LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2205903

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2205903

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2205903
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantCABINET JOFFE & ASSOCIES (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, deux mémoires en réplique et un mémoire récapitulatif, enregistrés les 10 mars 2022, 11 avril et 7 juin et 31 juillet 2024, la société CMG Sports Club, représentée par Me Coppinger, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, de prononcer la nullité de la saisie administrative à tiers détenteur du

15 octobre 2021 émise à son encontre par l'Opéra national de Paris ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler la saisie administrative à tiers détenteur ci-dessus mentionnée ;

3°) et par voie de conséquence, d'annuler la décision implicite du 12 janvier 2022 par laquelle l'Opéra national de Paris a rejeté son opposition à la saisie administrative à tiers détenteur émise à son encontre en vue du recouvrement d'une somme totale de 461 361,26 euros, due au titre du règlement de trois factures de redevances d'occupation domaniale ;

4°) de la décharger intégralement de la somme de 461 361,26 euros ;

5°) de mettre à la charge de l'Opéra national de Paris la somme de 10 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la saisie administrative à tiers détenteur doit être jugée nulle dès lors qu'elle ne mentionne pas l'intégralité des voies et des délais de recours, notamment l'article R. 281-5 du livre des procédures fiscales ;

- la saisie administrative est entachée d'irrégularité pour avoir été émise en méconnaissance des articles L. 622-21 et L. 632-2 du code du commerce, elle n'est pas redevable de la dette à l'égard de l'Opéra national de Paris dès lors qu'elle n'est pas le débiteur de la créance.

Par trois mémoires en défense et un mémoire récapitulatif, enregistrés les 25 janvier,

23 mai, 30 juin et 25 juillet 2024, l'établissement public industriel et commercial Opéra national de Paris, représenté par Me Pentecoste, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société CMG Sport Club une somme de 7 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le juge administratif est partiellement incompétent pour statuer sur le moyen tiré de l'absence de mention de l'ensemble des voies et délais de recours dans la saisie administrative à tiers détenteur du 15 octobre 2021 ;

- la requête est irrecevable en ce qu'elle repose sur une exception d'illégalité dirigée à l'encontre d'actes devenus définitifs ;

- la saisie administrative à tiers détenteur émise à l'encontre de la société CMG Sports Club est parfaitement valable en ce qu'elle mentionne l'ensemble des voies et des délais de recours et qu'elle a été régulièrement notifiée à la société requérante qui est le débiteur exclusif des trois factures objet du litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".

2. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : () / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : () b) Pour les créances non fiscales de l'Etat, devant le juge de droit commun selon la nature de la créance. ".

3. Il résulte des dispositions précitées qu'il n'appartient pas au juge administratif de connaître d'une contestation relative à la régularité en la forme de l'acte de poursuite émis à l'encontre d'une personne morale de droit privé en vue du recouvrement d'une créance non fiscale de l'Etat.

4. La société CMG Sports Club demande, à titre principal, de prononcer la nullité de la saisie administrative à tiers détenteur du 15 octobre 2021 procédant au recouvrement d'une créance non fiscale de l'Etat, à titre subsidiaire, d'annuler ladite saisie administrative à tiers détenteur ainsi que, par voie de conséquence, d'annuler la décision implicite du 12 janvier 2022 par laquelle l'Opéra national de Paris a rejeté son opposition à la saisie administrative à tiers détenteur et de la décharger de l'obligation de payer la somme réclamée. Toutefois, elle se borne, à l'appui de ses conclusions, à se prévaloir de l'absence de mention de l'ensemble des voies et délais de recours dans la saisie administrative à tiers détenteur du 15 octobre 2021, intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L. 622-21 et L. 632-2 du code du commerce et de son absence de qualité de débiteur de la créance réclamée. Ainsi, la requête ne présente à juger que des moyens tenant à la régularité de l'acte de poursuite précité. Il s'ensuit que seul le juge judiciaire et, plus particulièrement, le juge de l'exécution est compétent pour se prononcer sur la requête de la société CMG Sports Club. Dès lors, il y a lieu de rejeter la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société CMG Sports Club est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société CMG Sports Club et à l'établissement public industriel et commercial Opéra national de Paris.

Fait à Paris, le 2 décembre 2024.

La présidente de la 4ème section,

Anne Seulin

La République mande et ordonne à la ministre de la culture et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

2/4-1

← Retour aux décisions