens habituel dans le langage courant ainsi qu'à la lueur de la jurisprudence et de la doctrine, comparables aux prestations des organismes publics ;
- à supposer qu'elle ait dû procéder au dépôt d'une déclaration préalable d'ouverture, cette circonstance et l'illicéité de son activité qui en résulterait seraient sans incidence sur son régime de taxe sur la valeur ajoutée, eu égard au principe de neutralité fiscale ;
- dès lors que l'exonération des prestations de soutien scolaire, qui constituent des prestations éducatives au sens des dispositions du i du 1 de l'article 132 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006, n'est pas prévue par les dispositions du 4° du 4 de l'article 261 du code général des impôts, elle est fondée à se prévaloir de l'applicabilité directe des dispositions de la directive et à soutenir que ses prestations sont exonérées de taxe sur la valeur ajoutée ;
- eu égard au doute important quant à la qualification des prestations de soutien scolaire au regard des dispositions du i du 1 de l'article 132 du code général des impôts, il convient que la Cour de justice de l'Union européenne soit saisie d'une question préjudicielle.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 mars, 2 mai et 27 septembre 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France (division juridique) conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la SASU Société française d'enseignement et de formation ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n° 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 ;
- le code de l'éducation ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lenoir,
- et les conclusions de M. Guiader, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Société française d'enseignement et de formation, qui organise des stages de soutien scolaire de niveau secondaire au cours des vacances scolaires, a fait l'objet d'un examen de comptabilité portant sur la période du 1er janvier au 30 juin 2019. A l'issue de ce contrôle, par une proposition de rectification en date du 25 octobre 2019 ayant donné lieu à échanges contradictoires, le service a fait connaître à la SASU Société française d'enseignement et de formation son intention de remettre en cause le régime d'exonération de taxe sur la valeur ajoutée sous lequel elle avait entendu se placer au titre de la période vérifiée et d'assortir ces rappels des intérêts de retard. Les rappels de taxe sur la valeur ajoutée correspondants ont été réclamés à la société, en droits et intérêts de retard, par un avis de mise en recouvrement en date du 31 juillet 2020. La SASU Société française d'enseignement et de formation a contesté ces rappels par une réclamation en date du 5 octobre 2020. Cette réclamation ayant fait l'objet d'un rejet en date du 7 avril 2021, la SASU Société française d'enseignement et de formation demande, par la requête susvisée, la décharge, en droits et intérêts de retard, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier au 30 juin 2019.
Sur les conclusions à fin de décharge :
2. Il résulte de l'instruction que pour réclamer à la SASU Société française d'enseignement et de formation des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier au 30 juin 2019, le service a remis en cause l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée dont cette société estimait pouvoir bénéficier à raison de ses prestations de soutien scolaire, de niveau collège et lycée, organisées pendant les vacances scolaires, au sein d'établissements d'enseignement privés dont elle loue les locaux. La SASU Société française d'enseignement et de formation soutient que c'est à tort que le bénéfice de cette exonération lui a été refusé en application des dispositions du 4° du 4 de l'article 261 du code général des impôts dès lors qu'elles ont incorrectement transposé les dispositions du i) du 1 de l'article 132 de la directive2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, qui prévoit l'exonération des prestations d'enseignement, d'une part, ainsi que des prestations éducatives, d'autre part, auxquelles sont activité peut être assimilée.
3. Aux termes du I de l'article 256 du code général des impôts : " Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel ".
4. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 132 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée : " 1. Les États membres exonèrent les opérations suivantes : () / i) l'éducation de l'enfance ou de la jeunesse, l'enseignement scolaire ou universitaire, la formation ou le recyclage professionnel, ainsi que les prestations de services et les livraisons de biens qui leur sont étroitement liées, effectués par des organismes de droit public de même objet ou par d'autres organismes reconnus comme ayant des fins comparables par l'État membre concerné ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 261 du code général des impôts, par lequel la France a transposé ces dispositions : " Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée : () / 4. () / 4° a. les prestations de services et les livraisons de biens qui leur sont étroitement liées, effectuées dans le cadre : / de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur dispensé dans les établissements publics et les établissements privés régis par les articles L. 151-3, L. 212-2, L. 424-1 à L. 424-4, L. 441-1, L. 443-1 à L. 443-5 et L. 731-1 à L. 731-17 du code de l'éducation ; () / de l'enseignement primaire, secondaire, supérieur ou technique à distance, dispensé par les organismes publics ou les organismes privés régis par les articles L. 444-1 à L. 444-11 du code de l'éducation, et les textes subséquents ".
6. Au sens des dispositions citées au point 4, telles qu'interprétées par la Cour de justice de l'Union européenne, notamment par ses arrêts du 14 juin 2007, Horizon college, (C-434/05) et du 14 mars 2019, A et G Fahrschul-Akademie GmbH (C-449/17), les prestations d'enseignement scolaire ou universitaire exonérées sont celles qui sont rendues dans le cadre d'un système intégré qui inclut concomitamment des éléments relatifs aux relations s'établissant entre enseignants et étudiants ainsi que ceux formant le cadre organisationnel des établissements, dont l'objet est la transmission en son sein de connaissances et de compétences portant sur un ensemble large et diversifié de matières, ainsi qu'à l'approfondissement et au développement de ces connaissances et de ces compétences par les élèves et les étudiants au fur et à mesure de leur progression au sein des différents degrés constitutifs de ce système. Par suite, des prestations de soutien scolaire, telles que celles assurées par la SASU Société française d'enseignement et de formation, ne sauraient être regardées comme des opérations d'" enseignement scolaire " au sens de ces dispositions. Le moyen tiré de l'incompatibilité des dispositions du code général des impôts avec les dispositions de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, en ce qu'elles n'exonèrent pas les sociétés proposant des services de soutien scolaire de taxe sur la valeur ajoutée, doit par suite être écarté.
7. En deuxième lieu, l'article 133 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 dispose que : " Les États membres peuvent subordonner, au cas par cas, l'octroi, à des organismes autres que ceux de droit public, de chacune des exonérations prévues à l'article 132, paragraphe 1, points b), g), h), i), l), m) et n), au respect de l'une ou plusieurs des conditions suivantes : / a) les organismes en question ne doivent pas avoir pour but la recherche systématique du profit, les bénéfices éventuels ne devant jamais être distribués mais devant être affectés au maintien ou à l'amélioration des prestations fournies; / b) ces organismes doivent être gérés et administrés à titre essentiellement bénévole par des personnes n'ayant, par elles-mêmes ou par personnes interposées, aucun intérêt direct ou indirect dans les résultats de l'exploitation; / c) ces organismes doivent pratiquer des prix homologués par les autorités publiques ou n'excédant pas de tels prix ou, pour les opérations non susceptibles d'homologation des prix, des prix inférieurs à ceux exigés pour des opérations analogues par des entreprises commerciales soumises à la TVA; / d) les exonérations ne doivent pas être susceptibles de provoquer des distorsions de concurrence au détriment des entreprises commerciales assujetties à la TVA ".
8. Aux termes du 7 de l'article 261 du code général des impôts, sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée : " 1° a. les services de caractère social, éducatif, culturel ou sportif rendus à leurs membres par les organismes légalement constitués agissant sans but lucratif, et dont la gestion est désintéressée. () / b. les opérations faites au bénéfice de toutes personnes par des œuvres sans but lucratif qui présentent un caractère social ou philanthropique et dont la gestion est désintéressée, lorsque les prix pratiqués ont été homologués par l'autorité publique ou que des opérations analogues ne sont pas couramment réalisées à des prix comparables par des entreprises commerciales, en raison notamment du concours désintéressé des membres de ces organismes ou des contributions publiques ou privées dont ils bénéficient.".
9. Si, ainsi qu'il a été dit au point 6, les prestations de soutien scolaire ne sauraient être regardées comme des opérations d'" enseignement scolaire " au sens des dispositions du i) de l'article 132 de la directive du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, quand bien même les organismes qui les réalisent poursuivraient un but non-lucratif, il ressort des mêmes dispositions que l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée qu'elles prévoient s'applique également aux opérations d'" éducation de l'enfance ou de la jeunesse ". Les prestations de soutien scolaire rendues par des organismes sans but lucratif dans les conditions prévues par la loi française doivent être regardées comme relevant à ce titre du champ de l'exonération. Le législateur, en adoptant les dispositions du a du 1° du 7 de l'article 261 du code général des impôts limitant le bénéfice de l'exonération aux seuls organismes sans but lucratif, doit ainsi être regardé comme ayant mis en œuvre la faculté offerte aux Etats membres par les dispositions du a de l'article 133 de la directive du 28 novembre 2006.
10. Il résulte de ce qui précède que la société ne peut utilement se prévaloir du principe de neutralité fiscale et de l'absence de transposition en droit interne des dispositions du i du 1 de l'article 132 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relatives à l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée des prestations éducatives pour soutenir que seraient incompatibles les dispositions du code général des impôts avec les dispositions de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 et contester les rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés.
11. En troisième lieu, il résulte des termes de la proposition de rectification en date du 25 octobre 2019 que, pour réclamer à la SASU Société française d'enseignement et de formation des rappels de taxe sur la valeur ajoutée sur le fondement des dispositions citées au point 3, le service a considéré que la société, eu égard à son activité et à sa nature de société commerciale, n'entraient pas dans le champ des exonérations de taxe sur la valeur ajoutée prévues par les dispositions du 4° du 4 ou du 7 de l'article 261 du code général des impôts. La SASU Société française d'enseignement et de formation ne peut donc utilement se prévaloir de ce que le service aurait fondé les rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige qui lui ont été réclamés sur l'absence de déclaration préalable de son activité. Par ailleurs, il résulte de ce tout ce qui précède que la société ne peut utilement se prévaloir de l'absence de démarche déclarative en droit français permettant à une société commerciale, assurant des prestations de soutien scolaire, d'être regardée comme un organisme reconnu comme ayant des fins comparables aux organismes de droit public réalisant des prestations d'enseignement ou des prestations éducatives.
12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il y ait lieu de transmettre à la Cour de justice de l'Union européenne les questions préjudicielles soulevées par la société requérante, que la SASU Société française d'enseignement et de formation n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que lui ont été réclamés des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier au 30 juin 2019. Les conclusions présentées à fin de décharge, en droits et intérêts de retard, de ces rappels doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la SASU Société française d'enseignement et de formation demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SASU Société française d'enseignement et de formation est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle Société française d'enseignement et de formation et à l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France (division juridique).
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rohmer, président,
Mme Dousset, première conseillère,
M. Lenoir, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2024.
Le rapporteur,
A. LENOIR
Le président,
B. ROHMERLa greffière,
S. CAILLIEU-HELAIEM
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317492
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de la SARL 42 Consulting visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt recherche pour les années 2019 et 2020. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve que les projets litigieux remplissaient les conditions scientifiques et techniques d'éligibilité prévues par l'article 244 quater B du code général des impôts. Elle a également jugé non fondés les griefs relatifs à une irrégularité de la procédure administrative.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409280
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de décharge d'impôt sur la plus-value immobilière présentée par Mme A... pour l'année 2020. Le litige portait sur l'interprétation de la condition d'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts, concernant la première cession d'un logement autre que la résidence principale. Le tribunal a jugé que le fait que la requérante ait été propriétaire de son ancienne résidence principale dans les quatre années précédant la vente faisait obstacle au bénéfice de l'exonération, et ce, même si ce bien n'était plus son domicile au moment de la cession.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420874
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour formulée par un ressortissant sénégalais. La juridiction a jugé que le préfet de police avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'ancienneté de la présence du requérant en France et de son insertion professionnelle continue. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai de trois mois et une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422817
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus implicite, ce qui constitue une illégalité. Cette solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/04/2026