vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2200425 |
| Type | Décision |
| Formation | 5e Section - 4e Chambre |
| Avocat requérant | ARMAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 7 janvier 2022, 3 avril et 5 mai 2023, M. B A, représenté par Me Armand, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'avis du 8 juillet 2021 par lequel le chef du service de garde et de sûreté du tribunal judiciaire de Paris a proposé la prolongation de son stage et la décision implicite rejetant le recours gracieux formé contre cette décision ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de le titulariser sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui octroyer le bénéfice du congé CITIS sur toute la période de son incapacité liée à son accident de trajet du 18 novembre 2020 sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre au préfet de police de lui octroyer la protection fonctionnelle sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée de vices de forme en l'absence de signature et de mention des nom et prénom du signataire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle s'inscrit dans une série de comportements de l'administration constitutifs de harcèlement moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 octobre 2022, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 5 mai 2023, l'instruction a été close le 19 juin 2023.
Un mémoire présenté par M. A a été enregistré le 21 juin 2023 après la clôture de l'instruction.
Par une lettre du 10 janvier 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir paraît susceptible d'être fondé sur les moyens soulevés d'office tirés, d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de l'avis du 8 juillet 2021 par lequel le chef du service de garde et de sûreté du tribunal judiciaire de Paris a proposé le prolongement de son stage pour une durée de six mois au motif d'une durée de stage non accomplie et d'une insuffisance professionnelle dès lors que cet avis, qui ne préjuge pas de la décision prise par l'autorité compétente à l'issue de la période de stage, ne constitue pas une décision susceptible de recours et, d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de reconnaître ses droits à congés pour invalidité temporaire imputable au service et de lui accorder la protection fonctionnelle dès lors qu'elles constituent des demandes d'injonction à titre principal qu'il n'appartient pas au juge administratif de prononcer en dehors des cas prévus, notamment, à l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Medjahed, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Degand, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est gardien de la paix stagiaire affecté depuis le 8 juin 2020 au service de garde et de sûreté du tribunal de Paris. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler l'avis du 8 juillet 2021 par lequel le chef du service de garde et de sûreté du tribunal judiciaire de Paris a proposé le prolongement de son stage pour une durée de six mois au motif d'une durée de stage non accomplie et d'une insuffisance professionnelle et la décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre cet avis.
2. En premier lieu, l'avis attaqué, qui ne préjuge pas de la décision prise par l'autorité compétente à l'issue de la période de stage, ne constitue pas une décision susceptible de recours. Par suite, les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de cet avis et, par voie de conséquence, celles tendant à l'injonction de le titulariser sont irrecevables et doivent être rejetées.
3. En second lieu, il n'appartient pas au juge administratif de prononcer des injonctions à titre principal à l'encontre de l'administration en dehors des cas prévus, notamment, à l'article L. 911-4 du code de justice administrative. Les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de reconnaître au profit du requérant des droits à congés pour invalidité temporaire imputable au service et de lui accorder la protection fonctionnelle constituent des demandes d'injonction à titre principal. Elles sont par suite irrecevables et doivent être rejetées.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée dans toutes ses conclusions y compris celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Aubert, présidente,
M. Julinet, premier conseiller,
M. Medjahed, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2024.
Le rapporteur,
N. MEDJAHED
La présidente,
S. AUBERT La greffière,
A. LOUART
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304140
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel, qui contestait une retenue sur son traitement de 250 euros pour un indu de prime exceptionnelle liée à la pandémie. La requérante invoquait un défaut de motivation et une faute de l'administration, mais le tribunal a jugé que la décision de retenue était fondée sur l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020. Il a estimé que l'administration avait établi le bien-fondé de l'indu, car Mme A ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de la prime, et qu'aucune faute n'était caractérisée. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires ont également été rejetées.
25/09/2025
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305883
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le compte rendu d'entretien professionnel de Mme B..., capitaine de police, établi le 23 janvier 2023 au titre de l'année 2017. La requérante soutenait notamment que l'évaluation avait été réalisée par une autorité incompétente et sans entretien préalable. Le tribunal a fait droit à sa demande en se fondant sur l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 25 mars 2022, qui avait déjà annulé un premier compte rendu pour les mêmes motifs (absence d'entretien et évaluation partielle). La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatifs à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires.
25/09/2025
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307997
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B A, réserviste opérationnel, qui demandait l'annulation de la décision du 18 janvier 2023 de la commission de recours de l'invalidité lui refusant une pension militaire d'invalidité pour une affection non imputable au service. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas la preuve, exigée par les articles L. 121-1 et suivants du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, que son infirmité était directement causée par l'exercice de ses fonctions de réserviste. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande de pension et celle au titre des frais de justice.
25/09/2025