jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2202537 |
| Type | Décision |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET JASPER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoire enregistrés les 3 février 2022, 22 décembre 2023, 9 et 25 janvier, et 7 février 2024, Mme A G et Mme B E, représentées par la SCP Soulié - Coste-Floret, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) et l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) à verser à Mme G la somme totale de 7 659 935 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'accident médical survenu le 8 octobre 2019 et de ses suites ;
2°) de condamner l'ONIAM et l'AP-HP à verser à Mme E la somme de 90 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis ;
3°) de mettre à la charge de l'ONIAM et de l'AP-HP les dépens ;
4°) de mettre à la charge de l'ONIAM et de l'AP-HP la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- les complications survenues à l'occasion de l'acte anesthésique, un choc cardiogénique et une ischémie, présentaient une probabilité faible et ont entraîné un dommage d'une particulière gravité, de sorte que les conditions d'engagement de la solidarité nationale sont réunies ;
- la responsabilité de l'AP-HP est engagée du fait de la faute constituée par la mauvaise prise en charge de l'ischémie, qui a rendu nécessaire l'amputation, et du choc cardiogénique ;
- les préjudices subis du fait de cette faute par Mme G doivent être évalués à la somme totale de 7 659 935 euros, se décomposant comme suit : 7 132 euros au titre des frais médicaux et hospitaliers, 84 788 euros au titre de la tierce personne temporaire, 6 152,5 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 50 000 euros au titre des souffrances endurées, 40 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 12 000 euros au titre du préjudice scolaire, 15 000 euros au titre du préjudice sexuel, 80 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent, 50 000 euros au titre du préjudice d'agrément, 30 000 euros au titre du préjudice d'établissement, 271 150 euros au titre du DFP, 40 000 euros au titre du préjudice sexuel, 1 104 572 euros au titre des dépenses de santé futures, 2 834 755 euros au titre de la tierce personne définitive, 50 000 euros au titre des frais d'aménagement du domicile, 49 486 euros au titre des frais d'aménagement du véhicule, 2 834 900 euros au titre du PGPF, et 100 000 euros au titre de l'incidence professionnelle ;
- les préjudices subis par Mme E doivent être évalués à la somme totale de 90 000 euros, se décomposant comme suit : 50 000 euros au titre du préjudice d'affection, 40 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence ;
- les préjudices correspondant aux frais médicaux et hospitaliers, aux frais divers et à la perte de gains professionnels actuelle doivent être réservés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 19 juillet 2022 et le 10 janvier 2024, l'ONIAM, représenté par la SELARLU RRM, conclut à sa mise hors de cause et au rejet de la requête.
Il soutient que les conditions d'engagement de la solidarité nationale ne sont pas réunies, en présence d'une intervention à visée esthétique, et alors que la reprise chirurgicale se plaçait dans un suivi de l'opération initiale et que l'anesthésie liée à cette reprise était dépendante de l'opération en elle-même.
Par deux mémoires enregistrés le 2 janvier et le 13 février 2024, la société Sana 24 AG et la société Visana Services SA, représentées par la SELARL Cabinet d'Avocat Weber, demandent au tribunal :
1°) de condamner solidairement l'AP-HP et l'ONIAM à payer la somme de 444 551,11 CHF à la société Sana 24 AG et la somme de 127,65 CHF à la société Visana Services SA, avec intérêts au taux légal à compter de leur demande ;
2°) de mettre à la charge de l'ONIAM et de l'AP-HP, respectivement, la somme de 6 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la société Sana 24 AG a servi à Mme G des prestations pour un montant de 444 551,11 CHF, correspondant à des dépenses de santé actuelles pour 94 027,40 CHF et des dépenses de santé futures pour 350 523,71 CHF ;
- la société Visana Services SA a servi à Mme G des prestations pour un montant de 127,65 CHF, correspondant à des dépenses de santé actuelles pour 50,25 CHF et des dépenses de santé futures pour 77,40 CHF.
Par deux mémoires, enregistrés les 12 janvier 2024 et 1er février 2024, l'AP-HP conclut :
1°) à titre principal, au rejet des conclusions dirigées contre elle ;
2°) à titre subsidiaire, à l'organisation d'une contre-expertise et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, à ce que sa responsabilité soit engagée pour 50 % au titre de la perte de chance, à la réduction ou au rejet des demandes des requérantes et au rejet des conclusions présentées par les sociétés Sana 24 AG et Visana Services SA.
Elle soutient que :
- sa responsabilité n'est pas engagée, dès lors qu'aucune faute n'a été commise dans le positionnement de la sonde, la reperfusion étant une des étapes obligatoires de la mise en place d'une ECMO et n'impliquant pas une malposition initiale de la canule, alors que l'assistance circulatoire extracorporelle percutanée a bien fonctionné et a permis de stabiliser l'état de Mme G ;
- elle n'est pas non plus engagée en raison d'une faute due au retard dans le repositionnement de la sonde, l'urgence ayant consisté à réanimer la patiente et à mettre en place l'environnement nécessaire pour stabiliser son état hémodynamique, et alors que le risque ischémique du membre inférieur droit était connu des équipes soignantes et contrôlé par une surveillance horaire rapprochée pendant la nuit du 8 au 9 octobre 2019 ;
- l'AP-HP n'a pas été à même de discuter devant les experts des éléments de nature à exercer une influence sur la réponse aux questions posées par la mission d'expertise ;
- les demandes de Mme G doivent être rapportées à une somme totale de 171 002,50 euros, répartie comme suit, en tenant compte d'un taux d'imputabilité de 50% : 10 935 euros au titre de l'aide par tierce personne avant consolidation, 1 920 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 10 000 euros au titre des souffrances endurées, 3 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 922,5 euros au titre des frais d'adaptation du véhicule, 5 475 euros sous forme de rente annuelle au titre de l'aide par tierce personne après consolidation, 115 750 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 10 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent, 7 500 euros au titre du préjudice d'agrément, 3 000 euros au titre du préjudice sexuel, et 2 500 euros au titre du préjudice d'affection de Mme E ;
- il est impossible de déterminer si tous les appareillages et les actes médicaux dont il est demandé la prise en charge par les organismes sociaux sont justifiés au regard de la faute alléguée.
Par une ordonnance du 5 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 février 2024 à 16h30.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Doan ;
- les conclusions de M. Cicmen, rapporteur public ;
- les observations de la SCP Soulié - Coste-Floret, représentant Mme G ;
- et les observations de Mme F, représentant l'AP-HP.
Considérant ce qui suit :
1. Mme G, ressortissante suisse née le 22 août 1998, a consulté le 2 novembre 2018 un chirurgien pour une plastie de prothèses mammaires, après une première intervention d'augmentation mammaire réalisée en 2015 en Tunisie. La plastie de prothèses mammaires a été réalisée le 5 février 2019 à la clinique Champs-Elysées à Paris. Cette intervention ayant été suivie de complications infectieuses empêchant la cicatrisation, Mme G a consulté le 3 septembre 2019 un nouveau chirurgien, qui a programmé une intervention aux fins de reprise de la plastie mammaire. Au cours de l'anesthésie réalisée le 8 octobre 2019, Mme G a été victime d'un choc anesthésique. Elle a été immédiatement transférée dans le service de réanimation chirurgicale de l'hôpital européen Georges Pompidou de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), où, devant l'absence d'amélioration, une assistance circulatoire ou extracorporeal life support (ECLS) veino-artérielle en fémoral droit a été mise en place par le réanimateur en début de soirée. Au cours de sa prise en charge, une ischémie aiguë du membre gauche est survenue. Le 18 octobre 2019, Mme G a été rapatriée en Suisse et a été amputée le 28 octobre 2019 de la jambe droite au CHU de Genève. Par une ordonnance du 19 juin 2020, la vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris, saisi par Mme G, a décidé une expertise et nommé deux experts, auxquels un sapiteur a été adjoint, qui ont établi un rapport le 25 mai 2021. Par un courrier du 6 décembre 2021, Mme G a adressé une demande d'indemnisation à l'Office national des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) et à l'AP-HP, qui n'y ont pas répondu explicitement. Par la présente requête, Mme G et Mme E sollicitent la condamnation de ces deux établissements à les indemniser des préjudices qu'elles estiment avoir subis.
Sur la nécessité d'une nouvelle expertise :
2. Aux termes des dispositions l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / () ".
3. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. La mission confiée à l'expert peut viser à concilier les parties. ".
4. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que la mise en place par les équipes de l'hôpital européen Georges Pompidou de l'ECLS veino-artérielle en fémoral droit était adaptée au choc cardiogénique survenu lors de l'anesthésie mise en œuvre le 8 octobre 2019. Le rapport d'expertise indique qu'un échec de la pose de la sonde de reperfusion aurait dû conduire, soit à un repositionnement immédiat de la sonde, soit à une mise en place controlatérale, ce qui a été réalisé après un délai de douze heures. L'expert indique que ce délai a participé à l'apparition de lésions ischémiques irréversibles, causes de l'amputation qu'a ultérieurement subie Mme G. Il indique enfin que les tentatives de thromboaspiration par voie fémorale homolatérale droite sur une artère fragilisée par les interventions immédiatement antérieures présentaient un risque de rupture qu'une reprise chirurgicale au bloc opératoire aurait pu permettre d'éviter. Toutefois, il résulte également de l'instruction que, lors de l'expertise judiciaire, des pièces du dossier médical de Mme G n'ont pas été communiquées, et qu'un dire du Dr C pour l'AP-HP, non contredit par les parties, indique que les conclusions des experts tendant à l'attitude fautive de l'AP-HP en raison de la mauvaise position de la sonde et du retard à la réalisation du repositionnement n'ont pas été développées au cours de l'accédit et soumises au contradictoire. L'AP-HP allègue, en s'appuyant sur les dires du Dr C, chef du service d'anesthésie-réanimation et médecine péri-opératoire à l'hôpital européen Georges Pompidou, et du Dr D, médecin conseil de l'AP-HP, que la réalisation d'une reperfusion n'impliquait pas une malposition initiale de la canule et que l'échec de la pose de la sonde de reperfusion ne résultait pas d'un mauvais positionnement de la sonde, alors que la mise en place de l'ECLS a permis de stabiliser l'état de Mme G et qu'aucun élément ne permet d'établir la maladresse du geste initial. Enfin, l'AP-HP fait valoir que l'urgence, pour le réanimateur à l'arrivée de Mme G à l'hôpital européen Georges Pompidou, a été de la réanimer et de traiter le choc cardiogénique dont elle était victime, le médecin réanimateur affirmant qu'il n'a " pas le souvenir d'autre patient chez qui une canule d'ECMO ait été retirée plus précocement que chez Mme G ". L'AP-HP allègue néanmoins que le risque ischémique du membre inférieur était connu de l'équipe soignante et contrôlé par une surveillance rapprochée pendant la nuit du 8 au 9 octobre 2019, sans qu'une négligence en la matière puisse être démontrée et alors que les complications ischémiques peuvent être irréversibles même en dessous d'un délai de six heures.
5. D'autre part, s'il résulte de l'instruction que l'état de Mme G nécessite l'utilisation de prothèses orthopédiques, le rapport d'expertise n'indique pas le type exact de prothèses qui lui est indispensable, ni la fréquence prévisible de leur renouvellement, alors qu'elle sollicite l'indemnisation de modèles de prothèses différents de ceux qu'elle a portés depuis au moins le 23 février 2021.
6. Dans ces conditions, l'état du dossier ne permet pas d'éclaircir l'éventuelle responsabilité de l'AP-HP dans la survenue des dommages subis par Mme G, ni la complète étendue de ses préjudices. Dans ces conditions, il y a lieu d'ordonner, avant dire droit, une nouvelle expertise sur ces différents points, à laquelle, au demeurant, les parties ne s'opposent pas.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur les conclusions de la requête de Mme G, procédé à une expertise médicale, confiée à un expert, anesthésiste-réanimateur, désigné par le président du tribunal administratif, en présence de Mme G, de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, et de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il se fera communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme G, notamment tous documents relatifs au suivi médical, aux consultations préopératoires et aux actes de soins pratiqués lors de sa prise en charge. Il pourra entendre toute personne du service hospitalier ayant donné des soins à Mme G. Il pourra, s'il l'estime nécessaire, s'adjoindre le concours d'un sapiteur, après avoir préalablement obtenu l'autorisation du président du tribunal.
Article 3 : L'expert aura pour mission de :
1°) procéder à l'examen sur pièces de l'intégralité du dossier médical de Mme G ;
2°) dire si la prise en charge de Mme G du 8 au 9 octobre 2019 a été conforme aux règles de l'art et aux données acquises de la science ; de dire en particulier si la pose de la sonde de reperfusion a fait l'objet d'une maladresse de la part des équipes médicales de l'AP-HP, et si cette éventuelle maladresse a eu des conséquences sur la suite de la prise en charge ; de dire également si un repositionnement immédiat de la sonde ou une mise en place controlatérale aurait permis d'améliorer les chances de Mme G de ne pas subir une complication ischémique irréversible ; d'indiquer notamment dans quel délai une telle complication peut survenir en l'absence de mesure immédiate ; de dire enfin si la surveillance de l'état de Mme G pendant la nuit du 8 au 9 octobre 2019 a été vigilante et appropriée ;
3°) déterminer la cause des dommages subis par Mme G à l'occasion de sa prise en charge à l'hôpital européen Georges Pompidou, et, le cas échéant, évaluer la part de ces dommages imputables à son état antérieur, à une complication inhérente aux opérations réalisées, à un aléa thérapeutique ou à une faute éventuelle de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris ;
4°) d'évaluer la nature des différentes prothèses indispensables à Mme G en raison des dommages qu'elle a subis, ainsi que la fréquence prévisible de leur renouvellement ;
5°) d'apporter tout élément complémentaire qui serait selon lui susceptible d'éclairer le tribunal sur la nature et l'étendue des préjudices subis.
Article 4 : L'expert déposera, dans un délai de deux mois à compter de sa désignation, son rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires et en notifiera les copies aux parties intéressées telles que précisées au dernier article du présent jugement, le cas échéant, avec leur accord, sous forme électronique.
Article 5 : La présente expertise sera réalisée au contradictoire de Mme G, de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales et de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A G, à Mme B E, à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris et à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Délibéré après l'audience du 15 février 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Delesalle, président,
- M. Pény, premier conseiller,
- M. Doan, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.
Le rapporteur,
R. Doan
Le président,
H. DelesalleLa greffière,
A. Cardon
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2202537/6-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525597
**Sujet principal** : La requérante, une ressortissante salvadorienne, demande l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet de police de lui délivrer un titre. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requête dirigée contre un rejet implicite est irrecevable, car un refus exprès (un arrêté du 25 mars 2025) avait déjà été notifié. Le tribunal considère que les moyens au fond, invoquant notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ne sont pas de nature à justifier la délivrance d'un titre. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que le code de justice administrative.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524412
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, qui était entré et séjournait irrégulièrement en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien de 1968.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414908
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour une infection nosocomiale survenue après une intervention chirurgicale. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement et a procédé à une évaluation des préjudices du requérant, en se fondant notamment sur une expertise médicale ordonnée par le tribunal. La décision implicite de rejet de la demande d'indemnisation est annulée, et l'AP-HP est condamnée à verser une indemnité, dont le montant est déterminé par le tribunal en application des principes de responsabilité administrative.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419249
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que le recours contre la décision implicite de rejet était devenu sans objet, une décision expresse de rejet ayant été prise avant l'introduction de la requête et le recours contre cette dernière ayant fait l'objet d'un désistement. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité, sans avoir à examiner le fond du litige.
19/03/2026