jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2200859 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MONTAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Montagne, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'ordonner à l'Etat de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte passé le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) à défaut de relogement, d'ordonner au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris de communiquer au tribunal, passé le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, la copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter cette décision ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 640 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à lui-même, à défaut d'admission à l'aide juridictionnelle, ainsi que les entiers dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juillet 2022, le préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur la requête.
Il soutient que le requérant a bien accepté une proposition de logement et qu'un contrat de location a été signé le 21 juillet 2022.
Par un mémoire, enregistré le 29 septembre 2022, M. A déclare se désister de ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et maintenir celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 1er septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. A a été admis à l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 1er septembre 2022. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur ses conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les autres conclusions de la requête :
3. D'une part, par un mémoire enregistré le 29 septembre 2022, M. A a déclaré se désister de ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu d'en donner acte.
4. D'autre part, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par Me Montagne, avocate de M. A, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Par ailleurs, la présente instance n'ayant occasionné aucun dépens, les conclusions tendant à ce qu'ils soient mis à la charge de l'Etat doivent également être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. B A de ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris et à Me Montagne.
Fait à Paris, le 5 octobre 2023.
La présidente de la 5ème section,
C. Riou
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.