LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2118038

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2118038

jeudi 3 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2118038
TypeDécision
PublicationD
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET ARENTS, TRENNEC (SCP)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. AG, brigadier-chef de police, contestant l'arrêté du 30 juillet 2021 du ministre de l'intérieur établissant le tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021, ainsi que les nominations subséquentes. Le tribunal a constaté que cet arrêté avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d'Orléans, rendant sans objet les conclusions en annulation du tableau. Par voie de conséquence, le tribunal a annulé les cinquante-sept arrêtés individuels de nomination pris sur le fondement de ce tableau illégal, sans examiner leur bien-fondé. Cette solution s'appuie sur les principes de l'autorité de la chose jugée et de l'effet rétroactif de l'annulation d'un acte réglementaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 août 2021 et 13 octobre 2022, M. AP AG, représenté par Me Trennec, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du ministre de l'intérieur en date du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021 ;

2°) d'annuler les nominations de Mme CX, M. V CI, M. AQ E, M. C CG, M. AR CH, M. BM Y, M. CR S, M. BN R, Mme G K, M. B J, M. BK AC, M. CF M, Mme AH CW, M. CV AN, M. BE P, M. CP BF, M. AO AM, M. BN CU, M. Q AX, Mme BQ CO, M. AE BP, M. CN U, M. CT Sergent, Mme BC W, Mme BU CQ, M. F BW, M. CT T, M. AK BY, M. H BT, M. CK BZ, M. AB AV, M. L Z, Mme A CY BI, M. BD AU, M. N CM, M. D AD, M. BM CC, M. AL BX, M. BL AT, M. CB X, M. AP BB, M. CD AJ, M. AA AY, M. BV CL, Mme CE AW, M. BI CA, M. BI BG, M. BS CJ, Mme CE BO, M. O CS, M. CR AI, Mme AZ BJ, M. Q AX, M. O BH, M. BE BR, M. CG BA, M. BM AF et M. AS I ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'arrêter un nouveau tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021 et de l'y inscrire, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté portant tableau d'avancement n'a pas été pris après un examen approfondi de la valeur respective des candidats ;

- il est entaché d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article 23 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 car M. AM et M. BF n'en remplissaient pas les conditions ;

- cet arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que ses mérites professionnels étaient supérieurs à ceux de plusieurs fonctionnaires inscrits au tableau ;

- l'illégalité du tableau d'avancement entrainera, par voie de conséquence, l'annulation des arrêtés de nomination des fonctionnaires y figurant ;

- les arrêtés de nomination de ces fonctionnaires sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'autorité de la chose jugée par le jugement n°2104424 rendu le 14 mai 2024 par le tribunal administratif d'Orléans.

En dépit de la demande qui lui a été adressée par le tribunal, le ministre de l'intérieur, qui emploie les cinquante-sept agents dont les arrêtés individuels de nomination sont contestés par M. AG, n'a pas communiqué leur adresse et n'a pas mis à même le tribunal de les appeler à l'instance.

Par une ordonnance du 13 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 novembre 2022.

Un mémoire présenté pour M. AG a été enregistré le 10 mars 2025 et n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lamarche, première conseillère,

- et les conclusions de Mme Kanté, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. AG, brigadier-chef de police depuis le 1er juillet 2012 qui exerce ses fonctions au sein de la circonscription de sécurité publique (CSP) d'Argenteuil (95), a sollicité son inscription sur le tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021. Par un arrêté n° 4163 du 30 juillet 2021 le ministre de l'intérieur a établi ce tableau d'avancement et n'a pas inscrit M. AG. Par la présente requête, M. AG demande au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que cinquante-sept arrêtés individuels de nomination pris sur son fondement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté portant tableau d'avancement :

2. Par un jugement n° 2104424 du 14 mai 2024 devenu définitif en l'absence d'appel, et intervenu après l'enregistrement de la présente requête, le tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté n° 4163 du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021. Cet arrêté ayant disparu rétroactivement de l'ordonnancement juridique, les conclusions tendant à son annulation sont devenues sans objet en cours d'instance. Il n'y a, par suite, plus lieu de statuer sur ces conclusions.

En ce qui concerne les arrêtés individuels de nomination :

3. Le tableau d'avancement au grade major de police au titre de l'année 2021 ayant été annulé par le jugement précédemment cité du tribunal administratif d'Orléans, l'ensemble des mesures individuelles de nomination intervenues en exécution de ce tableau et qui ne sont pas devenues définitives doivent être annulées par voie de conséquence, sans tenir compte de la valeur professionnelle des agents concernés.

4. Il s'ensuit que les arrêtés individuels de nomination de Mme CX, M. V CI, M. AQ E, M. C CG, M. AR CH, M. BM Y, M. CR S, M. BN R, Mme G K, M. B J, M. BK AC, M. CF M, Mme AH CW, M. CV AN, M. BE P, M. CP BF, M. AO AM, M. BN CU, M. Q AX, Mme BQ CO, M. AE BP, M. CN U, M. CT Sergent, Mme BC W, Mme BU CQ, M. F BW, M. CT T, M. AK BY, M. H BT, M. CK BZ, M. AB AV,M. L Z, Mme A CY BI, M. BD AU, M. N CM, M. D AD, M. BM CC, M. AL BX, M. BL AT, M. CB X, M. AP BB, M. CD AJ, M. AA AY, M. BV CL, Mme CE AW, M. BI CA, M. BI BG, M. BS CJ, Mme CE BO, M. O CS, M. CR AI, Mme AZ BJ, M. Q AX, M. O BH, M. BE BR, M. CG BA, M. BM AF et M. AS I, qui ont été contestés dans le délai de recours contentieux et ne sont dès lors pas devenu définitifs, doivent être annulés.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

5. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / () ". Aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ".

6. L'annulation des arrêtés individuels de nomination intervenues sur le fondement du tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021 annulé par le jugement du tribunal administratif d'Orléans en date du 14 mai 2024 n'implique pas, contrairement à ce que demande M. AG, son inscription au tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021, mais seulement que le ministre de l'intérieur procède au réexamen de sa candidature ainsi que de celles des agents dont les nominations ont été annulées par le présent jugement. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur d'y procéder dans un délai de trois mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés à l'instance :

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. AG d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. AG tendant à l'annulation de l'arrêté n° 4163 du ministre de l'intérieur en date du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de major de police au titre de l'année 2021.

Article 2 : Les nominations au grade de major de police au titre de l'année 2021 de Mme CX, M. V CI, M. AQ E, M. C CG, M. AR CH, M. BM Y, M. CR S, M. BN R, Mme G K, M. B J, M. BK AC, M. CF M, Mme AH CW, M. CV AN, M. BE P, M. CP BF, M. AO AM, M. BN CU, M. Q AX, Mme BQ CO, M. AE BP, M. CN U, M. CT Sergent, Mme BC W, Mme BU CQ, M. F BW, M. CT T, M. AK BY, M. H BT, M. CK BZ, M. AB AV, M. L Z, Mme A CY BI, M. BD AU, M. N CM, M. D AD, M. BM CC, M. AL BX, M. BL AT, M. CB X, M. AP BB, M. CD AJ, M. AA AY, M. BV CL, Mme CE AW, M. BI CA, M. BI BG, M. BS CJ, Mme CE BO, M. O CS, M. CR AI, Mme AZ BJ, M. Q AX, M. O BH, M. BE BR, M. CG BA, M. BM AF et M. AS I sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de procéder au réexamen de la candidature de M. AG ainsi que de celles des agents dont les nominations ont été annulées par le présent jugement, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera une somme de 1 500 euros à M. AG au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. AG est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. AP AG et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 20 mars 2025 à laquelle siégeaient :

M. Davesne, président,

Mme Lamarche, première conseillère,

M. Tanzarella Hartmann, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2025.

La rapporteure,

M. LamarcheLe président,

S. Davesne

La greffière,

V. Lagrède

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2226519

Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande indemnitaire de la société Le Quasimodo Notre-Dame, qui réclamait près de 1,74 million d'euros à l'État pour les préjudices économiques liés à l'incendie de la cathédrale. La juridiction estime que la société, exploitant un restaurant à proximité, n'était pas usagère de l'ouvrage public et n'a pas subi de dommage accidentel direct causé par celui-ci. Le jugement applique les principes de la responsabilité administrative sans faute pour dommages de travaux publics, mais les écarte en l'espèce.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312358

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent public demandant l'annulation du refus de sa nomination à un poste d'expert juridique. Le tribunal a jugé que cette décision de rejet constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux perspectives de carrière de l'agent. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313750

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un gardien de la paix contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens, et ce défaut n'a pas été régularisé dans les délais. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de saisine.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326202

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté ministériel portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023, considérant que l'administration avait méconnu les conditions posées par l'article 15 du décret n° 92-1432 du 30 décembre 1992, en y inscrivant des agents ne remplissant pas les critères statutaires requis pour cet avancement. Par voie de conséquence, les décisions individuelles de nomination prises sur le fondement de ce tableau sont également illégales.

02/04/2026

← Retour aux décisions