LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2201881

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2201881

jeudi 6 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2201881
TypeDécision
PublicationC
Formation1re Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET SVMH CONSEIL (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 janvier 2022 et le 21 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Hiss, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels il a été assujetti au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2016, ainsi que des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge pour les années 2015 et 2016 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le remboursement des frais exposés dans la procédure, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

-le service vérificateur n'établit pas l'existence d'une discordance entre le chiffre d'affaires déclaré pour l'année 2016 et les encaissements sur son compte bancaire ;

-le service vérificateur a regardé à tort la taxe sur la valeur ajoutée correspondant à des dépenses de " Voyages et déplacements " comme n'étant pas déductible des sommes auxquelles il été assujetti au titre de la taxe sur la valeur ajoutée ;

-les dépenses qui correspondent aux cotisations à l'ordre du barreau de Paris ainsi qu'à l'assurance responsabilité professionnelle étaient déductibles ;

-les paiements qu'il a effectués au bénéfice de l'URSSAF et de la CNBF étaient déductibles pour l'année 2015 ;

-les frais de téléphonie mobile et de transport en commun ont été engagées dans le cadre de son activité professionnelle ;

- les frais exposés pour la formation " MBA Luxury Brand marketing and International Management " étaient déductibles, ce programme lui ayant permis de compléter sa formation juridique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme Dousset,

-et les conclusions de M. Guiader, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, qui exerce la profession d'avocat, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016 à l'issue de laquelle l'administration fiscale lui a notifié, par une proposition de rectification du 30 janvier 2018, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour l'année 2016, ainsi que des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Par la présente requête, M. A demande la décharge de ces impositions.

Sur la régularité de la procédure :

2. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation " et aux termes de l'article R. 57-1 du même livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. L'administration invite, en même temps, le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de la proposition () ". Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter, outre la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base des redressements, ceux des motifs pour lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés qui sont nécessaires pour permettre au contribuable de formuler utilement ses observations.

3. La proposition de rectification du 30 janvier 2018 précise les règles de droit applicables, les impôts concernés, les années d'imposition ainsi que les motifs de fait sur lesquels l'administration s'est fondée avec suffisamment de précision pour permettre à M. A de présenter utilement ses observations. Ainsi, à supposer que M. A ait entendu soulever le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, ce moyen doit donc être écarté.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :

4. Aux termes de l'article 256 du code général des impôts : " I. -Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel. () ". Aux termes de l'article 269 du même code : " 1. Le fait générateur de la taxe se produit : / a) Au moment où la livraison, l'acquisition intracommunautaire du bien ou la prestation de services est effectué ; / () / 2. La taxe est exigible : / () / c. pour les prestations de services () lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits. / () ".

5. Il résulte de l'instruction que le service vérificateur a constaté une discordance de 11 142,67 euros entre le montant des recettes encaissées par M. A au titre de l'année 2016 et le montant déclaré par ce dernier sur sa déclaration de résultat au titre de la même année. Alors que M. A ne produit aucun élément de nature à contredire cette constatation, c'est à bon droit que le service lui a notifié un rappel de la taxe sur la valeur ajoutée collectée de 2 228,53 euros.

6. En outre, aux termes de l'article 271 du code général des impôts dans sa version applicable au litige : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. / 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable. () / 3. La déduction de la taxe ayant grevé les biens et les services est opérée par imputation sur la taxe due par le redevable au titre du mois pendant lequel le droit à déduction a pris naissance. / II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : / a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures () / 2. La déduction ne peut pas être opérée si les redevables ne sont pas en possession soit desdites factures, soit de la déclaration d'importation sur laquelle ils sont désignés comme destinataires réels. ".

7. Il résulte de l'instruction que le service a refusé d'admettre la déduction d'une taxe sur la valeur ajoutée de 13 euros correspondant à des frais de " Voyages et déplacements " du 31 mars 2016 et du 2 décembre 2016 en l'absence de production par M. A de justificatifs. Si ce dernier soutient que ces dépenses correspondent à deux abonnements mensuels de transport RATP, il ne fournit aucune pièce à l'appui de ses affirmations.

En ce qui concerne les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu :

8. Aux termes de l'article 92 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme provenant de l'exercice d'une profession non commerciale ou comme revenus assimilés aux bénéfices non commerciaux, les bénéfices des professions libérales, des charges et offices dont les titulaires n'ont pas la qualité de commerçants et de toutes occupations, exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre catégorie de bénéfices ou de revenus ". Aux termes du 1 de l'article 93 du même code : " Le bénéfice à retenir dans les bases de l'impôt sur le revenu est constitué par l'excédent des recettes totales sur les dépenses nécessitées par l'exercice de la profession. () ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient dans tous les cas au contribuable de fournir des éléments propres à justifier que les dépenses qu'il a portées dans les charges déductibles étaient nécessitées par l'exercice de la profession.

9. Il résulte de l'instruction que le service a remis en cause la déduction par M. A de différentes charges pour un montant total de 10 989 euros au titre de l'année 2015 et de 2 450 euros au titre de l'année 2016 en l'absence de production par l'intéressé de justificatifs.

10. En premier lieu, en ce qui concerne les cotisations à l'ordre du barreau et l'assurance responsabilité professionnelle, M. A ne justifie pas du paiement des sommes inscrites à ce titre en comptabilité par la seule production de copies de chèques établis à l'ordre du barreau des avocats de Paris dont rien ne permet d'établir qu'ils auraient effectivement été encaissés.

11. En deuxième lieu, si M. A établit avoir réglé une partie de ses cotisations d'URSSAF, de ses cotisations à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF) et des cotisations vieillesse et invalidité-décès obligatoires, les sommes dont il justifie du paiement pendant les deux années en litige ne correspondent pas à celles enregistrées en comptabilité.

12. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 7 du présent jugement, M. A ne justifie pas de la réalité des dépenses " Voyages et déplacements " dont la déduction a été remise en cause par le service.

13. En quatrième lieu, le service a remis en cause la déduction des sommes de 1 071,83 euros en 2015 et de 224,70 euros en 2016, correspondant à un abonnement téléphonique ouvert au nom et au domicile personnel de M. A, au motif que l'intérêt de ces dépenses pour son activité professionnelle n'apparaissait pas établi. Si M. A soutient que la ligne téléphonique correspondante avait un usage mixte puisqu'il utilisait son téléphone portable pour les communications avec ses clients, il ne produit aucune pièce pour l'établir ni justifier de la répartition du montant de ces charges entre un usage personnel et un usage professionnel.

14. Enfin, le service a remis en cause la déduction de frais de formation professionnelle de 3 000 et 4 540 euros correspondant à une formation " MBA Luxury Brand Marketing and International Management ". Si M. A conteste ce redressement, il ne produit pas de facture et n'établit pas par la seule production d'une copie de chèque de 3 000 euros, dont rien ne permet d'établir qu'il ait été effectivement adressé à l'organisme de formation, avoir payé les sommes mentionnées en comptabilité.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge de M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions, au demeurant non chiffrées, présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.

Délibéré après l'audience du 6 mai 2024 à laquelle siégeaient :

M. Rohmer, président,

Mme Dousset, première conseillère,

M. Lenoir, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.

La rapporteure,

A. DOUSSET

Le président,

B. ROHMER

La greffière,

S. CAILLIEU-HELAIEM

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/1-3

Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317492

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de la SARL 42 Consulting visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt recherche pour les années 2019 et 2020. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve que les projets litigieux remplissaient les conditions scientifiques et techniques d'éligibilité prévues par l'article 244 quater B du code général des impôts. Elle a également jugé non fondés les griefs relatifs à une irrégularité de la procédure administrative.

01/04/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409280

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de décharge d'impôt sur la plus-value immobilière présentée par Mme A... pour l'année 2020. Le litige portait sur l'interprétation de la condition d'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts, concernant la première cession d'un logement autre que la résidence principale. Le tribunal a jugé que le fait que la requérante ait été propriétaire de son ancienne résidence principale dans les quatre années précédant la vente faisait obstacle au bénéfice de l'exonération, et ce, même si ce bien n'était plus son domicile au moment de la cession.

01/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420874

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour formulée par un ressortissant sénégalais. La juridiction a jugé que le préfet de police avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'ancienneté de la présence du requérant en France et de son insertion professionnelle continue. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai de trois mois et une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.

01/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422817

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus implicite, ce qui constitue une illégalité. Cette solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/04/2026

← Retour aux décisions