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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2202991

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2202991

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2202991
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantCABINET DELGADO & MEYER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 8 février 2022, le président de la septième chambre du tribunal administratif de Lyon a transmis au tribunal administratif de Paris, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. C J le 29 janvier 2022.

Par une requête et des mémoires enregistrés le 25 avril 2024 et le 28 mai 2024, M. J, représenté par Me Tastevin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines au titre de l'année 2021, ensemble le rejet de son recours gracieux du 29 septembre 2021, et les décisions de nomination de M. I B, M. H D et Mme G E ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique d'établir une nouvelle liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines au titre de l'année 2021 dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'est pas établi que le signataire de la liste d'aptitude attaquée bénéficiait d'une délégation de signature ;

- la liste d'aptitude est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il remplissait les critères prévus par les lignes directrices de gestion pour pouvoir être promu ;

- la liste d'aptitude est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- le refus de le promouvoir procède d'une discrimination en raison de son appartenance syndicale.

Par des mémoires en défense enregistrés le 16 avril 2024 et le 24 mai 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et commerciale conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

La procédure a été communiquée à M. I B, M. H D et Mme G E.

Par une ordonnance du 7 juin 2024 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 21 juin suivant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 ;

- le décret n° 88-507 du 29 avril 1988 ;

- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Hélard,

- et les conclusions de Mme Lambrecq, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C J, technicien supérieur en chef de l'économie et de l'industrie, est affecté à la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Auvergne Rhône-Alpes. Il a demandé à être inscrit sur la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines au titre de l'année 2021. Constatant qu'il ne figurait pas sur la liste d'aptitude du 17 septembre 2021, il a exercé un recours gracieux, le 29 septembre 2021, qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, M. J demande au tribunal d'annuler la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines au titre de l'année 2021, ensemble le rejet de son recours gracieux et les décisions de nomination de M. I B, M. H D et Mme G E.

2. En premier lieu, aux termes de l'article 1 du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter de l'enregistrement de cet acte au recueil spécial mentionné à l'article L. 861-1 du code de la sécurité intérieure, lorsqu'il est fait application de cet article, ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / ()/ 2° Les chefs de service, directeurs adjoints, sous-directeurs, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au deuxième alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé ainsi que les hauts fonctionnaires et les hauts fonctionnaires adjoints mentionnés aux articles R. 1143-1 et R. 1143-2 du code de la défense ; / (). "

3. Par un arrêté du 17 septembre 2020, publié au Journal officiel de la république française du 19 septembre suivant, Mme A F, signataire de la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines au titre de l'année 2021, a été nommée sous-directrice des ressources humaines de l'administration centrale au secrétariat général du ministère de l'économie, des finances et de la relance, à compter du 21 septembre 2020, pour une durée de trois ans. Par suite, le moyen tiré de ce que cette liste serait entachée d'un vice d'incompétence ne peut qu'être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 26 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " En vue de favoriser la promotion interne, les statuts particuliers fixent une proportion de postes susceptibles d'être proposés au personnel appartenant déjà à l'administration ou à une organisation internationale intergouvernementale, non seulement par voie de concours selon les modalités définies au troisième alinéa (2°) de l'article 19 ci-dessus, mais aussi par la nomination de fonctionnaires ou de fonctionnaires internationaux suivant l'une des modalités ci-après : / () 2° Liste d'aptitude établie par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. Sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, l'autorité chargée d'établir la liste d'aptitude tient compte des lignes directrices de gestion prévues à l'article 18. / Chaque statut particulier peut prévoir l'application des deux modalités ci-dessus, sous réserve qu'elles bénéficient à des agents placés dans des situations différentes. "

5. Aux termes de l'article 1 du décret n° 88-507 du 29 avril 1988 portant création et statut particulier du corps des ingénieurs de l'industrie et des mines : " Les ingénieurs de l'industrie et des mines constituent un corps à caractère interministériel classé dans la catégorie A prévue à l'article 29 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, et dont la gestion est assurée par le ministre chargé de l'industrie. ". Aux termes de l'article 4 de ce même décret : " Les ingénieurs de l'industrie et des mines sont nommés par arrêté du ministre chargé de l'industrie et recrutés selon les modalités suivantes : / () 2° Pour au minimum un cinquième et au maximum un tiers du nombre total des nominations effectuées en application du 1° et des détachements prononcés dans les conditions fixées au 2° de l'article 19 du décret du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat et à certaines modalités de cessation définitive de fonctions, des intégrations directes et les détachements au titre de l'article L. 4139-2 du code de la défense dans ce corps prononcées dans ce corps : / () / b) Après inscription sur une liste d'aptitude, les techniciens supérieurs en chef de l'économie et de l'industrie et les techniciens de laboratoire de classe exceptionnelle qui justifient à cette même date d'au moins sept années de services effectifs dans un ou plusieurs des grades de technicien supérieur en chef, de technicien supérieur principal, de technicien de laboratoire de classe exceptionnelle ou de technicien de laboratoire de classe supérieure. / () ". Aux termes du III de l'article 10 de ce décret : " Les ingénieurs recrutés par la voie de la liste d'aptitude prévue au b du 2° de l'article 4 sont titularisés dès leur nomination et classés à la même date dans le grade d'ingénieur de l'industrie et des mines en application des dispositions de l'article 11. ".

6. Si les dispositions citées aux points précédents donnent vocation aux fonctionnaires, lorsqu'ils réunissent les conditions qu'elles exigent, à figurer sur la liste d'aptitude, elles ne leur confèrent aucun droit à l'inscription sur cette liste. Lorsqu'il est saisi d'un recours tendant à l'annulation d'un arrêté établissant une liste d'aptitude pour l'accès à un corps et d'un arrêté portant nomination dans ce corps, il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de contrôler l'appréciation faite par l'administration quant au choix des agents qui sont inscrits ou qui ne sont pas inscrits sur cette liste, dès lors que cette appréciation n'est pas fondée sur des faits matériellement inexacts, et n'est pas entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste. En revanche, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, qui ne saurait se borner, dans le cadre de son contrôle restreint, à apprécier la valeur professionnelle d'un candidat écarté, d'analyser les mérites comparés de ce candidat et de ceux dont il conteste la nomination, au vu des éléments versés au dossier par les parties.

7. En l'espèce, il ressort des lignes directrices de gestion de la direction générale des entreprises relatives à la promotion et la valorisation des parcours professionnels, établies le 16 février 2021, que, s'agissant des techniciens supérieurs de l'économie et de l'industrie, il appartient au gestionnaire du corps de transmettre aux employeurs la liste des agents qui remplissent les conditions statutaires pour être inscrits sur la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines, lesquels transmettent leurs propositions d'inscription au gestionnaire du corps.

8. Il ressort également de ces lignes directrices que la promotion des agents du corps des techniciens supérieurs en chef de l'économie et de l'industrie doit tenir compte de différents critères liés au parcours et compétences professionnels, au regard notamment de la nature des fonctions assurées et des postes occupés, de la variété des environnements professionnels, de l'engagement et l'implication professionnel, des résultats obtenus sur les différents postes ou fonctions tenues, des qualités professionnelles individuelles et relationnelles. Ces lignes directrices fixent par ailleurs des critères complémentaires pour le passage dans le corps des ingénieurs de l'industrie et des mines tenant à des capacités d'analyse, d'expertise, d'adaptation et d'anticipation, des compétences d'encadrement et des compétences en matière de représentation, à l'engagement professionnel, l'implication, l'autonomie et la force de proposition, aux formations professionnelles suivies en lien avec les fonctions exercées, à la diversité et au niveau des fonctions assurées, à une expertise dans un domaine nécessitant l'acquisition de compétences techniques et à la capacité à organiser le travail d'une équipe, l'animation fonctionnelle d'une équipe ou l'animation d'un réseaux.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. J a été nommé dans le corps des techniciens supérieurs de l'industrie et des mines le 15 mars 1995 avant d'être nommé technicien supérieur principal en 2008 et technicien supérieur en chef le 1er septembre 2012. Il ressort également des pièces du dossier qu'il occupait depuis le 2 février 2014, les fonctions d'inspecteur de l'environnement en charge d'établissement Seveso " seuil haut " au sein de la cellule risques accidentels de l'unité départementale du Rhône de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, qu'il a occupé à la DREAL de Franche-Comté à Besançon, entre 2002 et 2005, entre 2005 et 2010 et entre 2010 et 2014 les fonctions d'inspecteur des installations classées, de chargé de mission énergie, canalisations et affaires transverses et de chargé de mission énergie et qu'il a été affecté à la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement d'Alsace et de Lorraine entre 1995 et 2022 où il occupait les fonctions d'inspecteur des installations classées.

10. Il ressort également des pièces du dossier que M. J a été proposé à l'inscription sur la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines en septième et dernière position par la DREAL Auvergne Rhône-Alpes mais que sa candidature n'a pas été retenue par la direction des ressources humaines du ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires et n'a pas été transmise à la direction des ressources humaines du ministère de l'économie, des finances et de la relance. Il ressort de la fiche de proposition produite par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique que sa capacité d'analyse et sa force de proposition, sa capacité de travail, son sens du service public et sa capacité de défendre les intérêts du service ont été considérés comme excellents tandis que son autonomie et capacité à s'organiser, sa facilité à rendre compte et à communiquer, sa capacité à prendre une décision, sa capacité à faire face à des situations d'urgence, son autorité et jugement, sa capacité d'animation d'équipe et de de conduite de projet, son aisance et qualités relationnelles, son niveau de représentativité ont été considérés comme bons.

11. Or, il ressort des fiches de propositions produites par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique que les mêmes aptitudes de M. D ont été toutes jugées excellentes, que les aptitudes de M. B ont été jugées excellentes, à l'exception de sa facilité à rendre compte et à communiquer et son autorité et jugement appréciées comme bons, et que les aptitudes de Mme E ont été appréciées comme excellentes, à l'exception de sa capacité d'analyse et force de proposition, sa capacité à faire face à une situation d'urgence, sa capacité d'animation d'équipe et de conduite de projet, sa capacité de travail et son niveau de représentativité jugées comme bons. En outre, si l'appréciation générale sur les mérites de M. J est élogieuse, elle l'est toutefois moins que celle des agents inscrits sur la liste d'aptitude en litige. De même, Les agents promus ont été classés en première position par leur service employeur respectif. Par ailleurs, la circonstance qu'il ait été plusieurs fois admissible à l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie des et des mines, contrairement à Mme E, ne permet d'établir que ses mérites professionnels seraient supérieurs. De plus, la circonstance qu'il n'ait pas reçu d'entretien annuel d'évaluation depuis l'année 2018 n'a pas d'incidence sur la décision en litige, dès lors que les mérites de M. J ont été appréciés de manière circonstanciée au titre de de l'année 2021 et afin de proposer l'inscription de son nom sur la liste d'aptitude en litige. Dans ces conditions, eu égard aux mérites professionnels que présentaient les candidats retenus sur la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines au titre de l'année 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique n'a pas commis d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation des mérites respectifs des agents.

12. D'autre part, aux termes de l'article 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions () syndicales (). " Aux termes du premier alinéa de l'article 4 de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations : " Toute personne qui s'estime victime d'une discrimination directe ou indirecte présente devant la juridiction compétente les faits qui permettent d'en présumer l'existence. Au vu de ces éléments, il appartient à la partie défenderesse de prouver que la mesure en cause est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles (). "

13. Le juge, lors de la contestation d'une décision dont il est soutenu qu'elle serait empreinte de discrimination au sens de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008, doit attendre du requérant qui s'estime lésé par une telle mesure qu'il soumette au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte au principe de l'égalité de traitement des personnes. Il incombe alors au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

14. En l'espèce, M. J, représentant du personnel CFDT, fait valoir que d'anciens secrétaires du syndicat national des techniciens supérieurs de l'économie et de l'industrie ont été inscrits sur la liste d'aptitude pour l'accès au corps des ingénieurs de l'industrie et des mines au titre des années 2017 et 2023, que les revues de ce syndicat et du syndicat national des ingénieurs de l'industrie et des mines sont préfacées par des directeurs d'administration centrales et que, par un courrier du 8 juin 2020, la CFDT a attiré l'attention de la directrice adjointe de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpe sur sa situation. Enfin, s'il n'est pas contesté que M. J n'a pas reçu d'entretien annuel d'évaluation depuis l'année 2018, ses mérites ont toutefois été appréciés de manière circonstanciée au titre de de l'année 2021 afin de proposer l'inscription de son nom sur la liste d'aptitude en litige. Ainsi, les éléments que fait valoir M. J ne suffisent pas à faire présumer que le requérant aurait été victime de discrimination syndicale et que la décision attaquée, qui n'est, ainsi qu'il a été relevé précédemment, entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation, méconnaîtrait les dispositions précitées.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. J doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. J est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C J et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024 , à laquelle siégeaient :

M. Ho Si Fat, président,

Mme Kanté, première conseillère,

M. Hélard, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.

Le rapporteur,

R. Hélard

Le président,

F. Ho Si Fat

La greffière,

C. Chakelian

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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