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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2202509

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2202509

mercredi 3 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2202509
TypeDécision
Formation3e Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET MEZERAC, CHEVRET & ASSOCIES (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 2 février 2022, le 14 novembre 2022, le 31 janvier 2023, le 15 avril 2024, et le 28 mai 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, Mme A B, représentée par Me Chevret, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 décembre 2021 par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé son licenciement pour motif économique ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la Fédération Française de Football (FFF) n'a pas versé aux débats la totalité des éléments fournis aux représentants du personnel dans le cadre de la procédure d'information-consultation, en méconnaissance des articles L. 1235-9 et R. 1456-1 du code du travail ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 1233-3 du code du travail dès lors que le motif économique invoqué n'est pas justifié ; la FFF a cessé de se prévaloir d'un licenciement pour motif économique lié à des " difficultés économiques " dans le courrier d'information sur le motif économique adressé à Madame B le 20 septembre 2021 et dans la note d'information du CSE ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 1233-4 du code du travail en raison du manquement de l'employeur à ses obligations en matière de reclassement ;

- son poste n'a pas été supprimé ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il existe un lien entre son licenciement et son mandat.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 7 mars 2022, le 6 décembre 2022 et le 16 mai 2024, celui du 23 février 2023 n'ayant pas été communiqué, la Fédération française de football, représentée par Me Boulanger conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme B le versement de la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.

Elle soutient que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2022, la Direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.

Vu :

- l'arrêt du Conseil d'Etat du 4 avril 2024, n°465582 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Renvoise,

- les conclusions de Mme Beugelmans-Lagane, rapporteure publique,

- et les observations de Me Naud pour Mme B et Me Wintrebert pour la FFF.

Une note en délibéré pour Mme B a été enregistrée le 24 juin 2024.

Une note en délibéré pour la FFF a été enregistrée le 25 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. La fédération française de football (FFF), a conclu, le 13 juillet 2021 avec le syndicat SNAAF-CFDT, organisation syndicale représentative au sein de la FFF, un accord collectif majoritaire, en application des dispositions de l'article L. 1233-24-1 du code du travail, relatif au contenu d'un plan de sauvegarde de l'emploi. Par une décision du 16 juillet 2021, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France a validé cet accord. Le Conseil d'Etat a, par un arrêt du 4 avril 2024 n°465582, rejeté le pourvoi des salariés contestant cette décision. La FFF a saisi l'inspecteur du travail d'une demande d'autorisation de licenciement pour motif économique de Mme B, alors cheffe de projet évènementiel et membre suppléante du comité social et économique. Par une décision du 2 décembre 2021, l'inspecteur du travail a autorisé le licenciement de Mme B. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 1233-2 du code du travail : " Tout licenciement pour motif économique est motivé dans les conditions définies par le présent chapitre. / Il est justifié par une cause réelle et sérieuse ". Aux termes de l'article L. 1233-3 de ce code : " Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification, refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment : / 1° A des difficultés économiques caractérisées soit par l'évolution significative d'au moins un indicateur économique tel qu'une baisse des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation ou une dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation, soit par tout autre élément de nature à justifier de ces difficultés. () / 2°A des mutations technologiques ; / 3° A une réorganisation de l'entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité ; / 4° A la cessation d'activité de l'entreprise. () Les difficultés économiques, () s'apprécient au niveau de cette entreprise si elle n'appartient pas à un groupe et, dans le cas contraire, au niveau du secteur d'activité commun à cette entreprise et aux entreprises du groupe auquel elle appartient, établies sur le territoire national, sauf fraude. () / Le secteur d'activité permettant d'apprécier la cause économique du licenciement est caractérisé, notamment, par la nature des produits biens ou services délivrés, la clientèle ciblée, ainsi que les réseaux et modes de distribution, se rapportant à un même marché () ".

3. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande d'autorisation de licenciement présentée par l'employeur est fondée sur un motif de caractère économique, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si la situation de l'entreprise justifie le licenciement du salarié au moment où il est autorisé. Pour apprécier la réalité des motifs économiques allégués à l'appui d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé présentée par une société qui fait partie d'un groupe, l'autorité administrative est tenue de faire porter son examen sur la situation économique des sociétés du groupe intervenant dans le même secteur d'activité que la société en cause et établies sur le territoire français.

En ce qui concerne la méconnaissance des articles L. 1235-9 et R. 1456-1 du code du travail :

4. Aux termes de l'article L. 1235-9 du code du travail : " En cas de recours portant sur un licenciement pour motif économique, l'employeur communique au juge tous les éléments fournis aux représentants du personnel en application du chapitre III ou, à défaut de représentants du personnel dans l'entreprise, tous les éléments fournis à l'autorité administrative en application de ce même chapitre. " Aux termes de l'article R.1456-1 du même code : " En cas de recours portant sur un licenciement pour motif économique, et dans un délai de huit jours à compter de la date à laquelle il reçoit la convocation devant le bureau de conciliation et d'orientation, l'employeur dépose ou adresse au greffe par lettre recommandée avec demande d'avis de réception les éléments mentionnés à l'article L. 1235 -9 pour qu'ils soient versés au dossier. Dans le même délai, il adresse ces éléments au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. La convocation destinée à l'employeur rappelle cette obligation ".

5. Ces dispositions, imposant le dépôt au greffe du conseil de prud'hommes des éléments listés aux articles précités, ne sont pas applicables en cas de recours contentieux devant le juge administratif. Ce moyen ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le motif de la demande d'autorisation de licenciement :

6. Mme B fait valoir que la FFF a, au cours de la procédure, cessé de se prévaloir d'un licenciement pour motif économique lié à des " difficultés économiques " au sens du 1° de l'article L. 1233-3 de ce code cité au point 2. Toutefois, la demande adressée par la FFF à l'inspection du travail le 28 septembre 2021 fait état d'un double phénomène amputant gravement ses revenus, d'une part, la crise sanitaire et économique qui a un impact direct avec l'effondrement des ressources de billetterie, d'autre part, la chute des droits TV, ce qui a eu pour conséquence un résultat économique dégradé, nécessitant une réorganisation pour rétablir l'équilibre financier. En outre, même si la demande d'autorisation ne le précise pas, il n'est pas sérieusement contestable qu'elle se fonde sur des difficultés économiques au sens de l'article L. 1233-3 du code du travail précité. A cet égard, il résulte de la décision attaquée que l'inspecteur s'est uniquement prononcé au regard des difficultés économiques de la fédération et a retenu qu'au moins un indicateur enregistre une évolution significative, une chute rapide du résultat brut d'exploitation en 2020, atteignant un résultat négatif en 2021. Dès lors, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne le motif économique :

7. D'une part, si Mme B fait valoir que la rupture du contrat de travail de la requérante ne pouvait être justifiée par la " sauvegarde de la compétitivité ", au sens du 3° de l'article L. 1233-3 de ce code, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'inspecteur du travail s'est prononcé uniquement sur l'existence de difficultés économiques au sens du 1° de cet article.

8.

D'autre part, Mme B fait valoir que les difficultés économiques alléguées de la FFF n'existent pas, avec un budget au 30 juin 2021 globalement à l'équilibre, avec un déficit de seulement 200 000 euros au 30 juin 2021, qui n'aurait même pas existé sans le PSE provisionné à hauteur de 3,4 millions d'euros. Toutefois, pour estimer que la cause économique du licenciement était établie, l'inspecteur du travail a relevé que la FFF a enregistré une dégradation très importante de son résultat brut d'exploitation, passé de 1 202 680 euros en 2019 à 1 098 108 euros en 2020 et à -3 095 674 euros en 2021. Dans ces conditions, et en dépit d'une amélioration de la situation économique de la FFF pour 2022, due par exemple à l'organisation de la finale de la ligue des champions en France en mai 2022, la réalité du motif économique du licenciement de Mme B est, à la date de la décision attaquée, établie. Le moyen doit être écarté.

n ce qui concerne la réalité de la suppression du poste de Mme B :

9. Mme B soutient que son poste n'a pas été supprimé et critique le fait que les tâches relatives au protocole de l'Équipe de France féminine auraient été confiées à une autre salariée de la FFF. Toutefois, la circonstance que les attributions précédemment dévolues à Mme B ont été réparties entre des salariés demeurés dans l'entreprise, sans aucun nouveau recrutement, ne permet pas de remettre en question la suppression de son poste. Par suite, le moyen tiré de l'absence de suppression de poste doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de reclassement :

10. Aux termes de l'article L.1233-4 du code du travail : " Le licenciement pour motif économique d'un salarié ne peut intervenir que lorsque tous les efforts de formation et d'adaptation ont été réalisés et que le reclassement de l'intéressé ne peut être opéré sur les emplois disponibles, situés sur le territoire national dans l'entreprise ou les autres entreprises du groupe dont l'entreprise fait partie et dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation assurent la permutation de tout ou partie du personnel. () L'employeur adresse de manière personnalisée les offres de reclassement à chaque salarié ou diffuse par tout moyen une liste des postes disponibles à l'ensemble des salariés, dans des conditions précisées par décret. () ". Aux termes de l'article D.1233-2-1 du code du travail : " I.-Pour l'application de l'article L. 1233-4, l'employeur adresse des offres de reclassement de manière personnalisée ou communique la liste des offres disponibles aux salariés, et le cas échéant l'actualisation de celle-ci, par tout moyen permettant de conférer date certaine. / II.-Ces offres écrites précisent : / a) L'intitulé du poste et son descriptif ; / b) Le nom de l'employeur ; / c) La nature du contrat de travail ; d) La localisation du poste ; e) Le niveau de rémunération ; / f) La classification du poste. () ".

11. Il résulte de ces dispositions que, pour apprécier si l'employeur a satisfait à son obligation en matière de reclassement, l'autorité administrative saisie d'une demande d'autorisation de licenciement pour motif économique d'un salarié protégé doit s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, qu'il a procédé à une recherche sérieuse des possibilités de reclassement du salarié dans les entreprises dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation permettent, en raison des relations qui existent avec elles, d'y effectuer la permutation de tout ou partie de son personnel. Si, pour juger de la réalité des offres de reclassement, l'inspecteur du travail peut tenir compte de la volonté exprimée par le salarié, l'expression de cette volonté, lorsqu'il s'agit d'un reclassement sur le territoire national, ne peut néanmoins être prise en compte qu'après que des propositions de reclassement concrètes, précises et personnalisées ont été effectivement exprimées, et à condition que l'information du salarié soit complète et exacte.

12. En l'espèce, conformément aux dispositions précitées, la FFF a décidé de procéder aux propositions de reclassement interne par le biais d'une liste recensant l'ensemble des postes disponibles dans la société, diffusée à tous les salariés et non d'adresser des propositions individuelles personnalisées.

13. Or, d'une part, il ressort des pièces des dossiers et il n'est pas sérieusement contesté, que l'employeur a adressé une liste actualisée des postes disponibles par courriers électroniques des 19 août et 3 septembre 2021.

14. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la FFF a proposé à Mme B le poste de " Chef de projet bénévolat mixité et Football féminin ", que cette dernière a refusé car elle avait un projet personnel en province. Si Mme B soutient que l'emploi proposé serait très éloigné de ses compétences car elle n'est pas technicienne du football, cette circonstance n'est pas, à elle seule, de nature à établir que la FFF aurait manqué à son obligation de recherches de reclassement, laquelle constitue seulement une obligation de moyens. En outre, et au demeurant, la fiche de poste produite par la DRIEETS ne fait pas figurer la maîtrise des techniques footballistiques parmi les compétences requises.

15. Enfin, l'absence de communication à l'inspecteur du registre d'entrée et de sortie du personnel pour l'année 2021, qui n'est pas une obligation prévue par les textes, n'est pas de nature à entacher la décision d'illégalité. Le moyen doit être écarté en toutes ses branches.

En ce qui concerne le lien avec le mandat :

16. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé.

17. Mme B soutient que la FFF l'a ciblée en la rattachant à la catégorie professionnelle " Evènementiel (international) ", comprenant 2 salariées. Toutefois, d'une part, la circonstance que l'accord litigieux comporte des catégories professionnelles comprenant un unique salarié en raison du niveau de responsabilités ou de la spécificité des compétences que requièrent les métiers en cause n'est pas de nature, à elle seule, à établir une discrimination. De même, l'accord collectif signé le 13 juillet 2021 a pu s'écarter, pour définir les catégories professionnelles concernées par le licenciement, du référentiel des métiers élaboré peu de temps auparavant qui comportait 27 " métiers RMC " [Référentiel Métiers Compétences] auquel chaque agent était rattaché, et déterminer des " catégories homogène d'emploi " dont 13, sur un total de 22 qui sont concernées par le plan de sauvegarde de l'emploi, ne comportent qu'un seul salarié, sans commettre de discrimination.

18. D'autre part, la circonstance que l'accord collectif ait défini une catégorie professionnelle " événementiel (international) " comprenant deux postes, ceux de " chef(fe) projet événementiel " et de " responsable développement international grands événements ", qui doivent tous les deux être supprimés, ne saurait faire regarder la définition de cette catégorie professionnelle " événementiel (international) " comme discriminatoire, le " Livre II " justifiant la suppression de ces deux postes ainsi : " en l'absence de perspective d'organisation de grands événements hébergés en France dans les dix prochaines années - pas de Coupe du Monde à venir en France et les JO se sont dotés de leur propre structure -, la Fédération a décidé de supprimer les budgets pour les grands événements. Par ailleurs, l'activité de conseil destinée à accompagner d'autres pays dans l'organisation de grands événements ne génère pas de recettes depuis un an et demi. Le marché pour cette activité n'est pas suffisamment porteur. L'arrêt des budgets événements et l'absence de recette générées par l'activité de conseil événementiel implique une suppression des postes consacrés à l'activité d'organisation des événements internationaux. "

19. Enfin, Mme B n'apporte aucun élément suffisamment précis permettant d'établir que son licenciement serait en lien avec les mandats qu'elle exerce. La circonstance que, sur un tableau, le nom de Mme B est surligné en rouge ne saurait être regardée comme un élément de discrimination. De même, elle n'établit pas avoir été rattachée de manière non pertinente à la catégorie professionnelle Evènementiel (international) eu égard à la définition de ses missions, notamment en ce qui concerne celles relatives au protocole de l'équipe féminine de France définies par un avenant du 18 septembre 2020. (Gestion des invitations " observateurs " (clubs français, clubs étrangers, fédérations étrangères, Gestion des invitations protocolaires des Présidents de Ligues, de Districts, de la Haute Autorité, de la LFA (famille du football), Gestion des invitations protocolaires politiques et diplomatiques).

20. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 2 décembre 2021.

Sur les frais liés au litige :

21. L'Etat n'étant pas la partie perdante, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à sa charge la somme demandée par Mme B. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par la Fédération française de football au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et au titre des dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la Fédération française de football au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et au titre des dépens sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à la Fédération française de football.

Copie en sera adressée au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 19 juin 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Gracia, président,

- Mme Merino, première conseillère,

- Mme Renvoise, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.

La rapporteure,

T. RENVOISE

Le président,

J.-Ch. GRACIALa greffière,

P. TARDY-PANIT

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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