vendredi 15 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2123850 |
| Type | Décision |
| Formation | 5e Section - 4e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET HOURCABIE (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 novembre 2021, et un mémoire, enregistré le 14 novembre 2022, Mme A B, représentée par Me Galina Paricheva, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la Caisse de garantie du logement locatif social a rejeté sa demande indemnitaire préalable du 16 juillet 2021 signifiée par acte d'huissier du 21 juillet suivant ;
2°) de condamner la Caisse de garantie du logement locatif social au versement d'une indemnité de 150 000 euros en réparation du préjudice moral résultant des agissements de harcèlement moral imputés à son employeur, assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 juillet 2021 et de leur capitalisation ;
3°) de mettre à la charge de la Caisse de garantie du logement locatif social la somme de 2 500 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a subi des agissements répétés de harcèlement moral qui ont eu pour effet de porter atteinte à sa dignité par le climat professionnel hostile à son encontre, entraîné une dégradation considérable de ses conditions de travail et provoqué l'altération de son état de santé physique et mental ;
- le lien entre ses souffrances et les agissements de la Caisse est établi ; ces agissements ont provoqué un état de dépression nerveuse récurrent, la contraignant à enchaîner les arrêts de travail entre mars 2019 et février 2020 ;
- son préjudice moral doit être évalué, compte tenu de la durée de la période de harcèlement et de la dégradation de ses conditions de travail, à la somme de 150 000 euros correspondant à deux ans et demi de salaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mai 2022, la Caisse de garantie du logement locatif social, représentée par son représentant légal et Me Aymeric Hourcabie, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable une précédente décision ayant rejeté une première demande indemnitaire du 26 février 2020 qui présentait le même objet et qui était fondée sur la même cause juridique que la demande formée par la requérante le 16 juillet 2021, alors qu'aucune circonstance nouvelle n'est intervenue entre ces deux demandes ; la décision implicite de rejet de la seconde demande est donc purement confirmative ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 14 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 décembre 2022.
Par une lettre du 20 novembre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir paraît susceptible d'être fondé sur le moyen soulevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision implicite qui rejette la demande préalable de Mme B dès lors que cette décision a pour seul effet de lier le contentieux indemnitaire et qu'au regard de l'objet de la demande d'annulation de cette décision, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressée à percevoir la somme qu'elle réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige..
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- le décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié relatif à la rémunération des personnels civils et militaires de l'Etat, des personnels des collectivités territoriales et des personnels des établissements publics d'hospitalisation ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 1er décembre 2023 :
- le rapport de M. Medjahed, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Degand, rapporteur public ;
- et les observations de Me Gauthier, représentant la Caisse de garantie du logement locatif social.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée par la Caisse de garantie du logement locatif social par un contrat à durée indéterminée signé le 30 juin 2016 pour exercer les fonctions d'adjointe au directeur des aides. Par la présente requête, elle demande l'annulation de la décision implicite par laquelle la Caisse de garantie du logement locatif social a rejeté sa demande indemnitaire préalable du 16 juillet 2021 signifiée par acte d'huissier du 21 juillet suivant ainsi que la condamnation de la Caisse au paiement de la somme de 150 000 euros en réparation du préjudice moral subi résultant des agissements de harcèlement moral imputés à son employeur, assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 juillet 2021 et de leur capitalisation.
Sur la recevabilité :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
2. La décision implicite qui rejette la demande préalable de Mme B a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande tendant à l'indemnisation des préjudices que cette dernière estime avoir subis à raison de ses conditions de travail. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressée à percevoir la somme qu'elle réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige. Par suite, Mme B n'est pas recevable à demander l'annulation de cette décision. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'indemnisation :
3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que le courrier de la requérante du 26 février 2020, qui ne demande pas l'indemnisation d'un préjudice subi en invoquant une faute de la caisse, ne constitue pas une demande indemnitaire préalable. Dans ces conditions, le rejet de la demande indemnitaire du 16 juillet 2021 n'a pas le caractère d'une décision confirmative d'une précédente décision de rejet, inexistante en l'espèce. Par suite et en tout état de cause, la fin de non-recevoir opposée en défense par la Caisse doit être rejetée.
Sur la responsabilité :
En ce qui concerne la faute :
4. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. () ". Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'administration auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dès lors qu'elle n'excède pas ces limites, une simple diminution des attributions justifiée par l'intérêt du service, en raison d'une manière de servir inadéquate ou de difficultés relationnelles, n'est pas constitutive de harcèlement moral.
5. Mme B soutient qu'elle a subi plusieurs faits constitutifs de harcèlement moral ayant entraîné des dépressions récurrentes, la contraignant à prendre des congés de maladie entre mars 2019, date de son changement d'affectation, et février 2020, date de sa démission contrainte en raison de la persistance de la situation qu'elle dénonce.
6. Tout d'abord, Mme B soutient qu'elle a déposé une demande de supplément familial auquel elle avait droit en application de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983, ayant à charge en alternance trois enfants alors mineurs et que sa demande n'a pas abouti malgré ses relances légitimes, ce qui met en évidence l'absence d'écoute de la Caisse. Toutefois, un simple refus de faire droit à une demande de supplément familial de traitement n'est pas de nature à faire présumer un agissement de harcèlement moral.
7. De même, la circonstance qu'il n'a pas été proposé à la requérante de remplacer la directrice des garanties ou de candidater à ce poste lorsqu'il a été susceptible d'être vacant n'est pas de nature à faire présumer un agissement de harcèlement moral.
8. De même encore, si la requérante soutient qu'à partir du mois de septembre 2018, elle a constaté une hostilité croissante de la part de ses supérieurs à son encontre, qui ne la saluaient plus à son arrivée sur son lieu de travail, elle n'apporte aucun élément ni aucun commencement de preuve, tels des témoignages concordants de collègues, de nature à corroborer ses allégations. Il en est de même de son exclusion de la liste VPN du réseau internet de la Caisse sa connexion à ce réseau ayant été établie lorsqu'elle l'a demandée.
9. En revanche, la requérante soutient de manière circonstanciée que lors d'un entretien en décembre 2018, la Caisse lui a fait connaître son souhait de la voir partir et l'a alors fait bénéficier d'un accompagnement dans une prétendue recherche d'emploi, qu'ensuite elle n'a plus été conviée aux réunions, même informelles, qu'elle a ainsi subi une diminution de ses attributions sans que celle-ci ne soit justifiée par l'intérêt du service, que, par une note de service du 12 mars 2019, elle a appris qu'un nouvel adjoint au directeur des aides avait été nommé à sa place, que la Caisse a changé, de manière unilatérale et à sa seule initiative, l'intitulé de son poste, l'affectant ainsi à un poste de chargé de mission, qu'aucune nouvelle mission ne lui a été en réalité confiée à partir de ce changement, de mars 2019 et jusqu'à son départ, et que les attributions liées à cette prétendue nouvelle fonction n'ont pas été définies alors qu'elle était en droit de recevoir, dans un délai raisonnable, une affectation correspondant à son contrat, que par une décision du 12 mars 2019, elle s'est vue retirer la délégation de signature dont elle bénéficiait depuis le 9 septembre 2016 et que son rattachement administratif a été modifié puisque c'est alors le secrétariat général qui validait ses congés et était en charge de son activité professionnelle.
10. Alors qu'aucun grief tenant à sa manière de servir ou à des difficultés relationnelles n'a été formulé à l'encontre de Mme B, il est constant que les décisions de changement d'affectation d'adjointe à la directrice des aides à chargée de mission " inter-métiers " au sein de la même direction des aides et, consécutivement, d'abrogation de sa délégation de signature et de passage de la gestion de sa situation administrative par le secrétariat général ont conduit à la priver de ses responsabilités d'encadrement sans que son aptitude professionnelle ait été remise en cause. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que ses nouvelles fonctions de chargée de mission " inter-métiers " avaient une réelle consistance. Il n'est pas davantage établi qu'elle a continué à être conviée à des réunions professionnelles, même informelles. Ces éléments, induisant une perte de responsabilités constitutive d'un déclassement de l'intéressée ainsi que de nouvelles fonctions vidées de toute substance, sont susceptibles de faire présumer l'existence du harcèlement moral allégué.
11. Pour démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement, la Caisse fait valoir que son changement d'affectation a été demandé par la requérante elle-même et était justifié par l'intérêt du service.
12. Si l'employeur public peut, en cas de changement d'organisation du service, modifier unilatéralement l'affectation de l'agent non-titulaire, qui se trouve dans une situation légale et réglementaire, dans l'intérêt du service et pour permettre l'exécution de l'engagement initial, c'est aux conditions que les nécessités du service le justifient, que le changement d'affectation ne bouleverse pas l'économie du contrat de recrutement et que la nouvelle affectation demeure compatible avec le fondement légal du recrutement.
13. La Caisse, qui n'a produit aucune pièce en dehors de sa décision du 2 avril 2021 par laquelle elle déclare prendre acte de la démission de Mme B, n'apporte aucun élément de nature à établir que celle-ci avait demandé son changement d'affectation ou que celui-ci était justifié par l'intérêt du service en raison, notamment, de son insuffisance professionnelle, de motifs disciplinaires ou de la nécessité de recruter un agent titulaire, comme en l'espèce, sur le poste d'adjoint à la directrice des aides en lieu et place d'un agent contractuel, alors au demeurant que la Caisse ne conteste pas qu'elle a missionné un mentor pour accompagner la requérante dans une recherche d'emploi sans toutefois établir que cet accompagnement avait été demandé par cette dernière dans le cadre d'un souhait de reconversion professionnelle, lui était nécessaire ou était mis en œuvre de manière habituelle par l'établissement. La Caisse ne démontre pas davantage que les nouvelles fonctions de l'intéressée de chargée de mission " inter-métiers " au sein de la direction des aides ont consisté en de réelles missions pour répondre à ses besoins, en l'absence de production au dossier, notamment, d'une fiche de poste ou d'éléments sur la réalité des missions confiées à Mme B à partir de son changement d'affectation pour les périodes durant lesquelles elle n'était pas en congés de maladie, ni que cet allègement de sa charge de travail, notamment en termes de réunions, résulte d'une demande de l'intéressée.
14. Les motifs invoqués par la Caisse ne permettent donc pas de démontrer que la privation de responsabilités ainsi que l'affectation de Mme B sur des nouvelles fonctions vidées de toute substance étaient justifiées par des considérations étrangères à tout harcèlement. Compte tenu du caractère personnel et continu de ces agissements entre mars 2019, date du changement d'affectation, et février 2020, date de la démission, excédant les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, Mme B doit être regardée comme établissant avoir été victime d'un harcèlement moral constitutif d'une faute commise par la Caisse. Elle est dès lors fondée à demander sa condamnation à réparer le préjudice causé par cette faute.
En ce qui concerne le préjudice :
15. Il résulte de l'instruction, notamment des arrêts de travail pour dépression nerveuse produits et du certificat médical établi le 28 janvier 2019 par le médecin de la requérante, qu'elle a gravement souffert de la situation de harcèlement moral dans laquelle elle s'est trouvée. Contrairement à ce que fait valoir en défense la Caisse, la réparation du préjudice moral résultant d'agissements de harcèlement moral n'est pas conditionnée au déclenchement d'une procédure préalable de reconnaissance de maladie professionnelle ni à la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie en résultant. Dans ces conditions, compte tenu notamment de la nature et de la durée des agissements qu'elle a subis et de l'incidence qu'ils ont eu sur son état de santé, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par Mme B en lui allouant une indemnité de 15 000 euros.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la Caisse de garantie du logement locatif social doit être condamnée à verser à Mme B une indemnité de 15 000 euros. Ainsi que le demande la requérante, cette somme sera augmentée des intérêts au taux légal à compter du 21 juillet 2021, date de réception de la demande indemnitaire préalable, et de la capitalisation des intérêts à compter du 21 juillet 2022, date à laquelle il était dû au moins une année d'intérêts, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la Caisse de garantie du logement locatif social demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la Caisse une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La Caisse de garantie du logement locatif social est condamnée à verser à Mme B une indemnité de 15 000 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 juillet 2021. Les intérêts échus à la date du 21 juillet 2022 seront capitalisés à cette date pour produire eux-mêmes intérêts, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Article 2 : La Caisse de garantie du logement locatif social versera à Mme B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions présentées par Mme B est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la Caisse de garantie du logement locatif social au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au directeur général de la Caisse de garantie du logement locatif social.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre chargé du logement.
Délibéré après l'audience du 1er décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Aubert, présidente,
M. Julinet, premier conseiller,
M. Medjahed, premier conseiller.
Rendu public après mise à disposition au greffe le 15 décembre 2023.
Le rapporteur,
N. MEDJAHED
La présidente,
S. AUBERT
La greffière,
A. LOUART
La République mande et ordonne au ministre chargé du logement, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304140
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel, qui contestait une retenue sur son traitement de 250 euros pour un indu de prime exceptionnelle liée à la pandémie. La requérante invoquait un défaut de motivation et une faute de l'administration, mais le tribunal a jugé que la décision de retenue était fondée sur l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020. Il a estimé que l'administration avait établi le bien-fondé de l'indu, car Mme A ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de la prime, et qu'aucune faute n'était caractérisée. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires ont également été rejetées.
25/09/2025
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305883
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le compte rendu d'entretien professionnel de Mme B..., capitaine de police, établi le 23 janvier 2023 au titre de l'année 2017. La requérante soutenait notamment que l'évaluation avait été réalisée par une autorité incompétente et sans entretien préalable. Le tribunal a fait droit à sa demande en se fondant sur l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 25 mars 2022, qui avait déjà annulé un premier compte rendu pour les mêmes motifs (absence d'entretien et évaluation partielle). La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatifs à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires.
25/09/2025
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307997
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B A, réserviste opérationnel, qui demandait l'annulation de la décision du 18 janvier 2023 de la commission de recours de l'invalidité lui refusant une pension militaire d'invalidité pour une affection non imputable au service. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas la preuve, exigée par les articles L. 121-1 et suivants du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, que son infirmité était directement causée par l'exercice de ses fonctions de réserviste. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande de pension et celle au titre des frais de justice.
25/09/2025