mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2203954 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | LEWISCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 16 février 2022 et le 10 avril 2023, Mme A C, représentée par Me Lewisch, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, de condamner l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui payer la somme de 2 000 000 euros en réparation de ses préjudices résultant de sa prise en charge au sein de quatre établissements relevant de l'AP-HP entre 2016 et 2019 ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner l'AP-HP à lui verser une provision de 200 000 euros à valoir sur ses préjudices et d'ordonner une expertise médicale menée par un chirurgien orthopédiste et un infectiologue ;
3°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 18 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a été hospitalisée à six reprises entre 2015 et 2019 dans les hôpitaux Georges Pompidou, Corentin Celton et Ambroise Paré pour des opérations de reprise chirurgicale d'une ostéosynthèse réalisée en Serbie suite à une fracture de la hanche ;
- elle a contracté des infections successives lors de ses nombreuses hospitalisations qui ne sont pas en lien direct avec l'opération réalisée en Serbie ;
- elle a été victime d'erreurs dans la pose d'une prothèse de hanche ;
- elle est désormais en situation de handicap et atteinte d'une profonde dépression ;
- elle doit se faire aider dans tous les actes de la vie courante et est dans l'incapacité de reprendre une activité professionnelle ;
- le rapport d'expertise diligenté par la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) est insuffisamment circonstancié, peu clair, ambigu et lacunaire quant aux conséquences dommageables des actes médicaux et responsabilités en cause ; il présente des insuffisances et des contradictions sur l'origine des dommages ; il n'est pas conforme aux documents médicaux communiqués et ses conclusions ne sont pas conformes aux données acquises de la science.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2023, l'AP-HP conclut :
1°) au rejet des demandes indemnitaires de Mme C en lien avec les infections nosocomiales ;
2°) à la limitation de l'indemnisation de Mme C aux seules souffrances endurées en lien avec la pose de la chambre implantable à hauteur de la somme de 1 000 euros ;
3°) à ce que les sommes demandées par Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soient ramenées à de plus justes proportions.
Elle soutient que :
- Mme C ne rapporte pas la preuve du lien de causalité entre les infections dont elle a été victime et une faute de l'AP-HP, ni n'explique en quoi consisterait l'erreur dans la pose d'une prothèse ;
- sa responsabilité est limitée à la survenue de l'infection en lien avec la chambre implantable ;
- il n'y a pas lieu de compléter et/ou d'étendre la mission d'expertise diligentée par la CCI, dès lors que le rapport d'expertise est clair et répond aux questions de la mission.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 18 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 septembre 2023.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique,
- le code de la sécurité sociale,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lambert,
- les conclusions de M. Thulard, rapporteur public,
- et les observations de Me Lewisch pour Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, née le 16 octobre 1974, a été opérée en urgence le 20 août 2015 sur son lieu de vacances, à Belgrade, en raison d'une fracture du trochanter de la hanche droite causée par un accident de la circulation. Une ostéosynthèse par clou gamma a été pratiquée. De retour en France, elle s'est rendue à l'hôpital européen Georges Pompidou, qui relève de l'Assistante publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), où elle a fait l'objet, le 20 octobre 2015, d'une chirurgie de reprise en raison du déplacement du clou et de la formation d'un cal vicieux, ainsi que d'une antibiothérapie suite à la mise en évidence d'une infection à escherichia coli. Elle a ensuite subi, le 7 novembre 2015, une nouvelle intervention pour reprise d'une collection et, le 23 novembre 2015, la pose d'une chambre implantable pour l'antibiothérapie. En raison de la découverte d'une nouvelle bactérie sur la chambre implantable, celle-ci a été retirée le 16 février 2016. En présence d'une pseudarthrose a priori septique du fémur droit avec démontage de l'ostéosynthèse et une impotence fonctionnelle, Mme C a bénéficié le 3 juin 2016 à l'hôpital Ambroise Paré, qui relève également de l'AP-HP, de la pose d'une prothèse massive de hanche suivie d'une antibiothérapie Les difficultés à la marche et les douleurs de Mme C sont réapparues à partir du mois de décembre 2016. Le 18 février 2019, elle a fait l'objet d'une reprise totale de la prothèse de hanche en raison d'une mobilisation de la tige fémorale. Le 15 mars 2019, Mme C s'est luxé la hanche, ce qui a donné lieu à une nouvelle intervention, le jour même, pour changement du cotyle de la prothèse. Le 24 avril 2019, alors qu'elle était en rééducation, une volumineuse collection à staphylocoque epidermis a été mise en évidence, laquelle a nécessité une reprise totale de la prothèse de hanche le 15 mai 2019, accompagnée d'une nouvelle antibiothérapie. Mme C est repartie en rééducation à la suite de cette dernière opération. Se plaignant d'importantes séquelles, elle a saisi le 2 janvier 2020 la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) d'Ile-de-France, qui a désigné un collège d'experts, composé d'un médecin infectiologue et d'un chirurgien orthopédiste. Sur la base des conclusions du rapport d'expertise, la CCI a opposé un refus de prise en charge des préjudices de Mme C. Mettant en cause la responsabilité de l'AP-HP en raison des infections successives contractées lors de ses différentes hospitalisations entre 2016 et 2019, Mme C a saisi le tribunal administratif de Paris d'une demande de condamnation de l'AP-HP à l'indemniser de ses différents préjudices.
Sur la responsabilité de l'AP-HP :
2. Aux termes de l'article L 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère. () ".
3. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise diligentée par la CCI, que Mme C a été victime de plusieurs infections survenues au cours et au décours de ses hospitalisations successives depuis sa prise en charge en Serbie pour une fracture du trochanter de la hanche droite au mois d'août 2015. Selon les experts, seul le dommage infectieux au niveau de la chambre implantable est directement imputable aux soins dispensés à l'hôpital européen Georges Pompidou.
4. Ainsi qu'il a été indiqué au point 1 du présent jugement, Mme C s'est vu poser le 23 novembre 2015 une chambre implantable pour le traitement par antibiothérapie d'une collection mise en évidence le 7 novembre 2015. Suite à la découverte de la bactérie pseudomonas aeruginosa sur la chambre implantable, celle-ci sera retirée le 16 février 2016. Le caractère fautif des soins en lien avec la mise en place de ce dispositif, à l'origine d'une nouvelle infection, au demeurant non contesté par l'AP-HP, engage la responsabilité de celle-ci.
5. Selon les experts, hormis cette infection au niveau de la chambre implantable directement imputable aux soins dispensés à l'hôpital européen Georges Pompidou, toutes les autres infections " étaient attendues compte tenu de l'état antérieur " et sont donc imputables à la seule prise en charge de Mme C en Serbie.
6. Cependant, le rapport d'expertise réalisé à la demande de la CCI ne permet pas de déterminer si les germes retrouvés chez la victime, tous différents de la bactérie mise en évidence lors de sa première admission à l'hôpital européen Georges Pompidou au mois d'octobre 2015 (escherichia coli), étaient déjà présents chez la victime depuis l'ostéosynthèse pratiquée en Serbie en août 2015, ou s'ils sont apparus au cours ou au décours des prises en charge successives dans les établissements de santé relevant de l'AP-HP.
7. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 1 du présent jugement, Mme C a fait l'objet d'une pose de prothèse massive de hanche le 3 juin 2016, décidée suite à la découverte d'une volumineuse para-ostéo-arthropathie et d'une absence de consolidation de la reprise chirurgicale effectuée le 20 octobre 2015 pour ablation du clou du fémur, ostéotomie et nouvelle ostéosynthèse. Les causes de la para-ostéo-arthropathie et de l'absence de consolidation de la première opération de reprise ne sont toutefois pas explicitées par les experts, qui ne se prononcent pas davantage sur leur lien éventuel avec l'accident de la circulation et ses complications ostéopathiques ou avec l'infection.
8. Il résulte également de l'instruction que, le 18 décembre 2018, alors que Mme C se plaignait de douleurs importantes, une radiographie a mis en évidence une mobilisation de la tige fémorale et des géodes posées le 3 juin 2016, ce qui a conduit à la repose totale de la prothèse de hanche le 18 février 2019. Cependant, les causes de cette mobilisation ne sont pas explicitées par le collège d'experts. Par ailleurs, le 15 mars 2019, soit moins d'un mois après cette opération de remplacement de la prothèse de hanche, Mme C a été victime d'une luxation de la hanche, qui a conduit, le jour même, à procéder à un changement de cotyle. Bien qu'ils aient souligné que, lors de l'intervention du 18 février 2019, le chirurgien n'avait pas pu repositionner la bague assurant le caractère rétentif du cotyle en place et qu'il ne s'agissait pas d'une maladresse technique, les experts ne se sont pas prononcés sur les causes de la luxation de la hanche de Mme C.
9. Ainsi, l'état de l'instruction ne permet pas au tribunal d'apprécier si les conditions de la mise en jeu de la responsabilité de l'AP-HP, soit à raison de fautes qui auraient été commises dans la prise en charge chirurgicale de Mme C, soit à raison des infections nosocomiales qui auraient été contractées par celle-ci au cours de ses différentes hospitalisations, sont ou ne sont pas réunies en l'espèce. Il y a donc lieu d'ordonner une expertise complémentaire, qui sera étendue à l'évaluation des différents préjudices subis par Mme C en lien avec les éventuelles fautes commises au cours ou au décours de sa prise en charge par l'AP-HP.
Sur la demande de provision :
10. Dans les circonstances de l'espèce, et dans l'attente de l'expertise à intervenir pour permettre l'évaluation des préjudices subis, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de provision présentée par Mme C.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur la requête de Mme C, procédé par un expert infectiologue et un expert chirurgien orthopédiste, à une expertise médicale en présence de Mme C, de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris et de la caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Article 2 : Les experts seront désignés par le président du tribunal. Ils accompliront leur mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Ils se feront communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme C, notamment ceux relatifs à son suivi médical, aux consultations et aux actes de soins pratiqués lors de sa prise en charge par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
Article 3 : Les experts auront pour mission de :
1°) décrire l'état de santé de Mme C à son admission à l'hôpital européen Georges Pompidou en octobre 2015 ; préciser la nature du (des) germe(s) retrouvé(s) sur elle à son arrivée ; décrire l'état pathologique de la requérante ayant conduit aux soins, aux interventions et aux traitements pratiqués ainsi que les conditions dans lesquelles elle a été prise en charge et soignée dans cet établissement ;
2°) donner toute précision utile pour déterminer si de tels soins étaient adaptés à l'état de la patiente, et s'ils ont été attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science médicale, tant au moment où ils ont été administrés que dans leur suite en se référant aux données acquises de la science à l'époque des faits ; dans la négative, analyser de façon détaillée les erreurs, maladresses, manque de précaution et négligences, pré, per ou post opératoires constatées ;
3°) se prononcer en particulier sur les causes des dommages subis par Mme C ayant conduit à des interventions de reprise, à savoir :
- la cause de la para-ostéo-arthropathie et de l'absence de consolidation constatées en février 2016 suite à la reprise chirurgicale pratiquée le 20 octobre 2015 à son arrivée à l'hôpital européen Georges Pompidou ; préciser s'il s'agit de la conséquence d'une infection ou d'une faute médicale et, s'il s'agit de la conséquence d'une infection, donner la nature du germe retrouvé sur la patiente ;
- la cause de la mobilisation de la tige fémorale de la prothèse posée le 3 juin 2016 ; préciser s'il s'agit de la conséquence d'une infection ou d'une faute médicale et, s'il s'agit de la conséquence d'une infection, donner la nature du germe retrouvé sur la patiente ;
- la cause de la luxation de la hanche survenue le 15 mars 2019 ; préciser s'il s'agit de la conséquence d'une faute médicale ;
4°) de manière générale, préciser, pour chaque infection présentée par la patiente, la nature endogène ou exogène du germe retrouvé sur elle et donner un avis sur le lien éventuel avec l'infection contractée en Serbie en août 2015 ;
5°) déterminer la date de consolidation et évaluer les préjudices subis, en indiquant pour chacun d'entre eux dans quelle proportion il est imputable à chacune des fautes éventuelles, ainsi qu'il suit :
a) Préjudices patrimoniaux :
- temporaires (avant consolidation) : dépenses de santé, frais divers, perte de gains professionnels ;
- permanents (après consolidation) : dépenses de santé, frais divers, incidence professionnelle ;
b) Préjudices extrapatrimoniaux :
- temporaires (avant consolidation) : déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, en les évaluant sur une échelle de 1 à 7, préjudice esthétique temporaire, en l'évaluant sur une échelle de 1 à 7 ;
- permanents (après consolidation) : déficit fonctionnel permanent, préjudice esthétique permanent en l'évaluant sur une échelle de 1 à 7, préjudice d'agrément, préjudice sexuel ;
6°) d'apporter tout élément complémentaire qui serait susceptible d'éclairer le tribunal sur la nature et l'étendue des préjudices subis.
Article 4 : Les experts déposeront leur rapport au greffe du tribunal en deux exemplaires dans un délai de deux mois à compter de l'ordonnance de désignation du président du tribunal. Ils notifieront les copies de leur rapport aux parties intéressées, le cas échéant, avec leur accord, sous forme électronique.
Article 5 : Les frais d'expertise sont réservés pour y être statués en fin d'instance.
Article 6 : La demande de provision de Mme C est rejetée.
Article 7 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué dans le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Délibéré après l'audience du 11 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Marzoug, présidente,
Mme Lambert, première conseillère,
Mme Deniel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.
La rapporteure,
F. LambertLa présidente,
S. Marzoug
La greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2203954/6-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530541
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419955
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cerballiance visant à annuler l'opposition de l'ARS Île-de-France au transfert d'un site de son laboratoire de biologie médicale. Le tribunal a jugé que l'ARS était compétente pour prendre cette décision et que son refus, fondé sur le risque de dépassement du seuil de 25% de l'offre d'examens dans la zone de Paris, n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la régulation de l'implantation des laboratoires.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432036
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de requérants demandant l'annulation du refus du ministre de la justice d'approuver leur projet de recueil légal par kafala d'une enfant marocaine. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise en application de l'article 33 de la convention de La Haye du 19 octobre 1996, était régulière en droit et que le ministre avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser l'approbation au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les moyens tirés de l'incompétence et de la méconnaissance des conventions internationales ont été écartés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525763
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment quant à la compétence de sa signataire et à sa motivation, et qu'il ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de la requérante.
13/03/2026