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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2118310

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2118310

mercredi 31 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2118310
TypeDécision
PublicationC
Formation1re Section - 1re Chambre
Avocat requérantLABONNELIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 30 août, 16 septembre et 31 décembre 2021 et 29 mars 2022, M. B A C, représenté par Me Lerat demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France de refus d'affectation de son fils E A C pour l'année scolaire 2021/2022 dans une classe à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des lycées Georges Brassens ou Racine en date du 29 juin 2021, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux en date du 15 juillet 2021 et celle de fermeture d'une classe à horaires aménagés au lycée Georges Brassens ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France d'affecter son fils dans une classe à double cursus d'un des lycées correspondant aux vœux qu'il a formés ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

-Une décision implicite d'acceptation est née du silence gardé par l'administration sur sa demande d'affectation de son fils en classe à horaires aménagés au lycée Georges Brassens ;

-Le refus d'affectation dans ce dernier procède d'une rupture d'un usage s'agissant des élèves du cursus " CHAM " du collège Gustave Courbet de Romainville ;

-La décision de rejet de son recours gracieux est entachée d'erreur de fait car son fils a bien demandé un cursus spécifique, à savoir, un double cursus musique ;

-l'arrêté du 24 juin 2021 et la circulaire X74 ont été publiés trop tardivement pour permettre une formulation éclairée des vœux, les candidatures devant être déposées au plus tard le 30 avril suivant ;

-Les décisions de refus d'affectation et de rejet du recours gracieux ont été édictées par un auteur incompétent, en l'absence d'une délégation à Mme D pour les édicter ;

-Elles sont insuffisamment motivées, en droit comme en fait ;

-Elles ont été prises au terme d'une procédure irrégulière, instituée par une circulaire non publiée et incompétemment prise, d'une part, et sans qu'il ressorte des pièces du dossier qu'elles auraient été prononcées dans des conditions régulières, notamment eu égard à l'absence de la réunion de la commission de l'inspecteur de sport, compétent pour la danse ;

-Les circulaires du 12 février et du 14 avril 2021 prévoyant un " bonus académique " pour les seuls élèves de six structures partenaires et la circulaire du 12 février 2021 prévoyant une priorité pour les élèves parisiens méconnaissent le principe d'égalité ;

-Les décisions attaquées font illégalement application de la circulaire du 12 février 2021 n°20AN0030, en méconnaissance des articles L.312-2, R. 312-7 et D.321-11 du code des relations entre le public et l'administration, faute de publication de cette dernière, qui d'ailleurs ne comporte aucune signature ;

-Elles sont entachées d'erreur de droit car la décision du 15 juillet 2021 révèle qu'elles ont été prises en méconnaissance de ce que les demandes d'affectation dans les classes à horaires aménagés ne sont pas ouvertes aux seuls candidats résidant à Paris ;

-Elles sont entachées d'erreur de fait et d'appréciation faute d'avoir pris en considération le niveau artistique et les qualités de l'intéressé, qui a besoin de l'affectation demandée pour progresser en musique à un rythme suffisant ;

-L'insuffisance de places en classe à horaires aménagés n'est pas établie car plusieurs places demeurent vacantes ;

-La décision de fermeture d'une classe à horaires aménagés au lycée Georges Brassens a été prise avant les décisions de refus d'affectation.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 28 février et 5 mai 2022, le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France conclut au rejet de la requête comme irrecevable et subsidiairement, à son rejet au fond.

Il soutient que :

-les conclusions de la requête sont irrecevables, faute pour le requérant d'avoir un intérêt suffisant à agir, dès lors qu'il a bénéficié d'une affectation dans un lycée conformément aux règles posées par le code de l'éducation, conforme à l'un des vœux qu'il a formulés et qu'il peut poursuivre son apprentissage de la musique en dehors d'une affectation dans une classe à horaires aménagés ;

-les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 7 avril 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 6 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grossholz,

- les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique,

- et les observations de Me Sanches substituant Me Lerat, représentant M. A C.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, demande au tribunal d'annuler la décision du recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France de refus d'affectation de son fils E A C pour l'année scolaire 2021/2022 dans une classe à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des lycées Georges Brassens ou Racine en date du 29 juin 2021, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux en date du 15 juillet 2021 et celle de fermeture d'une classe à horaires aménagés au lycée Georges Brassens.

Sur le cadre juridique :

2. Aux termes de l'article 12 de l'arrêté n° 2021-114-RA du 24 juin 2021 fixant les conditions d'affectation en lycée public dans la voie générale et technologique : " pour certaines formations à recrutement spécifiques " (sic), " l'affectation est soumise à des règles propres définies dans la circulaire 21AN0074 relative aux modalités et procédures d'affectation dans les divers niveaux et séries de lycées ". Les lycées Racine et Georges Brassens figurent dans la liste des " formations à recrutement particuliers " (sic) en annexe 9 à cette circulaire, à raison de leurs classes de secondes générales et technologiques " double cursus musique et danse ".

Sur les conclusions de la requête :

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'annulation de la décision de refus d'affectation dans une classe à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " :

S'agissant de la recevabilité :

3. Contrairement à ce qu'oppose le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France en défense à la présente instance, les circonstances que le requérant ait bénéficié pour son fils, E A C, d'une affectation dans un lycée conformément aux règles posées par le code de l'éducation, conforme à l'un des vœux qu'il a formés, d'une part, que son emploi du temps est compatible avec le suivi de ses cours de musique au conservatoire, d'autre part, et qu'il n'a pas candidaté à une classe " ambition musicale ", de troisième part, ne sont pas de nature à remettre en cause l'intérêt suffisant pour agir dont justifie le requérant, l'affectation dans un lycée même correspondant au troisième vœu formulé n'étant pas équivalente, du point de vue des possibilités qu'il offre à l'intéressé de se consacrer à son apprentissage de la musique, à une affectation dans une classe à horaires aménagés correspondant à ses premier et deuxième vœux, pas plus que celle dans une classe " ambition musicale " dont le requérant oppose qu'elle est ouverte à tous sans qu'aucun niveau particulier en musique ne soit requis, et dès lors qu'il fait valoir, justificatifs à l'appui, que son fils a besoin d'un tel aménagement horaire pour développer, en sus des cours de musique qu'il suit au conservatoire, une pratique personnelle de la musique suffisante pour atteindre les objectifs qu'il poursuit. Il en résulte que la fin de non-recevoir opposée par le recteur doit être écartée.

S'agissant du bien-fondé de ces conclusions et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant :

4. En premier lieu, aux termes de l'article R 312-7 du code des relations entre le public et l'administration : " Les instructions ou circulaires qui n'ont pas été publiées sur l'un des supports prévus par les dispositions de la présente section ne sont pas applicables et leurs auteurs ne peuvent s'en prévaloir à l'égard des administrés ".

5. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la " grille d'analyse " des candidatures fournie par l'administration à l'appui de ses écritures en défense qui fait état d'un " bonus " de 100 points attribué aux candidats de certaines structures et il n'est d'ailleurs pas contesté que les décisions litigieuses ont été prises en application de la circulaire 21AN0030, réservant cet avantage à ces candidats. Il est constant que cette dernière n'a pas fait l'objet d'une publication selon les modalités prévues par les dispositions précitées. Contrairement à ce que prétend l'administration dans ses écritures en défense, la circonstance que la circulaire 21AN0074, publiée, mentionnait la circulaire 21AN0030 n'est pas de nature à suppléer au défaut de publication de cette dernière, dès lors notamment qu'il n'appartient pas aux administrés de chercher à se procurer, à supposer même qu'ils le puissent, les circulaires que l'administration entend appliquer et leur opposer. Il en résulte que l'administration ne pouvait légalement faire application de cette circulaire en édictant les décisions attaquées et que ces dernières sont illégales et doivent par suite être annulées.

6. En second lieu, le principe d'égalité qui régit le fonctionnement des services publics ne s'oppose pas à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général, pourvu que, dans l'un comme dans l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport avec l'objet de la norme qui l'établit.

7. Il ressort des pièces du dossier que la circulaire 21AN0074 mentionnée au point 2 du présent jugement a pour objet, comme l'expose en son premier paragraphe la circulaire 21AN0030 à laquelle elle renvoie, de " permettre aux élèves de pratiquer une activité artistique de manière soutenue (musique, danse, théâtre) " au moyen du développement de " plusieurs types de dispositifs permettant leur accueil au sein d'établissements permettant des aménagements du temps scolaire et un enseignement artistique renforcé dans la discipline sollicitée ".

8. La circulaire 21AN0074 prévoit que " le recrutement en double cursus " " musique et danse " " s'appuie prioritairement " sur six partenaires qu'elle énumère et que " les éventuelles places restantes après l'admission des élèves retenus par les partenaires seront mobilisées en tenant compte de la structure artistique de rattachement (niveau national, régional, départemental, local) ainsi que du niveau et du volume de pratique artistique, avec priorité donnée aux candidats domiciliés à Paris. Les candidatures des élèves suivant un 3ème cycle ou un cycle spécialisé des conservatoires municipaux d'arrondissement parisiens (CMA) feront ainsi l'objet d'une attention particulière. Les 6 structures partenaires de l'académie de Paris, ayant signé des conventions avec les établissements accueillant des classes à double cursus () sont : - Conservatoire national supérieur de musique et de danse ; - Maîtrise de Radio France ; - Conservatoire à rayonnement régional de Paris ; - Conservatoire à rayonnement régional de Boulogne ; - Maîtrise populaire - Opéra-comique ; - Maîtrise de Notre Dame ". La circulaire 21AN0030 à laquelle cette première circulaire renvoie, prévoit qu'un bonus de 80 à 100 points est attribué à toute candidature d'un élève de l'une des six structures partenaires. Elle indique encore qu'" avec un bonus de 80 à 100 points, les candidats des structures partenaires sont assurés d'être affectés ". Il ressort des pièces du dossier et plus précisément, de la " grille d'analyse " produite par l'administration à l'appui de ses écritures en défense que la candidature de E A C a été examinée en application de ce dispositif et qu'en particulier, un bonus de 100 points, dont ce dernier n'a pas bénéficié, a été attribué à tout candidat de l'une des structures partenaires tandis que 40 points au maximum pouvaient être attribués au titre du niveau artistique de chaque candidat, pour l'appréciation duquel était prise en compte la " qualité de la structure ", 2 points au maximum au titre de ses formations particulières et 20 points au maximum pouvaient l'être au titre du niveau scolaire.

9. Pour justifier de la légalité de cette différence de traitement en fonction de la structure artistique de rattachement au regard du principe d'égalité tel qu'il a été rappelé au point 6 du présent jugement, l'administration soutient d'une part que cette différence de traitement se justifierait par la circonstance que " la pratique artistique de l'élève portée par la structure artistique avec laquelle l'établissement scolaire a conventionné se doit en effet d'être nécessairement articulée avec l'établissement scolaire, tant en terme de niveau de pratique qu'en terme d'organisation de la vie de l'élève ". Elle n'apporte toutefois aucun élément au soutien de la nécessité du conventionnement pour assurer une telle articulation, alors qu'il ressort des pièces du dossier que " les éventuelles places restantes " peuvent et sont attribuées à des élèves ne relevant pas des partenaires conventionnés. L'administration se borne d'autre part à affirmer qu'" incontestablement, le niveau de pratique artistique porté par les 6 structures partenaires de l'académie que sont le conservatoire national supérieur de musique et de danse, les deux conservatoires à rayonnement régional de Paris et de Boulogne-Billancourt, la Maîtrise populaire, la Maîtrise de Notre Dame et la Maîtrise de Radio-France, correspond à un niveau préprofessionnel régional voire national, et même international ". Elle n'apporte toutefois aucun élément concernant la différence de niveau ainsi alléguée entre la pratique dans ces structures et celle de E A C dans le cadre du conservatoire à rayonnement départemental de Pantin. Elle ne justifie donc pas qu'une différence de traitement en fonction de la structure artistique de rattachement du candidat serait en rapport avec l'objet de la norme qui l'établit. Au surplus, à supposer même que la différence de niveau alléguée serait établie et partant de nature à justifier, en son principe, une différence de traitement en fonction de ce critère, l'administration ne justifie pas que l'ampleur de l'avantage résultant de l'attribution de 80 à 100 points au titre du " bonus " litigieux, soulignée par les termes mêmes de la circulaire, ainsi qu'il a été dit au point 8 du présent jugement, constituerait une de la différence de traitement en rapport avec l'objet de la norme qui l'établit et partant conforme au principe d'égalité.

10. Il en résulte qu'en rejetant la candidature de ce dernier après l'avoir examinée au regard des critères fixés par la circulaire 21AN0030 et plus précisément, de l'attribution du " bonus " litigieux, le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France a méconnu le principe d'égalité. Il en résulte que ses décisions doivent être annulées en raison de leur illégalité.

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'annulation de la décision de rejet du recours gracieux formé par le requérant à l'encontre de la décision de refus d'affectation :

11. Il ressort des pièces du dossier que par décision du 15 juillet 2021, le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France a rejeté le recours gracieux formé par le requérant à l'encontre de la décision de refus d'affectation de son fils dans une classe à horaires aménagés du cursus " musique et danse " des lycées Georges Brassens ou Racine, respectivement situés dans les 19ème et 8ème arrondissements de Paris, au motif que " l'inscription dans un lycée public parisien, hors certaines formations à recrutement particulier, repose sur la justification de la résidence principale à Paris du ou des représentants légaux de l'élève ". Le requérant ayant candidaté à une formation à recrutement particulier, la décision est entachée d'une erreur de fait. Par suite, elle est illégale et doit être annulée.

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'annulation de la décision de fermeture d'une classe à horaires aménagés au lycée Georges Brassens :

12. En l'absence de tout moyen opérant à l'encontre de cette décision, les conclusions tendant à son annulation ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

13. Eu égard au motif de l'annulation prononcée, et dans les circonstances très particulières de l'espèce, le présent jugement implique que le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France réexamine la candidature de l'intéressée à une affectation en classe de seconde à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des lycées Georges Brassens ou Racine au titre de l'année scolaire 2021/2022, sans que soit pris en compte le " bonus " de points illégalement prévu par la circulaire 21AN0030 alloué aux candidats de l'une des six structures " partenaires ". Il lui est enjoint d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par M. A C et non compris dans les dépens.

D E C I D E:

Article 1er : Les décisions du recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France de refus d'affectation de E A C pour l'année scolaire 2021/2022 dans une classe à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des deux lycées Georges Brassens ou Racine et celle du 15 juillet 2021 de rejet du recours gracieux contre cette dernière décision sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint au recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France de réexaminer les candidatures au titre de l'année scolaire 2021/2022 à une affectation en classe de seconde à horaires aménagés du double cursus " musique et danse " dans l'un des deux lycées Georges Brassens ou Racine au titre de l'année scolaire 2021/2022, sans que soit pris en compte le " bonus " de points illégalement prévu par la circulaire 21AN0030 alloué aux candidats de l'une des six structures " partenaires " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. A C une somme de 2 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A C et au recteur de la région académique Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 17 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Vidal, présidente,

Mme Grossholz, première conseillère,

M. Khansari, conseiller,

Rendu public par mise à disposition du greffe le 31 janvier 2024.

La rapporteure,

C. GROSSHOLZ

La présidente,

S. VIDALLa greffière,

S. RUBIRALTA

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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