LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2126820

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2126820

mercredi 10 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2126820
TypeDécision
PublicationC
Formation2e Section - 1re Chambre
Avocat requérantSELARL CABANES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 10 décembre 2021, le 21 mars 2022 et le 26 juin 2022, la commune de Courbevoie, représentée par Me Cabanes, demande au tribunal :

1°) de surseoir à statuer jusqu'à ce que le tribunal correctionnel de Nanterre et le tribunal administratif de Cergy aient statué sur les affaires n° 2-20-000009 et n° 2012647 dont ils sont saisis, relatives à l'escroquerie dont elle a été victime ;

2°) d'annuler la décision du 11 octobre 2021 par laquelle le ministre de l'économie et des finances a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre la décision du 27 mai 2021 portant refus d'engager la responsabilité personnelle et pécuniaire de son comptable public au titre de paiements intervenus en exécution d'un marché public pour un montant total de 2 062 366,96 euros ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'économie et des finances de réexaminer sa demande tendant à la mise en jeu de la responsabilité personnelle et pécuniaire de son comptable ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision contestée est entachée d'une erreur de fait en ce que les paiements litigieux ont été faits dans le cadre d'une cession de créance et non d'une subrogation ;

- la responsabilité du comptable doit être engagée dès lors qu'il a procédé aux paiements en méconnaissance des dispositions relatives aux cessions de créance, puisque l'ensemble des pièces justificatives prévues par la nomenclature ne lui avaient pas été transmises ;

- si le tribunal devait considérer que le comptable public était saisi d'une subrogation dans le cadre d'une opération d'affacturage, la responsabilité du comptable public devra malgré tout être engagée dès lors que ce comptable n'a pas suspendu les paiements alors que des pièces justificatives incohérentes avec la catégorie de dépense concernée lui avaient été transmises en plus des pièces exigées par la nomenclature ;

- le comptable public a reconnu sa responsabilité ;

- elle a subi un préjudice dont le montant pourra être déterminé lorsque le tribunal administratif de Cergy-Pontoise aura rendu son jugement dans l'affaire qui l'oppose à la société attributaire du marché public ;

- le lien de causalité entre le préjudice subi et les fautes commises est établi dès lors que si le comptable assignataire avait effectué les contrôles qui lui incombent, son préjudice financier aurait été évité.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 14 février 2022 et le 18 mai 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par la commune de Courbevoie ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 22 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- la loi n° 63-156 du 23 février 1963 de finances pour 1963 ;

- l'ordonnance n° 2022-408 du 23 mars 2022 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Laforêt,

- les conclusions de M. Halard, rapporteur public,

- et les observations de Me Pezin, représentant la commune de Courbevoie.

Une note en délibéré, présentée par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a été enregistrée le 28 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. La commune de Courbevoie a attribué à la société Eiffage Construction Equipements (ci-après la société Eiffage) le lot n° 1 d'un marché public de travaux conclu le 28 mai 2018 pour la construction de la Halle Charras. A l'aide de documents obtenus auprès de la société Eiffage, relatifs aux situations nos 11, 12 et 13 de ce marché, des escrocs usurpant l'identité de la société attributaire ont obtenu de la commune de Courbevoie le paiement d'une somme de 2 062 366,96 euros en présentant des documents justifiant d'une cession de créance ou d'une subrogation au profit d'une société factice dénommée BBC. Par la présente requête, la commune de Courbevoie demande au tribunal d'annuler la décision du 11 octobre 2021 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la relance a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé le 21 juillet 2021 contre sa décision du 27 mai 2021 refusant de mettre en jeu la responsabilité personnelle et pécuniaire de son comptable public à raison de ces paiements.

2. A titre liminaire, lorsque le requérant a formé un recours gracieux ou hiérarchique et exerce un recours contentieux consécutivement à son rejet, il appartient au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux ou hiérarchique, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet de ce recours administratif, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale. En l'espèce les conclusions présentées par la commune de Courbevoie tendant à l'annulation de la décision de rejet de son recours gracieux doivent donc être regardées comme dirigées contre la décision du 27 mai 2021 portant refus d'engager la responsabilité personnelle et pécuniaire de son comptable public.

Sur la légalité de la décision refusant la mise en jeu de la responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable public :

3. Aux termes de l'article 60 de la loi n° 63-156 du 23 février 1963 : " I. () Les comptables publics sont personnellement et pécuniairement responsables des contrôles qu'ils sont tenus d'assurer en matière de recettes, de dépenses et de patrimoine dans les conditions prévues par le règlement général sur la comptabilité publique. / La responsabilité personnelle et pécuniaire prévue ci-dessus se trouve engagée dès lors qu'un déficit ou un manquant en monnaie ou en valeurs a été constaté, qu'une recette n'a pas été recouvrée, qu'une dépense a été irrégulièrement payée ou que, par le fait du comptable public, l'organisme public a dû procéder à l'indemnisation d'un autre organisme public ou d'un tiers ou a dû rétribuer un commis d'office pour produire les comptes ". Les contrôles mis à la charge des comptables publics en matière de dépenses sont fixés par les articles 19 et 20 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Le 2° de l'article 19 de ce décret dispose que le comptable public est tenu d'exercer le contrôle : " () 2° S'agissant des ordres de payer : / a) De la qualité de l'ordonnateur ; / b) De l'exacte imputation des dépenses au regard des règles relatives à la spécialité des crédits ; / c) De la disponibilité des crédits ; / d) De la validité de la dette dans les conditions prévues à l'article 20 ; / e) Du caractère libératoire du paiement ". L'article 50 du même décret dispose que : " les opérations de recettes, de dépenses et de trésorerie doivent être justifiées par des pièces prévues dans des nomenclatures établies, pour chaque catégorie de personnes morales mentionnées à l'article 1er, par arrêté du ministre chargé du budget. () / Lorsqu'une opération de dépense n'a pas été prévue par une nomenclature mentionnée ci-dessus, doivent être produites des pièces justificatives permettant au comptable d'opérer les contrôles mentionnés aux articles 19 et 20 ".

4. Il résulte de ces dispositions que si le comptable n'a pas le pouvoir de se faire juge de la légalité des décisions administratives qui servent de fondement au mandat de paiement, il doit, afin d'exercer son contrôle, être en mesure d'identifier la nature de la dépense et les pièces justificatives exigées par la nomenclature applicable. Ce contrôle doit conduire le comptable, dans la mesure où les pièces justificatives produites sont à cet égard contradictoires, à suspendre le paiement jusqu'à ce que l'ordonnateur lui ait produit, à cet effet, les justifications nécessaires.

5. Les pièces justificatives des dépenses publiques locales sont listées à l'annexe I au code général des collectivités territoriales. La rubrique n° 41 consacrée aux " Marchés publics soumis au code des marchés publics ", prévoit, d'une part, dans la sous-rubrique n° 417122 intitulée " Paiement à un cessionnaire ou à un bénéficiaire de nantissement de droit commun " que dans le cadre d'un marché public faisant l'objet d'un contrat écrit, le comptable public doit être en possession de l'exemplaire unique du marché, de l'avenant, de l'acte spécial ou de tout document écrit visé à la rubrique 4511, revêtu d'une mention signée par l'autorité compétente pour passer le marché indiquant que cette pièce est délivrée en unique exemplaire en vue de la cession (ou du nantissement) des créances résultant du marché ou d'un certificat de cessibilité ; d'un exemplaire original de la signification de la cession (ou du nantissement) énonçant la qualité du comptable assignataire, du cédant (du titulaire du marché ou du sous-traitant à l'initiative du nantissement), du cessionnaire (ou du bénéficiaire du nantissement) et désignant la créance cédée (ou nantie) ; le cas échéant, d'une attestation du cessionnaire (ou du bénéficiaire du nantissement) établissant que la cession (ou le nantissement) ne fait pas obstacle au paiement direct de la partie sous-traitée ou a été réduit (e) de manière à réaliser cette condition et, lorsque le paiement est dû en raison de la seule acceptation de la cession de créance et d'une copie de l'acte d'acceptation de la cession signée du représentant du pouvoir adjudicateur. L'article R. 2191-54 du code de la commande publique précise par ailleurs que " Le bénéficiaire d'une cession ou d'un nantissement de créance au titre d'un marché notifie ou signifie cette cession ou ce nantissement au comptable public assignataire ". D'autre part, la sous-rubrique n° 41732 intitulée " Dans le cadre d'une subrogation " (paragraphe A de l'annexe F de la présente liste) exige la production au comptable des pièces suivantes : " 1. Pièces justificatives du paiement des marchés selon les modalités de présentation de la dépense par l'ordonnateur. / 2. Mention subrogative réglementaire portée sur la demande de paiement (mémoire, facture, situation de travaux) dans les conditions fixées au paragraphe A de l'annexe F du présent décret. /3. En cas de pluralité d'oppositions, quittance subrogative datée ". Enfin, l'annexe F du CGCT dispose : " A. - Mention concernant l'affacturage dans le cadre d'une subrogation / Les comptables sont autorisés à régler entre les mains du factor les mandats émis au nom du créancier, lorsque les mémoires, factures, situations de travaux et autres documents comportent les mentions suivantes : / "Règlement à l'ordre de (indication de la société de factoring) à lui adresser directement (adresse, numéro de téléphone, numéro du compte courant bancaire ou postal). / Elle le reçoit par subrogation dans le cadre du contrat de factoring. / Elle devra être avisée de toute demande de renseignements ou réclamations" ".

6. S'il ressort des pièces du dossier, ainsi que le fait valoir le ministre, que toutes les pièces exigées par la nomenclature en cas de paiement dans le cadre d'une subrogation (41732) ont été transmises au comptable, soit les pièces justificatives du paiement du marché selon les modalités de présentation de la dépense par l'ordonnateur et la demande de paiement comportant la mention subrogative " Pour être libératoire, votre règlement doit être effectué directement à l'ordre de BBC qui le reçoit par subrogation dans le cadre d'un contrat d'affacturage. BBC devra être avisé de toute réclamation relative à cette créance. Bénéficiaire : BBC IBAN : FR76 3000 4001 0300 0101 8538 764 BIC : BNPAFRPP ", conforme à la mention prévue au A de l'annexe I du code général des collectivités territoriales, il ressort également des pièces du dossier que deux notifications de cession de créances lui ont concomitamment été transmises avec les mêmes mandats. Dès lors, quand bien même les dispositions de l'article R. 2191-54 du code de la commande publique prévoient que le cessionnaire adresse la notification de cession au seul comptable public et qu'un tel document adressé par l'ordonnateur ne peut donner lieu à un paiement au cessionnaire, il ne saurait raisonnablement être contesté en défense que le comptable public avait ainsi en sa possession des pièces justificatives contradictoires quant à la nomenclature applicable pour procéder au paiement. Par suite, son contrôle aurait dû le conduire, au regard de cette contradiction, à suspendre le paiement jusqu'à ce que l'ordonnateur lui ait produit, à cet effet, les justifications nécessaires. La circonstance que l'ordonnateur ait commis une imprudence en n'utilisant pas Chorus pour échanger des informations avec la société Eiffage et en saisissant dans l'application informatique de gestion comptable " Hélios ", les informations d'identification et les coordonnées bancaires de la société factice BBC transmises par l'escroc sans s'être au préalable assuré du caractère libératoire du paiement auprès de la société Eiffage est sans incidence sur les obligations qui incombaient au comptable public. Il s'ensuit que la commune de Courbevoie est fondée à soutenir que le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a commis une erreur d'appréciation en estimant que le comptable public n'avait entaché son contrôle d'aucun manquement.

7. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 27 mai 2021 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle a refusé d'engager la responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable public de la commune de Courbevoie et la décision du 11 octobre 2021 rejetant le recours gracieux de cette commune doivent être annulées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens invoqués ni de surseoir à statuer.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

8. Le présent jugement implique que la demande présentée par la commune de Courbevoie tendant à l'engagement de la responsabilité personnelle et pécuniaire de son comptable public soit réexaminée. Il y a par suite lieu d'enjoindre au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sauf changement dans les circonstances de droit ou de fait, au regard, en particulier, des nouvelles dispositions de l'ordonnance du 23 mars 2022 relative au régime de responsabilité financière des gestionnaires publics.

Sur les frais liés à l'instance :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Courbevoie et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 27 mai 2021 par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle a refusé d'engager la responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable public de la commune de Courbevoie et la décision du 11 octobre 2021 rejetant le recours gracieux de cette commune sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, de procéder au réexamen de la demande de la commune de Courbevoie dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sauf changement dans les circonstances de droit ou de fait.

Article 3 : L'Etat versera à la commune de Courbevoie une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement est notifié à la commune de Courbevoie et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle.

Délibéré après l'audience du 25 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Evgénas, présidente,

Mme Laforêt, première conseillère,

Mme Marchand, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2024.

La rapporteure,

L. LAFORÊT

La présidente,

J. EVGÉNAS

La greffière,

M-C. POCHOT

La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/2-1

Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400082

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Le Printemps immobilier, qui demandait une réduction de sa cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. La juridiction a jugé que la société, sur laquelle pesait la charge de la preuve en vertu de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales, n'avait pas démontré le caractère exagéré de l'imposition. Elle n'a pas établi que la surface réelle de ses locaux était inférieure à celle déclarée, ni que l'administration avait fait une application erronée des règles de calcul, notamment celles de l'article 1518 A du code général des impôts.

07/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504630

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler la décision de la Ville de Paris de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée. Le juge rappelle qu'un agent en CDD n'a pas de droit au renouvellement, mais que l'administration doit agir dans l'intérêt du service, ce qui peut inclure des considérations sur la manière de servir. Il écarte les moyens soulevés (incompétence du signataire, défaut de motivation, absence d'entretien préalable et de communication du dossier), estimant que la décision contestée n'avait pas le caractère d'une sanction disciplinaire et que les procédures spécifiques à celle-ci ne s'appliquaient donc pas. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique.

07/04/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314176

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... qui contestait son imposition en France sur ses revenus d'enseignement perçus de 2019 à 2021. La juridiction a jugé que, conformément à la convention fiscale franco-allemande du 21 juillet 1959, ses revenus salariaux étaient imposables en France, lieu où l'activité professionnelle était exercée, et non en Allemagne où elle résidait. Le tribunal a ainsi validé le principe d'imposition des revenus d'emploi dans l'État où le travail est effectué, tel que prévu par ladite convention et le code général des impôts.

07/04/2026

TA75Autorisation

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.

07/04/2026

← Retour aux décisions