mercredi 22 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2206544 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | CABINET VERNAZ - AIDAT-ROUAULT- GAILLARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mars 2022, Mme B A, représentée par Me Gaillard, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 507 501, 06 euros en réparation du préjudice financier et 2 500 euros en réparation de son préjudice moral ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a donné délégation à Mme Weidenfeld, présidente de section, pour transmettre les affaires à la juridiction compétente autre que le Conseil d'Etat, selon la procédure prévue à l'article R. 351-3 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. ". Son article R. 312-14 prévoit que : " Les actions en responsabilité fondées sur une cause autre que la méconnaissance d'un contrat ou d'un quasi-contrat et dirigées contre l'Etat, les autres personnes publiques ou les organismes privés gérant un service public relèvent : () / 2° Lorsque le dommage invoqué est un dommage de travaux publics ou est imputable soit à un accident de la circulation, soit à un fait ou un agissement administratif de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu où le fait générateur du dommage s'est produit (). ". Enfin, il résulte de l'article R. 221-3 du même code que le ressort du tribunal administratif d'Orléans comprend notamment le département de l'Eure-et-Loir.
2. Il ressort des pièces du dossier que le présent litige concerne l'indemnisation du préjudice né des faits d'escroquerie commis par un détenu placé sous la surveillance de l'administration pénitentiaire du centre de détention de Châteaudun, établissement situé dans le département d'Eure-et-Loir. Dès lors que le dommage invoqué résulte du défaut de surveillance allégué de cette administration pénitentiaire, la requête présentée par Mme A relève de la compétence du tribunal administratif d'Orléans en application des dispositions précitées des articles R. 221-3 et R. 312-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de transmettre le dossier de la requête, en application de l'article R. 351-3 de ce même code, à ce tribunal.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête susvisée est transmis au tribunal administratif d'Orléans.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au garde des sceaux, ministre de la justice et au président du tribunal administratif d'Orléans.
Fait à Paris, le 22 novembre 2023.
La magistrate déléguée,
K. Weidenfeld
No 2206544/6-1