LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2118976

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2118976

mercredi 3 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2118976
TypeDécision
PublicationC
Formation1re Section - 1re Chambre
Avocat requérantSCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 septembre 2021 et 13 juin 2024, Mme C, représentée par Me Moreau demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser un montant, assorti des intérêts de retard et de leur capitalisation, pour indemniser les préjudices subis par son fils mineur D B et par elle-même ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- La responsabilité de l'Etat est engagée en l'absence fautive d'organisation d'une surveillance de l'interclasse du mercredi entre 9 h et 10 h au cours de laquelle, le 10 février 2021, son fils a subi un accident ayant engendré la perte d'une incisive et la fêlure d'une autre incisive en raison du jet de projectile par un autre élève ;

- Le pretium doloris et le préjudice esthétique de son fils doivent être évalués à 1 000 euros tandis que le préjudice patrimonial résultant des soins dentaires entraînés par l'accident doit être évalué à 1 602 euros ;

- Son préjudice moral doit être évalué à 1 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2024, le recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France conclut au rejet de la requête comme irrecevable et subsidiairement à son rejet au fond.

Il soutient que :

- La requête est irrecevable en ce qui concerne les conclusions présentées en qualité de représentante légale D B, au regard de l'article 372-2 du code civil ;

- La requête est irrecevable en ce qui concerne les conclusions présentées au titre des préjudices subis par ce dernier, qui ne sont pas chiffrés ;

- Les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 13 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grossholz,

- et les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Alors qu'il était scolarisé en classe de 5ème au collège Georges Duhamel à Paris dans le quinzième arrondissement, M. D B a subi, le 10 février 2021, lors de l'interclasse du mercredi entre 9 h et 10 h, un accident en raison du jet de projectile par un autre élève ayant entraîné des dommages sur deux incisives. Mme C, sa mère, demande au tribunal de prononcer la condamnation de l'Etat à réparer les préjudices qui en ont résulté pour son fils et pour elle-même, sur le fondement de la responsabilité pour faute, cette dernière consistant dans le défaut d'organisation d'une surveillance de cet interclasse.

Sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête :

2. La responsabilité de l'Etat ne saurait être engagée devant la juridiction administrative à l'égard d'un élève d'un établissement public d'enseignement du seul fait d'un dommage dont cet élève peut être victime à l'intérieur de cet établissement ou à l'occasion d'activités organisées par celui-ci. Cette responsabilité est subordonnée à une mauvaise organisation ou à un fonctionnement défectueux du service public.

3. L'administration oppose sans être contredite que l'accident dont a été victime le jeune D B s'est produit durant un laps de temps de 5 minutes entre le départ de la salle de classe du professeur de latin en vue de prendre en charge une autre classe, dans une autre salle, à 9 heures et l'arrivée, à 9 heures passé de 5 minutes, d'un agent affecté à la surveillance de la classe jusqu'au début du cours suivant à 10 heures et tandis qu'un autre surveillant était chargé de circuler dans les couloirs de l'étage. L'absence de surveillant dans la classe durant ce court laps de temps ne peut, dans les circonstances de l'espèce, être regardée comme constitutive d'une mauvaise organisation du service révélant une faute génératrice de responsabilité à la charge de l'Etat

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au recteur de l'académie de Paris, recteur de la région académique Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 19 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Vidal, présidente,

Mme Grossholz, première conseillère,

Mme Portes, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition du greffe le 3 juillet 2024.

La rapporteure,

C. GROSSHOLZ

La présidente,

S. VIDALLa greffière,

S. RUBIRALTA

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/1-1

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

01/04/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.

01/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

01/04/2026

← Retour aux décisions