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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2128482

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2128482

vendredi 12 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2128482
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 4e Chambre
Avocat requérantGUILLOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 décembre 2021 et 19 septembre 2022, la société civile immobilière (SCI) EPNR, représentée par Me Guillot et Me Bourasset, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, du rappel de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2016 et de réduire le rappel de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2017 ainsi que les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés dues au titre des années 2016 et 2017 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 813 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- des relevés bancaires ayant été communiqués au vérificateur les 7 et 12 février 2019, les opérations de contrôle ont duré plus de trois mois en méconnaissance de l'article L. 52 du livre des procédures fiscales ;

- après le dégrèvement prononcé en cours d'instance, elle demande un complément de taxe sur la valeur ajoutée déductible d'un montant total de 1 700 euros correspondant à quatre notes d'honoraires de son architecte ;

- la somme de 4 000 euros intégrée dans la base imposable de l'année 2016 correspond à deux taxes foncières de 2 000 euros chacune facturées au locataire SGC Auto ;

- elle justifie de la déduction à titre de charges du bénéfice réalisé en 2017 de la somme de 2 500 euros correspondant au coût d'installation d'un matériel de stockage ;

- les dégrèvements prononcés doivent être rattachés à l'exercice au cours duquel ils constituent une créance acquise et pris en compte pour le calcul du profit TVA en application de l'article 38 du code général des impôts et de l'instruction BOI BIC-PDSTK-10-30-30 du 1er avril 2015 (n° 110) ;

- il appartiendra au service de justifier l'envoi d'une mise en demeure de déposer les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée relatives à la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017 justifiant l'application de la majoration de 40 % pour dépôt tardif de déclarations ;

- la fin de non-recevoir tirée de l'irrégularité de la réclamation préalable n'est pas fondée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le litige est devenu sans objet à hauteur de 12 746 euros en droits et pénalités correspondant au dégrèvement prononcé en cours d'instance ;

- faute de comporter les nom, prénom, qualité et signature de son auteur, la réclamation préalable est irrégulière ce qui rend la requête irrecevable, en l'absence de régularisation ;

- la requête, qui ne comporte pas les nom, prénom et qualité de son signataire et n'est pas accompagnée d'un mandat de représentation, n'est pas recevable ;

- les moyens autres que celui relatif au droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée d'un montant en droits de 8 624 euros ne sont pas fondés.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Aubert, présidente ;

- et les conclusions de M. Degand, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société civile immobilière (SCI) EPNR, qui donne en location un ensemble immobilier constitué d'un terrain et d'un bâtiment situés à Bobigny, acheté en 2013, et sur lequel elle a fait effectuer des travaux d'aménagement en 2014 et en 2015, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité qui a porté sur les exercices clos en 2016 et en 2017 et a donné lieu à des redressements notifiés dans le cadre de la procédure de taxation d'office en ce qui concerne, d'une part, la taxe sur la valeur ajoutée et, d'autre part, l'impôt sur les sociétés de l'exercice clos en 2016 et dans le cadre de la procédure contradictoire en ce qui concerne l'impôt sur les sociétés de l'exercice clos en 2017. Elle demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, du rappel de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2016 et de réduire le rappel de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2017 ainsi que les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés dues au titre des années 2016 et 2017.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision du 1er août 2022, postérieure à l'introduction de la requête, l'administration a prononcé le dégrèvement, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, d'un montant de 12 746 euros au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2016. Les conclusions de la société EPNR sont devenues, dans cette mesure, sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

3. Aux termes de l'article L. 52 du livre des procédures fiscales : " Sous peine de nullité de l'imposition, la vérification de comptabilité sur place des livres ou documents comptables ne peut s'étendre sur une durée supérieure à trois mois en ce qui concerne : /1° Les entreprises industrielles et commerciales () dont le chiffre d'affaires annuel ou le montant annuel des recettes brutes n'excède pas les seuils prévus aux 1° et 2° de l'article L.162-4 du code des impositions sur les biens et services () ".

4. Contrairement à ce que soutient la requérante, en l'absence d'opérations de vérification sur place avant le 14 mars 2019, la circonstance que le vérificateur a obtenu les relevés bancaires de ses comptes les 7 et 12 février 2019, dans le cadre de l'exercice du droit de communication, ne permet pas de regarder la vérification de comptabilité comme ayant commencé le 7 février 2019 et ainsi duré plus de trois mois, les opérations de contrôle sur place ayant eu lieu du 14 mars au 16 mai 2019.

En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :

S'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée :

Quant à la taxe sur la valeur ajoutée déductible :

5. Aux termes de l'article 256 du code général des impôts : " /()/ IV. 1° Les opérations autres que celles qui sont définies au II, notamment () les travaux immobiliers () sont considérés comme des prestations de services () ". Aux termes de l'article 271 du même code : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. /2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable ()/3. La déduction de la taxe ayant grevé les biens et les services est opérée par imputation sur la taxe due par le redevable au titre du mois pendant lequel le droit à déduction a pris naissance. / II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : / a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures () ". Aux termes de l'article 269 du même code : " Le fait générateur de la taxe se produit : /a. au moment où la livraison, l'acquisition intracommunautaire du bien ou la prestation de service est effectuée () ". Aux termes du I de l'article 208 de l'annexe II au même code : " Le montant de la taxe déductible doit être mentionné sur les déclarations déposées pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée. Toutefois, à condition qu'elle fasse l'objet d'une inscription distincte, la taxe dont la déduction a été omise sur cette déclaration peut figurer sur les déclarations ultérieures déposées avant le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l'omission. Les régularisations prévues à l'article 207 doivent également être mentionnées distinctement sur ces déclarations. ".

6. Pour justifier du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée due au titre de prestations effectuées par un architecte dans le cadre du réaménagement d'un bâtiment acquis en 2013 la société EPNR, dont la comptabilité a été écartée par le vérificateur comme étant non probante, se borne à produire quatre notes d'honoraires dont les montants s'élèvent respectivement à 1 200 euros toutes taxes comprises (TTC), 2 700 euros TTC, 2 340 euros TTC et 3 960 euros TTC et estime justifier de leur paiement par la production d'extraits de son grand livre général mentionnant leur débit et, pour les notes d'un montant de 2 700 euros et de 2 340 euros, par deux extraits du compte courant professionnel de la SARL Kinor Décor ouvert dans ses comptes en sa qualité de locataire du bâtiment réaménagé. Sur chaque note d'honoraires elle a mentionné la date du paiement et le numéro du chèque émis par la SARL Kinor par laquelle le paiement a été effectué. Ces seules notes d'honoraires ne justifient pas de paiements effectués par la société requérante et aucune facture établie à son nom n'a été produite. Par suite, elle n'est pas fondée à se prévaloir du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée qui y figure.

S'agissant de l'impôt sur les sociétés :

7. Aux termes de l'article 38-1 du code général des impôts : " Le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation ".

Quant à la réintégration dans le bénéfice imposable de l'année 2016 de la somme totale de 4 000 euros :

8. Si la société requérante fait valoir que le remboursement par son locataire SGC Auto de la somme totale de 4 000 euros au titre de la taxe foncière de l'année 2016 ne pouvait pas être réintégrée dans la base d'imposition à l'impôt sur les sociétés de l'année 2016 du fait de sa comptabilisation dans les produits perçus au cours de l'année 2017, elle ne l'établit pas en se bornant à produire un extrait du grand livre général de l'année 2017.

Quant aux charges déductibles :

9. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment : / 1° Les frais généraux de toute nature () ". Si, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive. En vertu de ces principes, lorsqu'une entreprise a déduit en charges une dépense réellement supportée, conformément à une facture régulière relative à un achat de prestations ou de biens dont la déductibilité par nature n'est pas contestée par l'administration, celle-ci peut demander à l'entreprise qu'elle lui fournisse tous éléments d'information en sa possession susceptibles de justifier la réalité et la valeur des prestations ou biens ainsi acquis. La seule circonstance que l'entreprise n'aurait pas suffisamment répondu à ces demandes d'explication ne saurait suffire à fonder en droit la réintégration de la dépense litigieuse, l'administration devant alors fournir devant le juge tous éléments de nature à étayer sa contestation du caractère déductible de la dépense. Le juge de l'impôt doit apprécier la valeur des explications qui lui sont respectivement fournies par le contribuable et par l'administration.

10. Au titre de l'année 2017, le service vérificateur a notamment refusé la déduction à titre de charges de la somme de 2 500 euros correspondant à une facture du 31 août 2017 intitulée " forfait installation matériel de stockage " établie par la société Kinor Décor. Ainsi que le fait valoir l'administration en défense, cette société est l'un des trois locataires de la société EPNR et, en l'absence de précisions sur la nature et l'exécution de la prestation facturée, celle-ci ne peut être regardée comme entrant dans les charges que la société requérante doit supporter, dans le cadre d'une gestion normale et dans l'intérêt direct de son exploitation et non dans les charges locatives que doit normalement supporter un locataire.

Quant au calcul du profit sur le Trésor :

11. Aux termes de l'article 38-2 du code général des impôts : " Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés () ".

12. Aux termes de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales : " En cas de vérification simultanée des taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées, de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, le supplément de taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées afférent à un exercice donné est déduit, pour l'assiette de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés, des résultats du même exercice, sauf demande expresse des contribuables, formulée dans le délai qui leur est imparti pour répondre à la proposition de rectification. () Les demandes que les contribuables peuvent présenter au titre des troisième et quatrième alinéas doivent être faites au plus tard dans le délai de trente jours consécutif à la réception de la réponse aux observations prévue à l'article L. 57 ou, à défaut, d'un document spécifique les invitant à formuler lesdites demandes. () ".

13. L'administration soutient sans être contredite et il résulte de l'instruction, notamment du tableau récapitulatif relatif à l'impôt sur les sociétés de la proposition de rectification et des tableaux récapitulatifs retraçant l'évolution de cet impôt après la réponse aux observations du contribuable, le recours hiérarchique et l'interlocution départementale figurant dans le mémoire en défense, qu'en application de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales, les rappels de taxe sur la valeur ajoutée notifiés à la société EPNR au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017 ont été déduits du résultat imposable de chacun des deux exercices annuels auxquels ils se rapportent dès la notification de la proposition de rectification. La société vérifiée n'a pas renoncé, dans le délai de trente jours à compter de la réception de la proposition de rectification, à la déduction de la cascade, appliquée de manière automatique par l'administration. Ainsi, la diminution ultérieure du profit de taxe sur la valeur ajoutée à hauteur de 8 624 euros en 2016 et de la somme totale de 9 447 euros en 2017 a conduit automatiquement à diminuer à due concurrence du même montant la cascade de taxe sur la valeur ajoutée, ce qui n'entraîne aucune modification dans le résultat net rectifié imposable à l'impôt sur les sociétés. Dès lors, la société requérante n'est pas fondée à demander une diminution du profit sur le Trésor sur le fondement de l'article 38-2 du code général des impôts ou, en application de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, sur le fondement du n° 110 de l'instruction BOI BIC-PDSTK-10-30-30 du 1er avril 2015 dont elle se prévaut.

S'agissant de l'application de la majoration pour déclaration tardive :

14. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : / () /b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai () ".

15. Il résulte de l'instruction, notamment de la proposition de rectification du 21 mai 2019, que la majoration prévue par le b de l'article 1728-1 du code général des impôts a été notamment appliquée aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à la charge de la société au titre de la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017. L'administration fiscale établit, en produisant la mise en demeure du 17 décembre 2018 et une copie de l'accusé de réception de son envoi fait par courrier recommandé, qu'une mise en demeure a bien été adressée à la société, que celle-ci a été avisée de la présentation du pli le 9 décembre 2018 et que, faute d'avoir été réclamé, le courrier a été renvoyé à son expéditeur. Le moyen tiré de l'absence de preuve d'une mise en demeure régulièrement effectuée et de sa date doit dès lors être écarté comme manquant en fait.

16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que la société EPNR n'est pas fondée à demander la décharge en droits et pénalités, du rappel de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2016 et la réduction du rappel de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2017 ainsi que celle des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés dues au titre des années 2016 et 2017.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que la société EPNR demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la société EPNR à hauteur de 12 746 euros en droits et pénalités au titre des rappels de taxe sur la valeur ajoutée portant sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2016.

Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière (SCI) EPNR et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris (pôle juridictionnel administratif).

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Aubert, présidente,

M. Julinet, premier conseiller,

Mme Massiou, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2024.

La présidente-rapporteure,

S. AUBERT

L'assesseur le plus ancien

S. JULINET

La greffière,

A. LOUART

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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