lundi 11 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2116678 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CREAC'H |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 août 2021, M. A B, représenté par Me Creac'h, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2014 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'administration, en imposant au titre de l'année 2014 des sommes inscrites à son compte courant d'associé au 31 décembre 2013 a méconnu le principe d'annualité de l'impôt ; par suite la procédure de contrôle est irrégulière et les impositions non fondées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au non-lieu partiel et au rejet du surplus des conclusions.
Il soutient que :
- un dégrèvement de 18 833 euros a été prononcé le 1er février 2022 ;
- aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
Par ordonnance du 29 juin 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 31 juillet 2023.
Vu :
- l'avis de dégrèvement n° ERICA_4751 du 1er février 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Barruel,
- et les conclusions de Mme Alidière, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Les époux B, associés de la société par actions simplifiées (SAS) GASTT, devenue NEPTUN par changement de dénomination sociale en mars 2016, qui exerçait une activité de commerce de gros alimentaire non spécialisé avec négoce interentreprise, se sont vu notifier, à la suite de la vérification de comptabilité de cette société, par proposition de rectification du 29 septembre 2016, des rectifications de leur revenu imposable au titre de l'année 2014, selon la procédure de rectification contradictoire. Il en est résulté des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales dont M. B demande la décharge en droits et pénalités.
Sur l'étendue du litige :
2. Le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris fait valoir que, par une décision du 1er février 2022, postérieure à l'introduction de la requête, il a prononcé le dégrèvement partiel des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution sociales auxquelles M. B a été assujetti au titre de l'année 2014 à hauteur, en droits et pénalités, d'une somme de 18 833 euros. Les conclusions du requérant relatives à ces impositions sont, dans cette mesure, devenues sans objet. En revanche, il y a lieu de statuer sur le surplus des conclusions de la requête de M. B.
Sur la régularité de la procédure :
3. Aux termes de l'article 12 du code général des impôts : " L'impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année ".
4. Si M. B soutient que c'est en méconnaissance du principe de l'annualité de l'impôt prévu par ces dispositions que le service vérificateur a imposé au titre de l'année 2014 des sommes inscrites à son compte courant d'associé au 31 décembre 2013, cette circonstance relative au bien-fondé des impositions, est, en tout état de cause, sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition.
Sur le bien-fondé de l'imposition restant en litige :
5. Il résulte de l'instruction que le dégrèvement partiel des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution sociales auxquelles M. B a été assujetti au titre de l'année 2014, prononcé par une décision du 1er février 2022 à hauteur, en droits et pénalités, de 18 833 euros résulte notamment de l'exclusion de la base d'imposition des sommes inscrites à son compte courant d'associé pour un montant total de 30 557,42 euros. Par suite, le moyen soulevé par le requérant et tiré de la méconnaissance du principe de l'annualité de l'impôt par l'imposition de ces sommes au titre de l'année 2014 est sans incidence sur les impositions restant en litige.
6. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales restant en litige auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2014 ainsi que des pénalités correspondantes.
Sur les frais liés au litige :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B à concurrence du dégrèvement des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales dus au titre de l'année 2014 accordé par l'administration par une décision du 1er février 2022 pour un montant, en droits et pénalités, de 18 833 euros.
Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 27 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Le Roux, présidente,
Mme Barruel, première conseillère,
Mme Berland, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2023.
La rapporteure,
L. BARRUELLa présidente,
M-O. LE ROUX
La greffière,
F. RAJAOBELISON
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/4-
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Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du ministre de la justice refusant un changement de nom. Le juge a estimé que la requérante justifiait d'un intérêt légitime exceptionnel, fondé sur des motifs affectifs, pour porter le nom de son père biologique et affectif, et ce malgré l'existence d'une filiation paternelle légalement établie à l'égard d'un autre homme. La décision s'appuie sur l'article 61 du code civil, qui n'assujettit pas l'intérêt légitime à changer de nom à l'existence d'un lien de filiation avec le porteur du nom sollicité.
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Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402737
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