LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2114404

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2114404

mardi 14 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2114404
TypeDécision
PublicationC
Formation6e Section - 2e Chambre
Avocat requérantERNST & YOUNG SOCIETE D'AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 6 juillet 2021, 9 novembre 2021 et 11 juillet 2022, M. B A, représenté par Me Jamais, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 7 mai 2021, par laquelle le ministre chargé des transports a procédé au retrait des qualifications SFI A 320 et TRI A 320 et à la levée de restriction sur la TRI A330/350 associée à la licence ATPL(A) FRA.FCL.AA0019146 de M. B A ;

2°) d'enjoindre au ministre chargé des transports dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, de procéder au rétablissement de ses qualifications SFI A320 et TRI A 320 et à la levée de restriction, sur la TRI A 320/350 associée à sa licence ATPL(A) FRA.FCL.AA0019146 ;

3°) d'admettre une nouvelle édition de sa licence à jour de cette régularisation administrative :

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision contestée est insuffisamment motivée ;

- elle est intervenue plus de quatre mois après l'octroi des qualifications retirées ;

- elle méconnaît le principe d'intelligibilité de la norme ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la Direction générale de l'aviation civile ne lui a pas communiqué de constatation conformément au paragraphe ARA.GEN.355 de la sixième annexe du règlement modifié n° 1178/2011 de la Commission du 3 novembre 2011 déterminant les exigences techniques et les procédures administratives applicables au personnel navigant de l'aviation civile conformément au règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil ;

- l'administration est à l'origine de l'illégalité en raison de laquelle elle a prononcé le retrait des qualifications ;

- la décision méconnait les dispositions du paragraphe FCL.910.SFI du règlement n° 1178/2011, dès lors que ledit paragraphe ne peut être interprété comme faisant obstacle à la prise en compte des données d'adéquation opérationnelles (OSD) pour l'octroi d'une extension de privilèges SFI ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 5 octobre 2021 et 2 mars 2022, le ministre de la transition écologique chargé des transports, représenté par Me Briec, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 12 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n° 1178/2011 de la Commission du 3 novembre 2011 déterminant les exigences techniques et les procédures administratives applicables au personnel navigant de l'aviation civile conformément au règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil modifié,

- le règlement (UE) 2012/748 de la Commission du 3 août 2012 établissant des règles d'application pour la certification de navigabilité et environnementale des aéronefs et produits, pièces et équipements associés, ainsi que pour la certification des organismes de conception et de production modifié,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Théoleyre,

- les conclusions de M. Thulard, rapporteur public,

- et les observations de Me Leconte et de Mme C représentant la Direction générale de l'aviation civile.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A est pilote de ligne, employé par la Compagnie africaine d'aviation. Par une décision du 21 juillet 2020, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a délivré à M. A une qualification d'instructeur de qualifications de type, ou " type rating instructor " (TRI), pour les appareils de type Airbus 330 (A330) et Airbus 350 (A350), assortie d'une restriction aux simulateurs de vol, dite restriction FSTD. Le 13 octobre 2020, par équivalence avec cette qualification, la DGAC a délivré à M. A la qualification d'instructeur sur entraîneur synthétique de vol, ou " Synthetic Flight Instructor " (SFI) pour les mêmes types d'appareils, a étendu cette qualification, ainsi que sa précédente qualification TRI, aux appareils de type airbus 320 (A320) et a levé la restriction FSTD. Toutefois, par une décision du 7 mai 2021, le Directeur de la sécurité de l'aviation civile a procédé au retrait des décisions étendant les qualifications de l'intéressé aux appareils de type A320, ainsi qu'au retrait de la levée de restriction FSTD. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 241-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des exigences découlant du droit de l'Union européenne et de dispositions législatives et réglementaires spéciales, les règles applicables à l'abrogation et au retrait d'un acte administratif unilatéral pris par l'administration sont fixées par les dispositions du présent titre. ". Aux termes de l'article L. 242-1 du même code : " L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. ". Enfin, aux termes du paragraphe ARA.GEN.355 du règlement (UE) n° 1178/2011 du 3 novembre 2011, dans sa version applicable au litige : " a) Si, dans le cadre d'une supervision ou par tout autre moyen, la preuve est établie par l'autorité compétente responsable de la surveillance conformément à l'ARA.GEN.300, point a), qu'il y a non-conformité par rapport aux exigences applicables de la part d'une personne titulaire d'une licence, d'une attestation, d'une qualification ou d'une autorisation délivrée conformément au règlement (CE) n° 216/2008 et ses règles de mise en œuvre, l'autorité compétente établit une constatation, l'enregistre et la communique par écrit au titulaire de la licence, de l'attestation, de la qualification ou de l'autorisation. / b) Lorsqu'une telle constatation est établie, l'autorité compétente mène une enquête. Si la constatation est confirmée, elle: / 1) limite, suspend ou retire la licence, l'attestation, la qualification ou l'autorisation selon le cas, lorsqu'un problème lié à la sécurité a été identifié; et / 2) prend toutes les mesures supplémentaires de mise en application afin d'éviter que la non-conformité ne perdure. ".

3. M. A soutient qu'il n'a pas été destinataire de la constatation mentionnée au a) du paragraphe ARA.GEN.335 précité du règlement du 3 novembre 2011. En défense, l'administration soutient que les modalités d'établissement et de communication de cette constatation ne sont pas précisées par les dispositions du règlement précité et que l'échange de courriers électroniques entre M. A et les agents de la DGAC constitue un moyen régulier de communiquer une constatation de non-conformité. Toutefois, à supposer même qu'un échange de courriers électroniques puisse être regardé comme une modalité régulière de communication d'une constatation de non-conformité, il ne ressort pas des courriers produits, et notamment de l'unique courrier électronique adressé par un agent de la DGAC, le 7 décembre 2020, que l'administration aurait explicitement informé le requérant de ce qu'une constatation avait été établie et qu'elle envisageait de lui retirer l'extension de qualifications litigieuse. Ainsi, en méconnaissant la procédure contradictoire prévue par le règlement précité, l'administration a privé M. A d'une garantie et, par suite, a entaché sa décision d'un vice de procédure.

4. Il résulte de ce qui précède, que M. A est fondé, pour cet unique motif, à demander l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

5. Le présent jugement implique seulement que le ministre de la transition écologique chargé des transports procède au réexamen de la situation de M. A, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante, le versement d'une somme de 1 500 euros à verser à M. A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, l'Etat étant la partie perdante à l'instance, ses conclusions présentées sur le même fondement sont rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 7 mai 2021, par laquelle le ministre chargé des transports a procédé au retrait de ses qualifications d'instructeur sur entraîneur synthétique de vol (SFI) A320 et d'instructeur de qualification de type (TRI) A320, ainsi qu'au retrait de la levée de restriction sur la qualification TRI A330/350 dont bénéficiait M. A est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au ministre chargé des transports de procéder au réexamen de la situation de M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au Directeur général de l'aviation civile et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Délibéré après l'audience du 31 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Laloye, président,

Mme Lambert, première conseillère,

M. Théoleyre, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2023.

Le rapporteur,

M. Théoleyre

Le président,

P. LaloyeLa greffière,

K. Bak-Piot

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2114404/6-

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530541

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

13/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419955

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cerballiance visant à annuler l'opposition de l'ARS Île-de-France au transfert d'un site de son laboratoire de biologie médicale. Le tribunal a jugé que l'ARS était compétente pour prendre cette décision et que son refus, fondé sur le risque de dépassement du seuil de 25% de l'offre d'examens dans la zone de Paris, n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la régulation de l'implantation des laboratoires.

13/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432036

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de requérants demandant l'annulation du refus du ministre de la justice d'approuver leur projet de recueil légal par kafala d'une enfant marocaine. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise en application de l'article 33 de la convention de La Haye du 19 octobre 1996, était régulière en droit et que le ministre avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser l'approbation au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les moyens tirés de l'incompétence et de la méconnaissance des conventions internationales ont été écartés.

13/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525763

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment quant à la compétence de sa signataire et à sa motivation, et qu'il ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de la requérante.

13/03/2026

← Retour aux décisions