vendredi 20 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2123983 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 3e Section - 1re Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | FAFOWORA DE LOMBARDON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 11 novembre 2021, le 25 février 2022 et le 20 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Fafowora de Lombardon, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 26 mars 2019 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour défaut de points et lui a enjoint de le restituer ;
2°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur et des outre-mer a retiré des points de son permis de conduire à la suite des infractions des 18 mars 2017, à Orsay et Neuvy Pailloux, 19 mars 2017, 25 mai 2017, 10 juin 2017, 10 août 2017, 19 août 2017, 20 octobre 2017 à Orsay, 28 juillet 2018, 7 mai 2019 et 24 septembre 2019 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réaffecter un capital de douze points à son permis de conduire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- les décisions de retrait de points ne lui ont pas été notifiées ;
- il n'a pas reçu une notification régulière de la décision d'invalidation de son titre de conduite et des décisions de retrait de points, celle-ci ayant été faite à une adresse où le requérant n'habitait plus et le pli ne contenant pas l'ensemble des mentions requises ;
- il n'a pas reçu l'information relative au permis à points au moment de la constatation des infractions en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
-il remplit les conditions pour bénéficier d'une attribution de points à la suite du stage de sensibilisation qu'il a effectué les 22 et 23 mai 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête et à titre subsidiaire au non-lieu partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il fait valoir que :
-les infractions des 7 mai 2019 et 24 septembre 2019 n'ont pas donné lieu à retrait de point ;
- la requête est tardive car la notification de la décision attaquée a été régulièrement faite le 26 mars 2019 ;
- le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points est inopérant ;
- les autres moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Paris pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme Paris a présenté son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a commis, les 18 mars 2017, à Orsay et Neuvy-Pouilloux, 19 mars 2017, 25 mai 2017, 10 juin 2017, 10 août 2017, 19 août 2017, 20 octobre 2017, 28 juillet 2018, 7 mai 2019 et 24 septembre 2019 diverses infractions au code de la route ayant entraîné le retrait des 12 points affectés à son permis de conduire. Par une décision en date du 26 mars 2019, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a notifié à M. B le dernier retrait de points et a constaté, en lui rappelant les précédentes décisions portant retrait de points, qu'il avait perdu le droit de conduire. M. B demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions, ainsi que celle constatant la perte de validité de son permis de conduire.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction que les points retirés à la suite des infractions commises les 10 juin 2017 et 20 octobre 2017 ont été restitués à M. B antérieurement à l'introduction de la requête. Dans ces conditions, les conclusions de M. B tendant à l'annulation des décisions retirant des points du capital affecté à son permis de conduire à la suite des infractions commises les 10 juin 2017 et 20 octobre 2017 sont irrecevables et doivent par conséquent être rejetées.
3. Il résulte du relevé d'information intégral relatif à la situation du requérant, joint par le ministre et établi postérieurement à l'enregistrement de la requête, que les infractions des 7 mai 2019 et 24 septembre 2019 commises par M. B n'ont pas donné lieu à retrait de points. Ainsi les conclusions de la requête dirigées contre ces deux retraits de points sont sans objet.
4. En vertu des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, le destinataire d'une décision administrative individuelle dispose, pour déférer cette décision devant la juridiction administrative, d'un délai de deux mois à compter de la notification qui doit lui en être faite. Il incombe à l'administration, quand elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de l'action introduite devant un tribunal administratif, d'établir que le requérant a reçu notification régulière de la décision contestée. La requête doit donc être regardée comme recevable.
5. Aucun principe général, ni aucune disposition législative ou réglementaire, ne fait obligation au titulaire d'un permis de conduire de déclarer à l'autorité administrative sa nouvelle adresse en cas de changement de domicile. Il en résulte qu'alors même qu'il n'aurait pas signalé ce changement aux services compétents, la présentation à une adresse où il ne réside plus du pli notifiant une décision relative à son permis de conduire et prise à l'initiative de l'administration n'est pas de nature à faire courir à son encontre le délai de recours contentieux. Dans un tel cas, il appartient toutefois au titulaire du permis de conduire de démontrer par tous moyens la date à laquelle il a déménagé.
6. . Il résulte de l'instruction qu'un pli recommandé avec accusé de réception numéro S 1250466636 qui contiendrait la décision " 48 SI " d'invalidation du permis de conduire de M. B a été présenté au 22 avenue Charles de Gaulle à Neuilly-sur-Seine le 26 mars 2019, et qu'un avis de passage a été déposé le même jour. Toutefois, M. B soutient qu'il ne résidait plus à cette adresse à cette date et produit notamment, pour justifier de son changement d'adresse, de factures de téléphonie mobile datés de 2019, d'un avis d'impôt de taxe foncière daté 2019 et d'une attestation de suivi de stage en mai 2019, lesquels mentionnent une adresse au 8 avenue Rachel 75018 Paris, adresse reprise dans le dernier relevé d'information intégral et qui est barrée sur le pli postal. Ces pièces, dont le caractère probant n'est pas contesté, permettent d'établir que M. B réside au 8 avenue Rachel 75018 Paris et non à l'adresse de présentation du pli à la date du 26 mars 2019. Ainsi, la décision " 48 SI " ne peut être regardée comme lui ayant été régulièrement notifiée. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation de la décision 48 SI et décisions de retrait de points opposées par le ministre de l'intérieur, doivent être écartées.
Sur le stage de conduite effectué et non pris en compte :
7. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " () / Le titulaire du permis de conduire qui a commis une infraction ayant donné lieu à retrait de points peut obtenir une récupération de points s'il suit un stage de sensibilisation à la sécurité routière () ". Aux termes de l'article R. 223-8 du même code : " I.-Le titulaire de l'agrément () délivre une attestation de stage à toute personne qui a suivi un stage de sensibilisation à la sécurité routière dans le respect de conditions d'assiduité et de participation fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière. Il transmet un exemplaire de cette attestation au préfet du département du lieu du stage, dans un délai de quinze jours à compter de la fin de celui-ci. / II.-L'attestation délivrée à l'issue du stage effectué en application des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 223-6 donne droit à la récupération de quatre points dans la limite du plafond affecté au permis de conduire de son titulaire. / III.-Le préfet mentionné au I ci-dessus procède à la reconstitution du nombre de points dans un délai d'un mois à compter de la réception de l'attestation et notifie cette reconstitution à l'intéressé par lettre simple. La reconstitution prend effet le lendemain de la dernière journée de stage. / () ".
8. En l'absence de notification régulière notification de la décision 48 SI en date du 26 mars 2019 du ministre de l'intérieur et des outre-mer l'informant que son permis de conduire a perdu sa validité par suite de l'épuisement de son capital de points, en vertu des dispositions susmentionnées, c'est à bon droit que M. B peut obtenir l'attribution de quatre points suite au suivi de stage de sensibilisation à la sécurité routière les 22 et 23 mai 2019.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
S'agissant du moyen tiré du défaut de notification des décisions de retraits de points :
9. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 223-3 du code de la route : " Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif. ".
10. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévue par les dispositions précitées, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont dispose celui-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que le ministre de l'intérieur ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors, que dans la décision procédant au retrait des derniers points, il récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur qui demeure recevable à exciper de l'illégalité de chacun de ces retraits. Par suite, la circonstance, à la supposer établie, que M. B n'aurait été informé des décisions successives de retrait de points qu'à la lecture de son relevé d'information intégral est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité des décisions de retrait de points.
S'agissant du moyen tiré du défaut d'information préalable :
11. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues à ces articles, lesquelles constituent une garantie essentielle en ce qu'elles mettent l'intéressé en mesure de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.
12. Il résulte des arrêtés pris pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, notamment de leurs dispositions codifiées à l'article A. 37-8 de ce code, que, lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte non seulement les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire, mais aussi une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Enfin, lorsque le contrevenant, après avoir reçu le titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, ne forme pas de réclamation dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale ou s'acquitte spontanément de cette amende forfaitaire majorée, sans élever d'objection, il doit être regardé comme renonçant à contester la majoration de l'amende forfaitaire dont il devait s'acquitter dans le délai en reconnaissant que le délai dont il disposait, en vertu du formulaire unique d'avis de contravention décrit ci-dessus qui lui a alors nécessairement été remis, pour s'acquitter de cette amende forfaitaire, était expiré. Ainsi, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique au modèle et dont il est établi, notamment dans les conditions décrites ci-dessus, qu'il a payé sans objection l'amende forfaitaire majorée correspondant à cette infraction ou n'a formé aucune réclamation à son encontre, a nécessairement reçu le formulaire unique d'avis de contravention décrit ci-dessus. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit alors être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
Quant aux infractions commises les 18 mars 2017 à Orsay et Neuvy Pailloux et 19 mars 2017 :
13. Les infractions commises les 18 mars 2017 à Orsay et Neuvy Pailloux et 19 mars 2017 ont été constatées au moyen d'un assistant numérique personnel donnant lieu à un procès-verbal de constatation de l'infraction. Le ministre soutient que les données des infractions ont ensuite été télétransmises au " centre national de traitement du contrôle sanction automatisé " et qu'un avis de contravention comportant l'ensemble des informations prescrites par les textes a été envoyé automatiquement par courrier au domicile du requérant. Toutefois, s'il ressort du relevé d'information intégral de M. B que des titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée ont été émis pour ces infractions, il ne peut être regardé comme établi, en l'absence de preuve de paiement de l'amende forfaitaire majorée, que le requérant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée comportant les informations requises. Par suite, les décisions de retrait de points consécutive aux infractions commises les 18 mars 2017 à Orsay et Neuvy Pailloux et 19 mars 2017 sont entachées d'illégalité.
Quant aux infractions des 27 mai 2017, 10 août 2017, 19 août 2017 et 28 juillet 2018 :
14. En ce qui concerne les infractions relevées les 27 mai 2017, 10 août 2017, 19 août 2017 et 28 juillet 2018 par radar automatique, il résulte de l'instruction, et notamment des attestations de paiement émanant du trésorier du contrôle automatisé produite par le ministre que M. B a payé l'amende forfaitaire majorée correspondant à ces infractions. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée établit que le contrevenant a reçu un avis d'amende forfaitaire majorée qui comporte les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route. En l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute la réalité du paiement ainsi attesté, ou l'intervention d'un recouvrement forcé, ces documents, dont les mentions sont suffisamment précises, permet d'établir que l'intéressé s'est acquitté des amendes forfaitaires majorées correspondant aux infractions en cause. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information prescrite à l'article L. 223-3 du code de la route à l'occasion de ces infractions.
15. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à soutenir que les décisions relatives aux infractions des 18 mars 2017 à Orsay et Neuvy Pailloux et 19 mars 2017, par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré des points de son permis de conduire doivent être annulées. En revanche il n'est pas fondé à soutenir que les décisions relatives aux infractions des 27 mai 2017, 10 août 2017, 19 août 2017 et 28 juillet 2018 seraient entachées d'illégalité, ni par suite, à en demander l'annulation.
16. La décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de M. B fait état de décisions de retrait de points annulées par le présent jugement. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nul. Le solde de points du permis de M. B n'est pas nul du fait de l'annulation de ces décisions de retrait de points et de la restitution de quatre points suite au suivi du au stage de sensibilisation à la sécurité routière. Ainsi la décision ministérielle en date du 26 mars 2019, en tant qu'elle invalide le permis litigieux, doit être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
17. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
18. Le présent jugement implique nécessairement que l'administration restitue à M. B les trois points qui lui ont été irrégulièrement retirés à la suite des infractions commises les 18 mars 2017 à Orsay et Neuvy Pailloux et 19 mars 2017et quatre points en vertu du stage de sensibilisation à la sécurité routière suivi les 22 et 23 mai 2019 par M. B.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions relatives aux infractions du 7 mai 2019 et 24 septembre 2019.
Article 2 : Les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur et des outre-mer a procédé au retrait de trois points du capital de points affecté au permis de conduire de M. B, à la suite des infractions commises les 18 mars 2017 à Orsay et Neuvy Pailloux et 19 mars 2017 sont annulées.
Article 3 : La décision du ministre de l'intérieur et des outre-mer du 26 mars 2019, en tant qu'elle constate que le permis de conduire de M. B a perdu sa validité, est annulée.
Article 4: Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de restituer dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, les trois points illégalement retirés par les décisions annulées à l'article 2, et quatre points suite au suivi du stage de sensibilisation à la sécurité routière par M. B, dans la limite du capital de points affecté à son permis de conduire et sous réserve des infractions non prises en compte à la date des décisions attaquées.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6: Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
A. PARIS Le greffier,
Y. FADELLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2123983
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505413
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser Mme A... pour sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un relogement d'urgence. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, et a alloué à la requérante une somme de 2 000 euros au titre des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral. Il a également mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par son avocate, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505460
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser une requérante pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État, fondée sur l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour ne pas avoir exécuté une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire de la demande. Elle a alloué à la requérante une somme de 1 500 euros en réparation de ses préjudices et a mis à la charge de l'État des frais de procédure au bénéfice de son avocat.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505576
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour défaut de relogement suite à une décision de priorité de la commission de médiation. Il a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a condamné l'État à verser 600 euros au requérant pour préjudice et 1200 euros à son avocate au titre des frais irrépétibles.
26/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505602
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un demandeur pour carence fautive dans son relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a alloué 4 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
26/03/2026