jeudi 25 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2205326 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 mars 2022, M. A B, représenté par Me Hug, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à lui verser la somme de 5 314,60 euros en réparation des préjudices nés de l'absence de bénéfice des conditions matérielles d'accueil du 19 septembre 2018 au 28 février 2019 ;
2°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2023, l'OFII conclut au rejet de la requête.
Par un courrier du 29 septembre 2023, le tribunal a demandé à M. B de confirmer sa requête, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 26 janvier 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Raimbault, premier conseiller, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; ". L'article R. 612-5-1 du même code prévoit que : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". L'article R. 611-8-6 du même code dispose que : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. "
2. Par un courrier du 25 septembre 2023, mis à disposition de M. B dans l'application dédiée à la communication électronique " Télérecours " le même jour, le requérant a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informé que, en l'absence d'une telle confirmation dans un délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté de sa requête. Il résulte des dispositions que M. B est réputé avoir reçu cette communication le 27 septembre 2023, de sorte qu'il disposait pour confirmer sa requête d'un délai qui expirait le 30 octobre 2023, le 28 octobre étant un samedi. En l'absence d'une telle confirmation, il doit être regardé comme s'étant désisté de l'ensemble de ses conclusions. Il y a lieu de lui en donner acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à l'Office français de l'immigration (OFII) et de l'intégration et à Me Hug.
Fait à Paris, le 25 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
G. Raimbault
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.