jeudi 2 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2205619 |
| Type | Décision |
| Formation | 4e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | DE CLERCK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 mars 2022, M. D A B, représenté par Me De Clerck, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 janvier 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a imposé d'entreprendre toutes les démarches utiles en vue de son admission dans un pays d'accueil de son choix et d'en justifier mensuellement auprès du préfet de police ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour d'une durée de six mois dans l'attente du relevé de la mesure d'interdiction du territoire français, subsidiairement de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous une astreinte de 50 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît son droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2023, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée, la mesure d'assignation à résidence ayant été abrogée par une décision du 16 juin 2022, notifiée à l'intéressé le 17 août suivant ;
- la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés par M. A B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code pénal ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A B est un ressortissant afghan né le 10 janvier 1992. Par un jugement du 7 février 2019, le tribunal correctionnel de Paris a prononcé à son encontre une peine d'interdiction définitive du territoire français. Par un arrêt du 8 décembre 2021, la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié. Par un arrêté du 25 janvier 2022, le ministre de l'intérieur l'a assigné à résidence jusqu'au 2 février 2023 et a précisé à l'article 5 de cet arrêté qu'il devra entreprendre toutes les démarches utiles en vue de son admission éventuelle dans un pays d'accueil de son choix et devra en justifier mensuellement auprès du préfet de police. M. A B demande au tribunal l'annulation de l'article 5 de cet arrêté du 25 janvier 2022.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 16 juin 2022, postérieur à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur a abrogé l'arrêté du 25 janvier 2022 comprenant la décision attaquée. Par suite, les conclusions du requérant tendant à l'annulation de cette décision sont devenues sans objet, ainsi que celles présentées aux fins d'injonction. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par M. A B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A B tendant à l'annulation de la décision du 25 janvier 2022 ainsi que sur les conclusions à fin d'injonction.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. A B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A B et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Anne Seulin, présidente,
M. Gaël Raimbault, premier conseiller,
M. Arnaud Blusseau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2023.
Le rapporteur,
A. C
La présidente,
A. Seulin
La greffière,
L. Thomas
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320047
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la SCI Janus visant à annuler un arrêté de sursis à statuer opposé par la maire de Paris à une déclaration préalable pour un changement de destination de locaux en hébergement touristique. La juridiction a jugé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal car le projet était susceptible de compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme (PLU) en cours d'élaboration. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le vice de procédure et l'erreur de droit, ont été écartés.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320316
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par une association d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal de mise en demeure avec astreinte, concernant des travaux réalisés sans autorisation d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête de l'association, considérant que la motivation de l'arrêté attaqué était suffisante et que la procédure suivie, notamment l'établissement d'un procès-verbal d'infraction, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier celles relatives aux mises en demeure et aux astreintes.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520263
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard de son état de santé et de son intégration. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
19/02/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527910
Le Tribunal administratif de Paris a annulé un arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour d'une ressortissante tunisienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant le code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors que la situation de l'intéressée, épouse d'un Français, devait être examinée exclusivement au regard des dispositions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais exposés.
19/02/2026