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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2203811

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2203811

vendredi 14 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2203811
TypeDécision
Formation5e Section - 4e Chambre
Avocat requérantCABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS STRASBOURG

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 février et 7 novembre 2022, 15 septembre et 9 octobre 2023, la société Antoine de Macedo Horloger, représentée par Me Arnaud Gérardin et Me Pierre Burg, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer la décharge, en droits, pénalités et intérêts de retard, des rappels de taxe forfaitaire sur les ventes de métaux précieux, de bijoux, d'objets d'art, de collection et d'antiquité portant sur la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018, s'élevant à 580 304 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la procédure est irrégulière, la procédure de taxation d'office prévue au 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales n'étant pas applicable ; elle a déposé, par un formulaire n° 3310-CA3-SD, l'ensemble de ses déclarations de TVA et taxes assimilées au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 dans les délais prévus par la loi, la déclaration n° 3310-A-SD relative à la taxe forfaitaire sur les métaux et objets précieux qu'elle a été mise en demeure de produire n'étant qu'une simple annexe à la déclaration n° 3310-CA3-SD ; l'article 150 VM du code général des impôts relatif à la taxe forfaitaire ne prévoit l'application des règles relatives aux taxes sur le chiffre d'affaires, y compris la procédure de taxation d'office prévue au 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales, qu'en matière de recouvrement et de réclamation et ne fixe pas le régime applicable en matière de contrôle de la taxe forfaitaire qui, étant assimilée à une imposition directe, est régie en principe par les règles applicables en matière d'impôts directs ;

- si la procédure de taxation d'office des impôts directs prévue par le 2° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales s'applique, le service a toutefois expressément reconnu qu'elle a déposé dans les délais légaux ses déclarations de résultat au titre des exercices clos en 2017 et 2018 ;

- s'agissant du champ d'application de la taxe forfaitaire, le service a assimilé à tort les montres-bracelets, montres de poche et similaires et les bracelets de montres et similaires en métaux précieux à des bijoux au sens de l'article 150 VI du code général des impôts ; la notion de bijoux, au sens de cet article, renvoie uniquement à la joaillerie ;

- en l'absence de définition dans la loi fiscale, il convient de se référer à la définition donnée par les autres branches du droit, particulièrement celle organisant le régime juridique du concept à qualifier ; les bijoux et les montres constituent des objets différents au sens de la réglementation douanière et le 2° du III de l'article 150 VM du code général des impôts concernant le recouvrement renvoie expressément à la législation douanière ; la réglementation en matière de certifications professionnelles distingue les professionnels capables de fabriquer ou de réparer les bijoux, qui relèvent du brevet des métiers d'art du bijou, et ceux qui fabriquent ou réparent les montres, qui relèvent du brevet des métiers d'art d'horlogerie ;

- la doctrine administrative n° 50 du BOI-RPPM-PVBMC-20-10 du 31 décembre 2018 ajoutant à la loi en assimilant les montres à des bijoux ne lui est pas opposable ;

- la cour administrative d'appel de Paris ayant jugé, dans un arrêt n° 21PA03755 du 10 novembre 2022, qu'à défaut de pouvoir être regardées comme des bijoux au sens des dispositions précitées, seules les montres composées de métaux précieux sont susceptibles d'entrer dans le champ d'application de la taxe, le tribunal devra a minima prononcer la décharge des rappels de taxe forfaitaire pour les montres qui sont composées d'acier, soit en l'espèce 1 411 250 euros au titre de 2017 et 1 487 813 euros au titre de 2018 ;

- si certaines des montres qu'elle a acquises peuvent l'avoir été pour un prix substantiel, seul ce critère du prix apparaît rempli pour qualifier ces montres d'objets de collection au sens de la doctrine administrative exprimée au n° 70 du BOI-RPPM-PVBMC-20-10 du 31 décembre 2018, aucune des constatations du service n'indiquant que les montres qu'elle a acquises seraient particulièrement anciennes, rares, ne seraient plus produites, présenteraient un intérêt historique ou auraient appartenu à un personnage célèbre ; le fait que l'acheteur potentiel est un collectionneur de montres est sans incidence sur cette analyse ; il en va de même de la seule dénomination de " montres de collection " indiquée sur son site internet à des fins commerciales ;

- la majoration de 40 % pour non-dépôt de la déclaration n° 3310-A-SD dans les trente jours suivant la réception de la mise en demeure n'est pas fondée ; l'article 1761 du code général des impôts prévoyant une pénalité spécifique pour les infractions en matière de taxe forfaitaire, qui consiste en une amende égale à 25 % des rappels de taxe, la sanction de droit commun prévue par l'article 1728 de ce code ne s'applique pas en matière de taxe forfaire eu égard au principe de primauté du texte spécial, le service ayant décidé, après cumul des deux sanctions, de ne pas recouvrer l'amende de 25 % tout en maintenant la pénalité la plus élevée ;

- conformément à la demande présentée par le service à titre subsidiaire, il convient de substituer l'amende spéciale en matière de taxe forfaitaire à la majoration pour non-dépôt de déclaration et de réduire les pénalités de 40 % à 25 % des rappels de taxe.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 août et 16 novembre 2022, 27 septembre et 16 octobre 2023, l'administrateur général des finances publiques représentant la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France conclut, dans le dernier état de ses écritures et après avoir prononcé le dégrèvement des intérêts de retard, au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés ;

- à titre subsidiaire, l'amende de 25 % doit être substituée à la majoration de 40% si celle-ci devait être annulée.

Par une ordonnance du 8 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 24 avril 2024.

Par une lettre du 8 avril 2024, le tribunal a, conformément à la jurisprudence du Conseil d'Etat " Chambre de commerce et d'industrie d'Angoulême " issue de sa décision n° 340093 du 19 avril 2013, informé les parties que l'instruction est rouverte avec une clôture au 24 avril 2024 à midi par une ordonnance notifiée concomitamment et les a invitées à présenter, avant cette date, leurs observations sur les conséquences à tirer de la décision du Conseil d'Etat " Ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique " n° 470249 du 12 décembre 2023 intervenue postérieurement à la clôture de l'instruction et dont les règles qui en sont issues sont susceptibles d'être appliquées dans la présente affaire par la formation de jugement.

Par un mémoire, enregistré le 15 avril 2024, l'administrateur général des finances publiques a présenté des observations en réponse à la lettre du 8 avril 2024.

Par un mémoire, enregistré le 17 avril 2024, la société Antoine de Macedo Horloger a présenté des observations en réponse à la lettre du 8 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 31 mai 2024 :

- le rapport de M. Medjahed, premier conseiller ;

- les conclusions de Mme Beugelmans-Lagane, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Burg, représentant la société Antoine de Macedo Horloger.

Considérant ce qui suit :

1. La société Antoine de Macedo Horloger, qui exerce une activité d'achat et de vente de montres et de bracelets de montres, neuves ou d'occasion, auprès de particuliers et de professionnels, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité pour la période 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018. L'administration fiscale a notifié une proposition de rectification datée du 11 décembre 2020 portant sur des rappels de taxe forfaitaire sur les ventes de métaux précieux, de bijoux, d'objets d'art, de collection et d'antiquité et de contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS). Après introduction de la présente instance, le service a prononcé, par une décision du 9 août 2022, un dégrèvement, en intérêts de retard, d'un montant de 6'418 euros. Par la présente requête, la société Antoine de Macedo Horloger demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de prononcer la décharge, en droits, pénalités et intérêts de retard, des rappels de taxe forfaitaire sur les ventes de métaux précieux, de bijoux, d'objets d'art, de collection et d'antiquité portant sur la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018, s'élevant à 580 304 euros.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. Aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : / () / 3° aux taxes sur le chiffre d'affaires, les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevables des taxes ; / () ". Aux termes de l'article L. 56 du même livre : " La procédure de rectification contradictoire n'est pas applicable : / () / 4° Dans les cas de taxation ou évaluation d'office des bases d'imposition ; / () ".

3. Aux termes de l'article 150 VI du code général des impôts, dans sa rédaction alors applicable : " I. - Sous réserve des dispositions propres aux bénéfices professionnels, sont soumises à une taxe forfaitaire dans les conditions prévues aux articles 150 VJ à 150 VM les cessions à titre onéreux ou les exportations, autres que temporaires, hors du territoire des Etats membres de l'Union européenne : / 1° De métaux précieux ; / 2° De bijoux, d'objets d'art, de collection ou d'antiquité. / () ". Aux termes de l'article 150 VJ de ce code : " Sont exonérées de la taxe : / () / 4° Les cessions ou les exportations des biens mentionnés au 2° du I de l'article 150 VI lorsque le prix de cession ou la valeur en douane n'excède pas 5 000 € ; / () ". Aux termes de cet article 150 UA : " I. - Sous réserve des dispositions de l'article 150 VI et de celles qui sont propres aux bénéfices industriels et commerciaux, aux bénéfices agricoles et aux bénéfices non commerciaux, les plus-values réalisées lors de la cession à titre onéreux de biens meubles ou de droits relatifs à ces biens, par des personnes physiques, domiciliées en France au sens de l'article 4 B, ou des sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 quinquies dont le siège est situé en France, sont passibles de l'impôt sur le revenu dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VH. / II. - Les dispositions du I ne s'appliquent pas : / 1° Aux meubles meublants, aux appareils ménagers et aux voitures automobiles. Toutefois, cette disposition n'est pas applicable à ces biens lorsqu'ils constituent des objets d'art, de collection ou d'antiquité pour lesquels l'option prévue à l'article 150 VL a été exercée ; / 2° Aux meubles, autres que les métaux précieux mentionnés au 1° du I de l'article 150 VI, dont le prix de cession est inférieur ou égal à 5 000 € ".

4. Aux termes de l'article 150 VM du même code : " I. - Une déclaration, conforme à un modèle établi par l'administration, retrace, selon le cas, les éléments servant à la liquidation de la taxe ou l'option prévue à l'article 150 VL. Elle est déposée : / 1° Pour les cessions réalisées avec la participation d'un intermédiaire domicilié fiscalement en France ou, en l'absence d'intermédiaire, lorsque l'acquéreur est un assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée établi en France, par cet intermédiaire ou cet acquéreur, au service des impôts chargé du recouvrement dont il dépend ou, lorsqu'il s'agit d'un officier ministériel, au service des impôts chargé du recouvrement compétent pour l'enregistrement de l'acte lorsqu'il doit être présenté à cette formalité, dans le délai prévu par l'article 635. / Toutefois, lorsqu'il est assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée, l'intermédiaire, l'acquéreur ou l'officier ministériel déclare la taxe : / a) Sur l'annexe à la déclaration mentionnée au 1 de l'article 287 déposée au titre du mois ou du trimestre au cours duquel l'exigibilité de la taxe forfaitaire est intervenue s'il est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée et soumis au régime réel normal d'imposition ; / b) Sur la déclaration annuelle mentionnée au 3 de l'article 287 déposée au titre de l'exercice au cours duquel l'exigibilité de la taxe forfaitaire est intervenue s'il est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée et soumis au régime simplifié d'imposition prévu à l'article 302 septies A ; / c) Sur l'annexe à la déclaration mentionnée au 1 de l'article 287 déposée auprès du service chargé du recouvrement dont relève le principal établissement au plus tard le 25 du mois qui suit celui au cours duquel l'exigibilité de la taxe forfaitaire est intervenue si l'assujetti n'est pas redevable de la taxe sur la valeur ajoutée. / () / II. - La taxe est acquittée lors du dépôt de la déclaration. / III. - Le recouvrement de la taxe s'opère : / 1° Pour les cessions réalisées avec la participation d'un intermédiaire ou, en l'absence d'intermédiaire, lorsque l'acquéreur est un assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée établi en France, selon les règles, garanties et sanctions prévues en matière de taxe sur le chiffre d'affaires ; / () / IV. - Les réclamations sont présentées, instruites et jugées comme en matière de taxes sur le chiffre d'affaires si la taxe est recouvrée par les comptables de la direction générale des finances publiques et comme en matière de douane si la taxe est recouvrée par les receveurs des douanes ". Enfin, aux termes de l'article 17 de l'ordonnance du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale : " I. - Il est institué, à compter du 1er février 1996, une contribution à laquelle sont assujetties les ventes de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection et d'antiquité soumises à la taxe prévue par l'article 150 VI du code général des impôts et réalisées par les personnes désignées au I de l'article 14. / II. - Cette contribution est assise, recouvrée et contrôlée dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles 150 VI à 150 VK et 150 VM du code général des impôts ".

5. Il résulte de ces dispositions que la taxe forfaitaire sur les ventes, autres que celles effectuées dans l'exercice d'une activité commerciale professionnelle, de métaux précieux, de bijoux, d'objets d'art, de collection et d'antiquité supportée par le vendeur, à moins d'une option du vendeur pour le régime d'imposition des plus-values de cession défini aux articles 150-0 B à 150 VF, et versée par l'intermédiaire participant à la transaction ou, à défaut, par l'acheteur, doit être regardée comme une taxe assimilée à un impôt direct et non comme une taxe sur le chiffre d'affaires. Par suite, en l'absence de disposition expresse prévoyant l'application des règles procédurales applicables aux taxes sur le chiffre d'affaires, la procédure de taxation d'office prévue au 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales n'est pas applicable à cette taxe forfaitaire.

6. Il résulte de l'instruction que l'administration a appliqué les dispositions du 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales prévoyant la taxation d'office aux taxes sur le chiffre d'affaires à la situation de la société Antoine de Macedo Horloger en l'absence de dépôt de déclaration de ses ventes de métaux précieux, bijoux, objets d'art, de collection et d'antiquité au titre des années 2017 et 2018 dans le formulaire cerfa n° 3310-A-SD annexé au formulaire cerfa n° 3310-CA3 sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et taxes assimilées dans le délai de trente jours suivant la mise en demeure du service du 31 janvier 2020.

7. Si les III et IV de l'article 150 VM du code général des impôts prévoient que le recouvrement de la taxe forfaitaire sur les ventes de métaux précieux, de bijoux, d'objets d'art, de collection et d'antiquité et les réclamations résultant de cette taxe sont effectuées selon les règles applicables en matière de taxes sur le chiffre d'affaires, il ne résulte d'aucune disposition du code général des impôts ou du livre des procédures fiscales, d'aucune autre disposition législative ou réglementaire ni d'aucun principe que la procédure de contrôle et de taxation de cette taxe forfaitaire est soumise aux règles applicables en matière de taxes sur le chiffre d'affaires. La double circonstance que l'intermédiaire ou, à défaut, l'acheteur lorsqu'ils sont assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée est obligé de déclarer la taxe forfaitaire sur l'annexe à la déclaration annuelle de TVA et taxes assimilées prévue à l'article 287 du code général des impôts et que le formulaire cerfa n° 3310-A-SD à fournir en annexe à la déclaration n° 3310-CA3 sur la TVA et taxes assimilées liste, parmi les taxes assimilées à la TVA, la taxe forfaitaire sur les ventes de métaux précieux, de bijoux, d'objets d'art, de collection et d'antiquité, est sans incidence à cet égard. Il suit de là que l'administration fiscale ne pouvait pas appliquer la procédure de taxation d'office. Dans ces conditions, alors même qu'un échange contradictoire a pu avoir lieu pendant un mois, la procédure de taxation d'office suivie par le service en lieu et place de la procédure contradictoire du 4° de l'article L. 56 du livre des procédures fiscales a nécessairement privé la société requérante de la garantie attachée à la procédure contradictoire et entaché la procédure d'irrégularité. Par suite et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, la société doit être déchargée, en droits, pénalités et intérêts de retard non dégrevés, des rappels de taxe sur les ventes de métaux précieux, de bijoux, d'objets d'art, de collection et d'antiquité.

Sur les frais liés au litige :

8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administration, le versement à la société Antoine de Macedo Horloger d'une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La société Antoine de Macedo Horloger est déchargée, en droits, pénalités et intérêts de retard, des rappels de taxe forfaitaire sur les ventes de métaux précieux, de bijoux, d'objets d'art, de collection et d'antiquité portant sur la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018.

Article 2 : L'Etat versera à la société Antoine de Macedo Horloger la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Antoine de Macedo Horloger et à la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France.

Délibéré après l'audience du 31 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Aubert, présidente,

M. Julinet, premier conseiller,

M. Medjahed, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.

Le rapporteur,

N. MEDJAHED

La présidente,

S. AUBERT

La greffière,

A. LOUART

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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