mercredi 31 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2118245 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | LABONNELIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 28 août et 16 septembre 2021, le
5 janvier 2022 et le 28 décembre 2023, Mme E B, représentée par Me Lerat demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 juin 2021 du recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France de refus d'affectation de sa fille A G B pour l'année scolaire 2021/2022 dans une classe à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des trois lycées Racine, Georges Brassens ou Jean de la Fontaine, celle du 22 juillet 2021, du même recteur, de rejet du recours gracieux contre cette dernière décision et celle de la même autorité, d'affectation au lycée Paul Valéry ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France de l'affecter dans une classe à double cursus des établissements correspondant aux vœux qu'elle a formulés, à savoir les lycées Racine, Georges Brassens ou Jean de la Fontaine ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-Les décisions ont été édictées par un auteur incompétent, en l'absence d'une délégation à Mme D pour les édicter ;
-Elles sont insuffisamment motivées ;
-Elles ont été prises au terme d'une procédure irrégulière, instituée par une circulaire non publiée et incompétemment prise, d'une part, et sans qu'il ressorte des pièces du dossier qu'elles auraient été prononcées dans des conditions régulières, notamment eu égard à une composition irrégulière du fait de l'absence de M. C, absent de la réunion du 7 juin 2021, et faute pour Mme F, directrice du cursus 7 intensif danse contemporaine au conservatoire municipal d'arrondissement du 12ème, de faire partie de la commission ;
-Les circulaires du 12 février et du 14 avril 2021 prévoyant un " bonus académique " pour les seuls élèves de six structures partenaires méconnaissent le principe d'égalité ;
-Les décisions attaquées font illégalement application de la circulaire du 12 février 2021 n°20AN0030, en méconnaissance des articles L.312-2, R. 312-7 et D.321-11 du code des relations entre le public et l'administration, faute de publication de cette dernière ;
-Elles sont entachées d'erreur de fait et d'appréciation faute d'avoir pris en considération le niveau artistique et les qualités de l'intéressée ;
-L'insuffisance de places en classe à horaires aménagés n'est pas établie car plusieurs places demeurent vacantes ;
-Les textes applicables n'ont pas été appliqués correctement, l'intéressée n'ayant pas bénéficié du total des points auquel elle avait droit.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2023, le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France conclut à ce qu'il n'y ait pas lieu de statuer sur la requête, subsidiairement, au rejet de la requête comme irrecevable et subsidiairement, à son rejet au fond.
Il soutient que :
-les décisions des 29 juin et 22 juillet 2021 ont été " de facto retirées " dès lors que leur a été " substituée " une décision d'affectation dans une classe à horaires aménagés " sport " au sein du lycée Paul Valéry ;
-les conclusions de la requête sont irrecevables, faute pour la requérante d'avoir un intérêt suffisant à agir, dès lors qu'elle a bénéficié d'une affectation dans un lycée conformément aux règles posées par le code de l'éducation et d'une décision favorable conforme à sa demande du 9 juillet 2021 d'affectation dans une classe à horaires aménagés pour permettre à sa fille la poursuite de sa pratique de la danse ;
-la circulaire n°21AN0030 n'avait pas vocation à être publiée et dès lors qu'elle était mentionnée dans une autre circulaire, n°21AN0074, qui avait été publiée, la requérante pouvait en obtenir communication sur sa demande.
Par une ordonnance du 13 décembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 28 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grossholz,
- les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique,
- et les observations de Me Sanches substituant Me Lerat, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 29 juin 2021 par laquelle le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France a refusé l'affectation de sa fille, A G B, née en 2006 et qui pratique la danse dans le cadre du troisième cycle intensif du conservatoire municipal du douzième arrondissement de Paris, en classe de seconde à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des trois lycées Racine, Georges Brassens ou Jean de La Fontaine au titre de l'année scolaire 2021/2022 conformément à ses vœux, ensemble la décision du 22 juillet 2021 de rejet de son recours gracieux par la même autorité et de la décision d'affectation au lycée Paul Valéry.
Sur le cadre juridique :
2. Aux termes de l'article 12 de l'arrêté n° 2021-114-RA du 24 juin 2021 fixant les conditions d'affectation en lycée public dans la voie générale et technologique : " pour certaines formations à recrutement spécifiques " (sic), " l'affectation est soumise à des règles propres définies dans la circulaire 21AN0074 relative aux modalités et procédures d'affectation dans les divers niveaux et séries de lycées ". Les lycées Racine, Georges Brassens et Jean de La Fontaine figurent dans la liste des " formations à recrutement particuliers " (sic) en annexe 9 à cette circulaire, à raison de leurs classes de secondes générales et technologiques " double cursus musique et danse ".
Sur le non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête :
3. Contrairement à ce qu'affirme le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France dans ses écritures en défense à la présente instance, la décision d'affectation de A G B dans une classe à horaires aménagés " sports " au sein du lycée Paul Valéry, à la supposer établie, ne s'analyse pas en un retrait des décisions attaquées, en particulier de celle refusant son affectation dans une classe à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " de l'un des trois lycées Racine, Georges Brassens et Jean de La Fontaine conformément à la demande qu'elle avait formulée. Il en résulte que les conclusions de la requête, tendant notamment à l'annulation de cette décision, conservent leur objet et qu'il y a lieu d'y statuer.
Sur la recevabilité des conclusions de la requête :
4. Contrairement à ce qu'oppose le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France en défense à la présente instance, à supposer que A G B ait bénéficié d'une affectation dans une classe à horaires aménagés " sports " au sein du lycée Paul Valéry lui permettant de suivre le troisième cycle intensif du conservatoire municipal du douzième arrondissement de Paris, la requérante justifie néanmoins d'un intérêt lui donnant qualité, à tout le moins aux dates de la décision refusant l'affectation de sa fille dans une classe à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " de l'un des trois lycées qu'elle avait demandés, de celle rejetant son recours gracieux à l'encontre de cette dernière et de celle portant affectation au lycée Paul Valéry, pour agir à l'encontre de celles-ci. Il en résulte que la fin de non-recevoir opposée par le recteur doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
5. En premier lieu, qu'aux termes de l'article R 312-7 du code des relations entre le public et l'administration : " Les instructions ou circulaires qui n'ont pas été publiées sur l'un des supports prévus par les dispositions de la présente section ne sont pas applicables et leurs auteurs ne peuvent s'en prévaloir à l'égard des administrés ".
6. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la " grille d'analyse " des candidatures fournie par l'administration à l'appui de ses écritures en défense qui fait état d'un " bonus " de 100 points attribué aux candidats de certaines structures et il n'est d'ailleurs pas contesté que les décisions litigieuses ont été prises en application de la circulaire 21AN0030, réservant cet avantage à ces candidats. Il est constant que cette dernière n'a pas fait l'objet d'une publication selon les modalités prévues par les dispositions précitées. Contrairement à ce que prétend l'administration dans ses écritures en défense, la circonstance que la circulaire 21AN0074, publiée, mentionnait la circulaire 21AN0030 n'est pas de nature à suppléer au défaut de publication de cette dernière, dès lors notamment qu'il n'appartient pas aux administrés de chercher à se procurer, à supposer même qu'ils le puissent, les circulaires que l'administration entend appliquer et leur opposer. Le défaut de publication de la circulaire 21AN0030 a d'ailleurs pu, en l'espèce, influer sur le choix de la jeune A G B en faveur du troisième cycle intensif du conservatoire municipal du douzième arrondissement de Paris plutôt que du conservatoire régional de Boulogne, dont il n'est pas contesté qu'elle en avait aussi réussi le concours d'entrée et qui lui aurait permis, en application de la circulaire non publiée, de bénéficier du " bonus " prévu par celle-ci. Il en résulte que l'administration ne pouvait légalement faire application de cette circulaire en édictant les décisions attaquées et que ces dernières sont illégales et doivent par suite être annulées.
7. En second lieu, que le principe d'égalité qui régit le fonctionnement des services publics ne s'oppose pas à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général, pourvu que, dans l'un comme dans l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport avec l'objet de la norme qui l'établit.
8. Il ressort des pièces du dossier que la circulaire 21AN0074 mentionnée au point 2 du présent jugement a pour objet, comme l'expose en son premier paragraphe la circulaire 21AN0030 à laquelle elle renvoie, de " permettre aux élèves de pratiquer une activité artistique de manière soutenue (musique, danse, théâtre) " au moyen du développement de " plusieurs types de dispositifs permettant leur accueil au sein d'établissements permettant des aménagements du temps scolaire et un enseignement artistique renforcé dans la discipline sollicitée ".
9. La circulaire 21AN0074 prévoit que " le recrutement en double cursus " " musique et danse " " s'appuie prioritairement " sur six partenaires qu'elle énumère et que " les éventuelles places restantes après l'admission des élèves retenus par les partenaires seront mobilisées en tenant compte de la structure artistique de rattachement (niveau national, régional, départemental, local) ainsi que du niveau et du volume de pratique artistique, avec priorité donnée aux candidats domiciliés à Paris. Les candidatures des élèves suivant un 3ème cycle ou un cycle spécialisé des conservatoires municipaux d'arrondissement parisiens (CMA) feront ainsi l'objet d'une attention particulière. Les 6 structures partenaires de l'académie de Paris, ayant signé des conventions avec les établissements accueillant des classes à double cursus () sont : - Conservatoire national supérieur de musique et de danse ; - Maîtrise de Radio France ; - Conservatoire à rayonnement régional de Paris ; - Conservatoire à rayonnement régional de Boulogne ; - Maîtrise populaire - Opéra-comique ; - Maîtrise de Notre Dame ". La circulaire 21AN0030 à laquelle cette première circulaire renvoie, prévoit qu'un bonus de 80 à 100 points est attribué à toute candidature d'un élève de l'une des six structures partenaires. Elle indique encore qu'" avec un bonus de 80 à 100 points, les candidats des structures partenaires sont assurés d'être affectés ". Il ressort des pièces du dossier et plus précisément, de la " grille d'analyse " produite par l'administration à l'appui de ses écritures en défense à la première instance que la candidature de A G B a été examinée en application de ce dispositif et qu'en particulier, un bonus de 100 points, dont elle n'a pas bénéficié, a été attribué à tout candidat de l'une des structures partenaires tandis que 40 points au maximum pouvaient être attribués au titre du niveau artistique de chaque candidat, pour l'appréciation duquel était prise en compte la " qualité de la structure ", 2 points au maximum au titre de ses formations particulières et 20 points au maximum pouvaient l'être au titre du niveau scolaire.
10. Pour justifier de la légalité de cette différence de traitement en fonction de la structure artistique de rattachement au regard du principe d'égalité tel qu'il a été rappelé au point 7 du présent jugement, l'administration soutient d'une part que cette différence de traitement se justifierait par la circonstance que " la pratique artistique de l'élève portée par la structure artistique avec laquelle l'établissement scolaire a conventionné se doit en effet d'être nécessairement articulée avec l'établissement scolaire, tant en terme de niveau de pratique qu'en terme d'organisation de la vie de l'élève ". Elle n'apporte toutefois aucun élément au soutien de la nécessité du conventionnement pour assurer une telle articulation, alors qu'il ressort des pièces du dossier que " les éventuelles places restantes " peuvent et sont attribuées à des élèves ne relevant pas des partenaires conventionnés. L'administration se borne d'autre part à affirmer qu'" incontestablement, le niveau de pratique artistique porté par les 6 structures partenaires de l'académie que sont le conservatoire national supérieur de musique et de danse, les deux conservatoires à rayonnement régional de paris et de Boulogne-Billancourt, la Maîtrise populaire, la Maîtrise de Notre Dame et la Maîtrise de Radio-France, correspond à un niveau préprofessionnel régional voire national, et même international ". Elle n'apporte toutefois aucun élément concernant la différence de niveau ainsi alléguée entre la pratique dans ces structures et celle dans le cadre du troisième cycle intensif du conservatoire municipal du douzième arrondissement de Paris choisi par A G B. Elle ne justifie donc pas qu'une différence de traitement en fonction de la structure artistique de rattachement du candidat serait en rapport avec l'objet de la norme qui l'établit. Au surplus, à supposer même que la différence de niveau alléguée serait établie et partant de nature à justifier, en son principe, une différence de traitement en fonction de ce critère, l'administration ne justifie pas que l'ampleur de l'avantage résultant de l'attribution de 80 à 100 points au titre du " bonus " litigieux, soulignée par les termes mêmes de la circulaire, ainsi qu'il a été dit au point 9 du présent jugement, constituerait une différence de traitement en rapport avec l'objet de la norme qui l'établit et partant conforme au principe d'égalité.
11. Il en résulte qu'en rejetant la candidature de A G B après l'avoir examinée au regard des critères fixés par la circulaire 21AN0030 et plus précisément, de l'attribution du " bonus " litigieux, le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France a méconnu le principe d'égalité. Il en résulte que ses décisions doivent être annulées en raison de leur illégalité.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
12. Eu égard au motif de l'annulation prononcée, et dans les circonstances très particulières de l'espèce, le présent jugement implique que le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France réexamine la candidature de l'intéressée à une affectation en classe de seconde à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des trois lycées Racine, Georges Brassens ou Jean de La Fontaine au titre de l'année scolaire 2021/2022, sans que soit pris en compte le " bonus " de points illégalement prévu par la circulaire 21AN0030 alloué aux candidats de l'une des six structures " partenaires ". Il lui est enjoint d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : Les décisions du recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France du 29 juin 2021 de refus d'affectation de A G B pour l'année scolaire 2021/2022 dans une classe à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des trois lycées Racine, Georges Brassens ou Jean de la Fontaine, celle du 22 juillet 2021 de rejet du recours gracieux contre cette dernière décision et celle d'affectation au lycée Paul Valéry sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France de réexaminer les candidatures au titre de l'année scolaire 2021/2022 à une affectation en classe de seconde à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des trois lycées Racine, Georges Brassens ou Jean de La Fontaine au titre de l'année scolaire 2021/2022, sans que soit pris en compte le " bonus " de points illégalement prévu par la circulaire 21AN0030 alloué aux candidats de l'une des six structures " partenaires ". dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Mme B une somme de 2 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B et au recteur de la région académique Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Grossholz, première conseillère,
M. Khansari, conseiller,
Rendu public par mise à disposition du greffe le 31 janvier 2024.
La rapporteure,
C. GROSSHOLZ
La présidente,
S. VIDALLa greffière,
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
01/04/2026