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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2200091

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2200091

lundi 27 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2200091
TypeOrdonnance
Avocat requérantSEBAN ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 janvier 2022, Mme B A demande au tribunal de condamner Ile de France Mobilités à lui verser une somme de 23 900 euros en réparation des préjudices subis à la suite de la fin de son contrat.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juin 2023, IDF Mobilités, représenté par Me Carrere conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la requête est irrecevable et qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunaux administratifs () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; " ;

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne qu'à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Mme B A demande au tribunal de condamner Ile de France Mobilités à lui verser une somme de 23 900 euros en réparation des préjudices subis à la suite de la fin de son contrat. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante ait déposé une demande indemnitaire préalable auprès d'IDF Mobilités comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative qui aurait fait naître une décision explicite ou implicite de rejet. Par ailleurs, la requérante n'a pas régularisé sa requête en produisant cette demande et ce, en dépit de la demande de régularisation adressée par le greffe du tribunal le 5 juin 2023 par lettre recommandée avec accusé de réception qu'elle a signé le 8 juin 2023. Dès lors, sa requête est manifestement irrecevable et ne peut, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions d'Ile de France Mobilité tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions d'Ile de France Mobilité tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au directeur général d'Ile-de-France mobilités.

Fait à Paris, le 27 novembre 2023 .

La présidente de la 2ème section,

J. EVGENAS

La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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