lundi 27 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2115605 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | LE METAYER ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 juillet 2021, la société S.M.B.I., représentée par Me Berger, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2015, 2016 et 2017 ainsi que des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période couverte par ces exercices ;
2°) la restitution, à concurrence de 18 678,38 euros, de la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a acquittée au titre de l'année 2017 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de le condamner aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- la décision de rejet de sa réclamation préalable est insuffisamment motivée ;
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en litige :
- compte tenu de son activité professionnelle, elle doit se voir appliquer le régime de taxe sur la valeur ajoutée sur la marge au titre de la vente de quatre immeubles ;
- la vente de l'immeuble situé 52 rue Boissière à Paris doit être regardée comme parfaite au cours de l'année 2016 ;
- elle a procédé à l'absorption de la société SCCV Résidence Alexandra ; à ce titre elle est en droit de déduire, au titre de l'année 2017, la taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les dépenses qu'elle a engagées se rapportant aux opérations de cette société et ainsi que celles engagées par cette dernière au cours de cette année à hauteur de 18 678,38 euros ;
- la provision pour dépréciation d'un montant de 80 000 euros concernant un bien immobilier acquis pour un montant de 1 700 000 euros est justifiée par la probable annulation du permis de construire permettant sa rénovation ainsi que par l'évaluation notariée de la valeur du bien à hauteur seulement de 1 100 000 euros ;
- la vente de l'immeuble situé rue de Milan à Paris a eu lieu le 24 novembre 2016, elle est donc en droit d'obtenir le dégrèvement de la rectification d'impôt sur les sociétés afférente à la variation d'en cours de production au titre de l'année 2017 ;
- la vente de l'immeuble situé 52 rue Boissière à Paris étant intervenue en 2016, elle est en droit de bénéficier du taux réduit d'impôts sur les sociétés ;
En ce qui concerne les pénalités :
- elle a communiqué la liste des tiers concernés par les revenus regardés distribuées dans ses observations du 13 février 2019 ainsi que leurs adresses par courrier du 26 mars suivant ; le service ne pouvait mettre à sa charge la pénalité prévue à l'article 1759 du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2022, l'administrateur général des Finances publiques de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la société S.M.B.I. n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Barruel,
- et les conclusions de Mme Alidière, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société S.M.B.I., qui exerce une activité de marchand de biens et de promotion immobilière, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos en 2015, 2016 et 2017. L'administration lui a notamment notifié, par proposition de rectification du 10 décembre 2018, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que des rehaussements d'impôts sur les sociétés au titre de la période vérifiée. Par la présente requête, la société S.M.B.I. demande la décharge, en droits et pénalités, des impositions supplémentaires ainsi mises à sa charge.
2. Les irrégularités qui peuvent entacher la décision statuant sur la réclamation du contribuable sont sans influence sur la régularité et le bien-fondé des impositions. Par suite, le moyen soulevé par la société S.M.B.I. tiré de ce que la décision de rejet de sa réclamation serait insuffisamment motivée est inopérant.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :
3. D'une part, l'article 205 de l'annexe II du code général des impôts dispose : " La taxe sur la valeur ajoutée grevant un bien ou un service qu'un assujetti à cette taxe acquiert, importe ou se livre à lui-même est déductible à proportion de son coefficient de déduction ". D'autre part, aux termes de l'article 260-5 bis du code général des impôts : " Peuvent sur leur demande acquitter la taxe sur la valeur ajoutée : () 5° bis Les personnes qui réalisent une opération visée au 5 de l'article 261 ". Aux termes de l'article 261 du même code : " Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée : () 5. (Opérations immobilières) : / 1° Les livraisons de terrains qui ne sont pas des terrains à bâtir au sens du 1° du 2 du I de l'article 257 ; 2° Les livraisons d'immeubles achevés depuis plus de cinq ans ". L'article 201 quater du même code précise : " L'option prévue au 5° bis de l'article 260 du code général des impôts s'exerce distinctement par immeuble, fraction d'immeuble ou droit immobilier mentionné au 1 du I de l'article 257 de ce code, relevant d'un même régime au regard des articles 266 et 268 du même code. Il doit être fait mention de cette option dans l'acte constatant la mutation ". Enfin, l'article 1583 du code civil prévoit que la vente : " est parfaite entre les parties, et la propriété est acquise de droit à l'acheteur à l'égard du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose et du prix, quoique la chose n'ait pas encore été livrée ni le prix payé ".
4. En premier lieu, la société S.M.B.I. soutient que compte tenu de son activité professionnelle, elle souhaite se voir appliquer le régime de taxe sur la valeur ajoutée à la marge au titre de quatre ventes. Cependant, il résulte des termes de l'acte de vente du bien situé 1, boulevard de Strasbourg à Villiers-sur-Marne en 2015 que l'acheteur s'acquittera de la taxe sur la valeur ajoutée sur l'intégralité du prix et non à la marge ainsi que des attestations notariées relatives aux trois autres ventes invoquées que la société requérante, en sa qualité de vendeur, n'a pas opté pour le régime de la taxe sur la valeur ajoutée à la marge.
5. En second lieu, si la société soutient que la vente de l'immeuble située 52 rue Boissière dans le 16ème arrondissement de Paris, intervenue le 22 juillet 2017, devait être regardée comme parfaite au cours de l'année 2016 et donc rattachée à une période antérieure à 2017, d'une part, elle ne verse à l'instance aucune pièce de nature à l'établir, ni promesse de vente, ni prolongation de cette promesse, ni acte de vente et d'autre part, elle n'établit pas que ce rattachement aurait des conséquences sur la détermination des coefficients de déduction de 2015.
6. Il résulte de ce qui précède que les coefficients de déduction appliqués par l'administration ne sont pas erronés.
En ce qui concerne les cotisations primitives de taxe sur la valeur ajoutée de l'année 2017 :
7. La société requérante soutient que, ayant absorbé la société SCCV Résidence Alexandra, sa filiale, le 31 décembre 2017, elle doit bénéficier du crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 12 418,38 euros dont bénéficiait cette dernière au titre de l'année 2017 ainsi que de la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les dépenses qu'elle a engagées et se rapportant aux opérations de sa filiale au cours de cette même année à hauteur de 6 260 euros. Cependant la seule production du journal mensuel des écritures de la société Résidence Alexandra ainsi que des factures réglées soit par la société requérante soit par la filiale, dont elle soutient, au demeurant sans l'établir, qu'elles seraient relatives à des opérations de cette dernière, est insuffisante pour justifier du droit à déduction qu'elle invoque ou pour établir que les cotisations primitives de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge, au titre de l'année en litige, seraient inexactes.
En ce qui concerne les rectifications d'impôt sur les sociétés :
8. En premier lieu, aux termes du 1 de l'article 39 du code général des impôts, applicable à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 du même code : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : / 5° Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que des événements en cours rendent probables, à condition qu'elles aient été effectivement constatées dans les écritures de l'exercice ".
9. Il résulte de ces dispositions qu'une entreprise peut valablement porter en provision et déduire des bénéfices imposables des sommes correspondant à des pertes ou charges qui ne seront supportées qu'ultérieurement par l'entreprise, à la condition que ces pertes ou charges soient nettement précisées quant à leur nature et susceptibles d'être évaluées avec une approximation suffisante, qu'elles apparaissent en outre comme probables eu égard aux circonstances de fait constatées à la date de clôture de l'exercice, et qu'enfin, elles se rattachent par un lien direct aux opérations de toute nature déjà effectuées à cette date par l'entreprise. Il appartient au contribuable d'établir le bien fondé et de justifier du montant d'une telle provision au regard des caractéristiques de l'exploitation au cours des années en litige.
10. La société S.M.B.I. a acquis en mai 2017 un bien immobilier situé à Ville d'Avray pour un montant de 1 700 000 euros. A la fin de cet exercice, elle a inscrit une provision pour dépréciation de ce bien d'un montant de 80 000 euros. Pour justifier de l'inscription de cette provision, elle fait d'abord valoir que le permis de construire délivré en vue de la rénovation de ce bien faisait l'objet d'un contentieux et risquait d'être annulé au regard des conclusions prononcées par le rapporteur public au Conseil d'Etat lors de l'audience du 27 novembre 2017 qui concluait à l'annulation du jugement par lequel le tribunal administratif avait rejeté les conclusions en annulation de ce permis. Cependant, il est constant que l'acquisition de ce bien a été réalisé, en partie, grâce à un crédit marchand de bien accordé pour un projet de découpage de la parcelle concernée en deux lots vendus séparément, la maison et un terrain nu, respectivement à 1 100 000 et 1 150 000 euros et non de promotion immobilière. Or, la société requérante ne détaille ni la portée du permis de construire attaqué, lequel au demeurant a été délivré à une autre société et dont le contentieux avait été engagé avant l'achat par la société requérante, ni les conséquences d'un éventuel refus de permis sur la valeur du bien dont s'agit.
11. La société requérante fait également état d'une estimation notariée, du 19 septembre 2018, selon laquelle ce bien était évalué à 1 100 000 euros. Or, cette estimation notariée a été établie postérieurement à l'exercice clos en 2017 et ne saurait ainsi révéler une perte probable au cours de cette année, alors même qu'elle serait fondée sur des ventes réalisées antérieurement. Au surplus, l'administration fiscale fait valoir, sans être sérieusement contredite, que cette évaluation ne concerne qu'une partie du bien et non le terrain dans son ensemble.
12. Enfin, la société n'apporte aucun élément de nature à justifier avec précision le montant de la provision litigieuse, laquelle représente 47 % du prix d'achat, constituée seulement sept mois après son acquisition. Dans ces conditions, l'administration fiscale était fondée à considérer que la constitution de cette provision pour dépréciation ne présentait ni un caractère certain ni était précisément justifiée et, par suite, à la réintégrer aux résultats imposables de la société S.M.B.I.
13. En deuxième lieu, si pour contester la variation d'en-cours de production de biens au titre de l'année 2017 concernant l'immeuble situé rue de Milan dans le IXème arrondissement de Paris, la société S.M.B.I. soutient que la vente de cet immeuble a eu lieu le 24 novembre 2016, soit au cours d'un autre exercice, cette circonstance est sans incidence sur les impositions litigieuses dès lors qu'il ne ressort pas de la proposition de rectification que des rectifications relatives à cet immeuble ont été opérées au titre de l'année 2017. Au surplus, la société n'apporte aucune précision ni document de nature à établir ses allégations alors qu'il résulte de l'instruction qu'elle a procédé à la vente de deux immeubles situés rue de Milan, l'un le 24 novembre 2016 et le second le 30 janvier 2017.
14. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5. de la présente décision la société n'est pas fondée à soutenir que la vente de l'immeuble située rue Boissière serait intervenue en 2016 et contester, pour ce motif, que lui soit appliqué le taux normal d'impôt sur les sociétés.
Sur les pénalités :
15. Aux termes de l'article 117 du même code : " Au cas où la masse des revenus distribués excède le montant total des distributions tel qu'il résulte des déclarations de la personne morale visées à l'article 116, celle-ci est invitée à fournir à l'administration, dans un délai de trente jours, toutes indications complémentaires sur les bénéficiaires de l'excédent de distribution. / En cas de refus ou à défaut de réponse dans ce délai, les sommes correspondantes donnent lieu à l'application de la pénalité prévue à l'article 1759 ". Aux termes de l'article 1759 du même code : " Les sociétés et les autres personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés qui versent ou distribuent, directement ou par l'intermédiaire de tiers, des revenus à des personnes dont, contrairement aux dispositions des articles 117 et 240, elles ne révèlent pas l'identité, sont soumises à une amende égale à 100 % des sommes versées ou distribuées. Lorsque l'entreprise a spontanément fait figurer dans sa déclaration de résultat le montant des sommes en cause, le taux de l'amende est ramené à 75 %. ". Il résulte de ces dispositions que la circonstance que l'administration connaisse ou soit susceptible de connaître les bénéficiaires de sommes regardées comme des revenus réputés distribués n'est pas de nature à lui interdire d'inviter la société distributrice à désigner l'identité et l'adresse des bénéficiaires dans un délai de trente jours, dans les conditions prévues par l'article 117 précité, et ne fait obstacle ni à ce qu'elle applique à cette société, à défaut de toute réponse, l'amende prévue par l'article 1759 du même code, ni à ce qu'une réponse tardive ou manifestement incomplète ou insuffisante soit assimilée à un défaut de réponse.
16. Il résulte de l'instruction que, par la proposition de rectification du 10 décembre 2018, l'administration a, en application des dispositions précitées, invité la société requérante à lui faire connaitre dans un délai de trente jours l'identité et l'adresse du ou des bénéficiaires réels des revenus distribués, correspondant à la réintégration au bénéfice imposable des dépenses en lien avec la chasse en indiquant, pour chacun d'eux, le montant. La société S.M.B.I. soutient avoir répondu à cette demande par ses courriers des 13 février et 26 mars 2019. Cependant si ces courriers comportaient une liste de quatorze personnes, seul le second, transmis postérieurement à l'expiration du délai de trente jours prévu par les dispositions précitées communiquait leur adresse et aucun ne précisait les montants perçus par chacun des bénéficiaires. Dans ces conditions, au regard de l'incomplétude de ces réponses et du délai dans lequel elles ont été communiquées, la société doit être regardée comme n'ayant pas répondu à cette demande et l'administration était, par suite, fondée à appliquer l'amende prévue par l'article 1759 du code général des impôts.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la société S.M.B.I. n'est pas fondée à demander la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2015, 2016 et 2017 ainsi que des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période couverte par ces exercices ni la réduction des cotisations primitives de taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a acquittées au titre de l'année 2017. Par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par la société S.M.B.I. est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société S.M.B.I. et à l'administrateur général des Finances publiques de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 13 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Le Roux, présidente,
Mme Barruel, première conseillère,
Mme Berland, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2023.
La rapporteure,
L. BARRUELLa présidente,
M-O. LE ROUX
La greffière,
F. RAJAOBELISON
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/4-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417280
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du ministre de la justice refusant un changement de nom. Le juge a estimé que la requérante justifiait d'un intérêt légitime exceptionnel, fondé sur des motifs affectifs, pour porter le nom de son père biologique et affectif, et ce malgré l'existence d'une filiation paternelle légalement établie à l'égard d'un autre homme. La décision s'appuie sur l'article 61 du code civil, qui n'assujettit pas l'intérêt légitime à changer de nom à l'existence d'un lien de filiation avec le porteur du nom sollicité.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402737
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les condamnations et le comportement agressif de l'intéressé, évoluant vers des menaces à caractère terroriste, constituaient une menace grave pour l'ordre public et portaient atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Le tribunal a également jugé que l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504315
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois condamné pour meurtre, qui demandait l'annulation de son arrêté d'expulsion du 5 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui invoquait une menace grave pour l'ordre public, était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 631-1) et du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406377
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Habitat Cavaignac visant à annuler l'arrêté municipal du 17 janvier 2024 refusant la transformation d'un local commercial en meublé de tourisme. La juridiction a jugé que le refus de la Maire de Paris était légal, car il était justifié par la nécessité de protéger l'environnement urbain et l'équilibre entre les fonctions de la ville, conformément au règlement municipal adopté sur le fondement du code du tourisme (articles L. 324-1-1 et R. 324-1-5). La demande d'injonction et de condamnation pécuniaire à l'encontre de la Ville a également été rejetée.
23/03/2026