mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2111968 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | NOMBRET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juin 2021, M. B, représenté par Me Nombret, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 avril 2021 par laquelle le directeur territorial de l'office français de l'immigration et de l'intégration lui a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir, à titre rétroactif le bénéfice des conditions matérielles et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile, dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2023, le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au non-lieu à statuer.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 21 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que l'OFII a, après réexamen de la situation de M. B, procédé au rétablissement à titre rétroactif des conditions matérielles de l'intéressé pour la période comprise entre le 1er avril 2021 et le 17 juin 2021, date de reprise du versement de l'allocation au requérant. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et aux fins d'injonction de la requête de M. B sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'OFII le paiement d'une somme de 800 euros à Me Nombret, conseil de M. B en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'Etat.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et aux fins d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : L'OFII versera à Me Nombret la somme de 800 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Paris, le 30 avril 2024.
La présidente de la 3ème section,
P. Bailly
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.