lundi 9 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2115373 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | ADDEN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 juillet 2021 et 16 mai 2022, la société Lombard et Guérin Gestion, représentée par Me Nahmias, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le titre de recettes du 18 mai 2021 émis par la ville de Paris mettant à sa charge la somme de 2 401,37 euros et de la décharger de la somme correspondante ;
2°) de condamner la ville de Paris à lui verser la somme de 859 650 euros au titre des préjudices que lui ont causé la modification unilatérale des conditions de facturation de la profondeur des emplacements du marché Jean-Henri Fabre exploité dans le cadre de la délégation de service public du 17 juin 2013 et la baisse substantielle de la fréquentation des marchés consécutive à des problèmes de sécurité et de salubrité, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 juillet 2018 et de la capitalisation des intérêts ;
3°) de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 5 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le bordereau de titre de recettes n'est pas signé par l'ordonnateur compétent ;
- il n'indique pas les bases de la liquidation ni les éléments de calcul et aucun état liquidatif ne lui a été notifié ;
- le titre n'est pas fondé dès lors qu'il n'est pas établi qu'elle n'aurait pas payé les redevances visées dans la mise en demeure alors que la délégation de service public concernée s'est achevée il y a trois ans ni qu'il lui incomberait de payer cette somme ; il n'est pas fondé au regard des conditions financières dans lesquelles la délégation de service public a été exécutée ; une compensation entre la redevance et les préjudices subis aurait dû être faite par la ville de Paris ;
- la perte substantielle de chiffres d'affaires qu'elle a subie en raison de la baisse substantielle de la fréquentation des marchés consécutive à des problèmes de sécurité et de salubrité s'élève à la somme de 731 607 euros ;
- elle a également subi un préjudice en raison de la modification unilatérale de la délégation de service public devant être évalué à 128 043,55 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2022, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les moyens invoqués par la société requérante à l'encontre du titre de recette ne sont pas fondés ;
- les demandes indemnitaires de la société requérante sont également infondées.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions indemnitaires présentées par la société Lombard et Guérin Gestion sont tardives dès lors qu'elles ont été présentées plus de deux mois après l'introduction d'une première requête indemnitaire faisant suite à la même décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable du 24 septembre 2019, dont elle est réputée avoir eu connaissance au plus tard au jour de l'introduction de la première requête alors même que cette décision n'aurait pas été précédée de la délivrance d'un accusé de réception comportant la mention des voies et délais de recours, et tendant à la réparation des mêmes dommages issus du même fait générateur.
Par ordonnance du 19 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 16 septembre 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Madé,
- les conclusions de Mme Alidière, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guena, représentant la société Lombard et Guérin Gestion.
Considérant ce qui suit :
1. La société Lombard et Guérin Gestion et la ville de Paris ont conclu le 17 juin 2013 une convention de délégation de service public portant sur l'organisation, la gestion et l'entretien des marchés aux puces de la porte de Clignancourt et de la rue Jean-Henri Fabre pour une durée de cinq ans. Par courrier du 12 juillet 2018, la société Lombard et Guérin Gestion a sollicité une réunion en vue de conclure un protocole transactionnel en invoquant, d'une part, la modification unilatérale des conditions de facturation de certains emplacements en cours de convention, et d'autre part, la baisse de fréquentation des marchés consécutive à des problèmes de salubrité et sécurité récurrents qui ont rompu l'équilibre économique de la délégation de service public. Par courrier du 23 juillet 2019, la ville de Paris a rejeté sa demande s'agissant des conditions de facturation de la profondeur des emplacements du marché Jean-Henri Fabre et a indiqué, s'agissant de la baisse de la fréquentation du marché, qu'elle ne disposait pas des documents certifiés nécessaires à l'étude de cette demande. Par une requête n° 1920094 du 16 septembre 2019, la société délégataire a demandé au tribunal de condamner la ville à lui verser la somme de 128 043,55 euros en réparation du préjudice découlant de la modification unilatérale des conditions de facturation de la profondeur des emplacements du marché Jean-Henri Fabre. Par courrier du 24 septembre 2019, la société Lombard et Guérin Gestion a ensuite formé une demande indemnitaire préalable pour demander la réparation des préjudices tenant à l'atteinte à l'équilibre économique de la délégation de service public du fait de la modification unilatérale des conditions de facturation de la profondeur des emplacements du marché Jean-Henri Fabre et de la baisse de fréquentation générée par des problèmes de sécurité et de salubrité récurrents en violation des obligations contractuelles de la ville et de ses pouvoirs de police. Par un courrier du 17 octobre 2019, la ville de Paris a, de nouveau, indiqué qu'elle ne disposait pas des documents certifiés nécessaires à l'étude de sa demande. Par une seconde requête n° 1927040 du 17 décembre 2019, la société Lombard et Guérin Gestion a demandé au tribunal de condamner la ville de Paris à lui verser, d'une part, la somme de 128 043,55 euros en réparation du préjudice que lui a causé la modification unilatérale des conditions de facturation de la profondeur des emplacements du marché Jean-Henri Fabre exploités dans le cadre de la délégation de service public du 17 juin 2013, d'autre part, la somme de 731 607 euros en réparation du préjudice causé par la baisse substantielle de la fréquentation des marchés consécutive à des problèmes de sécurité et de salubrité, soit une somme totale de 859 650,55 euros. Ces deux requêtes ont été rejetées par jugement du tribunal nos 1920094-1927040 du 17 juin 2021, confirmé par un arrêt n° 21PA04701 de la Cour administrative d'appel de Paris du 21 mars 2023. Le 18 mai 2021, un titre de recettes d'un montant de 2 401,37 euros a été émis par la ville de Paris à l'encontre de la société Lombard et Guérin Gestion. Par la présente requête, la société Lombard et Guérin Gestion demande l'annulation de ce titre et la décharge de la somme correspondante. Elle demande également à ce que la ville de Paris soit condamnée à lui verser la somme de 859 650 euros au titre des préjudices subis résultant des difficultés d'exécution de la délégation de service public.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le cadre juridique du litige :
2. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre.
3. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge.
4. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre : statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge :
5. Aux termes du second alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Ainsi, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
6. Il résulte de l'instruction que l'avis des sommes à payer notifié le 7 juin 2021 à la société Lombard et Guérin Gestion, mentionne le motif du titre de recettes du 18 mai 2021 sous le libellé " redevance variable 2018 marché aux puces Clignancourt convention DSP du 20/06/2013 - 12/05/2021 " mais ne précise pas en revanche les bases de la liquidation de la créance ni ne mentionne les éléments de calcul sur lesquels il se fonde. Par ailleurs, cet avis n'est accompagné d'aucun document joint comportant ces informations ni ne se réfère, de manière précise, à un document les détaillant précédemment adressé au débiteur. Au surplus, si la ville de Paris indique que l'état liquidatif du 25 novembre 2020 adressé à la société requérante comportait ces informations, elle n'établit pas que cet état aurait été notifié à la demanderesse qui conteste l'avoir reçu. Dans ces conditions, la société Lombard et Guérin Gestion est fondée à soutenir que le titre exécutoire litigieux, qui n'indique pas les bases de la liquidation de la créance ni ne mentionne les éléments de calcul sur lesquels il se fonde en violation des dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 précitées, est insuffisamment motivé.
7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la société Lombard et Guérin Gestion est seulement fondée à demander l'annulation du titre de recettes contesté.
Sur les conclusions indemnitaires :
8. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. Le délai prévu au premier alinéa n'est pas applicable à la contestation des mesures prises pour l'exécution d'un contrat. ". En outre, aux termes de l'article R. 421-2 de ce code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 421-5 de ce code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".
9. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception. () ". Aux termes de l'article R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration : " L'accusé de réception prévu par l'article L. 112-3 comporte les mentions suivantes : 1° La date de réception de la demande et la date à laquelle, à défaut d'une décision expresse, celle-ci sera réputée acceptée ou rejetée ; () Il indique si la demande est susceptible de donner lieu à une décision implicite de rejet ou à une décision implicite d'acceptation. Dans le premier cas, l'accusé de réception mentionne les délais et les voies de recours à l'encontre de la décision. () ".
10. La décision par laquelle l'administration rejette une réclamation tendant à la réparation des conséquences dommageables d'un fait qui lui est imputé lie le contentieux indemnitaire à l'égard du demandeur pour l'ensemble des dommages causés par ce fait générateur, quels que soient les chefs de préjudice auxquels se rattachent les dommages invoqués par la victime et que sa réclamation ait ou non spécifié les chefs de préjudice en question. Par suite, la victime est recevable à demander au juge administratif, dans les deux mois suivant la notification de la décision ayant rejeté sa réclamation, la condamnation de l'administration à l'indemniser de tout dommage ayant résulté de ce fait générateur, y compris en invoquant des chefs de préjudice qui n'étaient pas mentionnés dans sa réclamation. En revanche, si une fois expiré ce délai de deux mois, la victime saisit le juge d'une demande indemnitaire portant sur la réparation de dommages causés par le même fait générateur, cette demande est tardive et, par suite, irrecevable. Il en va ainsi alors même que ce recours indemnitaire indiquerait, pour la première fois, les chefs de préjudice auxquels se rattachent les dommages, ou invoquerait d'autres chefs de préjudice, ou aurait été précédé d'une nouvelle décision administrative de rejet à la suite d'une nouvelle réclamation portant sur les conséquences de ce même fait générateur. Il n'est fait exception à ce qui est dit au point précédent que dans le cas où la victime demande réparation de dommages qui, tout en étant causés par le même fait générateur, sont nés, ou se sont aggravés, ou ont été révélés dans toute leur ampleur postérieurement à la décision administrative ayant rejeté sa réclamation.
11. Il résulte de l'instruction qu'à la suite du rejet de sa demande indemnitaire préalable du 24 septembre 2019, la société requérante a introduit une requête indemnitaire devant le tribunal le 17 décembre 2019, tendant à condamner la ville de Paris à lui verser, d'une part, la somme de 128 043,55 euros en réparation du préjudice que lui a causé la modification unilatérale des conditions de facturation de la profondeur des emplacements du marché Jean-Henri Fabre exploités dans le cadre de la délégation de service public du 17 juin 2013, d'autre part, la somme de 731 607 euros en réparation du préjudice causé par la baisse substantielle de la fréquentation des marchés consécutive à des problèmes de sécurité et de salubrité, soit une somme totale de 859 650 euros. Par l'introduction de ce premier recours contentieux, la société Lombard et Guérin doit être réputée avoir eu connaissance de la décision portant rejet implicite de sa réclamation préalable au plus tard le 17 décembre 2019. Alors même que cette décision n'aurait pas été précédée de la délivrance d'un accusé de réception comportant la mention des voies et délais de recours conformément aux dispositions de l'article R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration précitées, elle ne pouvait en conséquence saisir à nouveau le juge, plus de deux mois après l'introduction du premier recours, d'une demande indemnitaire identique portant sur la réparation des mêmes dommages causés par le même fait générateur, alors qu'elle n'invoque pas par ailleurs de dommages qui seraient nés, se seraient aggravés, ou auraient été révélés dans toute leur ampleur postérieurement à la décision administrative ayant rejeté sa réclamation. Dès lors, les conclusions indemnitaires présentées par la société requérante sont tardives, et doivent, par suite, être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 1 000 euros à verser à la société Lombard et Guérin Gestion au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le titre de recettes émis le 18 mai 2021 par la ville de Paris est annulé.
Article 2 : La ville de Paris versera à la société Lombard et Guérin Gestion la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Lombard et Guérin Gestion et à la ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 25 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Le Roux, présidente,
Mme Madé, première conseillère,
Mme Berland, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2023.
La rapporteure,
C. MADÉ
La présidente,
M-O. LE ROUX La greffière,
S. RAHMOUNI
La République mande et ordonne à la ville de Paris en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/4-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417280
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du ministre de la justice refusant un changement de nom. Le juge a estimé que la requérante justifiait d'un intérêt légitime exceptionnel, fondé sur des motifs affectifs, pour porter le nom de son père biologique et affectif, et ce malgré l'existence d'une filiation paternelle légalement établie à l'égard d'un autre homme. La décision s'appuie sur l'article 61 du code civil, qui n'assujettit pas l'intérêt légitime à changer de nom à l'existence d'un lien de filiation avec le porteur du nom sollicité.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402737
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les condamnations et le comportement agressif de l'intéressé, évoluant vers des menaces à caractère terroriste, constituaient une menace grave pour l'ordre public et portaient atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Le tribunal a également jugé que l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504315
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois condamné pour meurtre, qui demandait l'annulation de son arrêté d'expulsion du 5 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui invoquait une menace grave pour l'ordre public, était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 631-1) et du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406377
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Habitat Cavaignac visant à annuler l'arrêté municipal du 17 janvier 2024 refusant la transformation d'un local commercial en meublé de tourisme. La juridiction a jugé que le refus de la Maire de Paris était légal, car il était justifié par la nécessité de protéger l'environnement urbain et l'équilibre entre les fonctions de la ville, conformément au règlement municipal adopté sur le fondement du code du tourisme (articles L. 324-1-1 et R. 324-1-5). La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire à l'encontre de la Ville a également été rejetée.
23/03/2026