vendredi 14 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2206863 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CACHARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mars 2022, la Société mutualiste des étudiants de la région parisienne (SMEREP), représentée par Me Cachard, demande au tribunal :
1°) d'annuler les titres exécutoires n° 130186223111000, n° 124501212111000, n° 131466567111000, n° 122381516111000, n° 113741308111000, n° 121058879111000, n° 112932489111000, n° 161445337111000 et n° 162360597111000 émis à son encontre par l'Agence générale des équipements et produits de santé (AGEPS), les titres exécutoires n° 823021070339783, n° 823021070344433 et n° 509021103082015 émis à son encontre par l'hôpital Cochin-Saint Vincent de Paul, le titre exécutoire n° 180539941047100 émis à son encontre par l'hôpital Lariboisière-Fernand Widal, les titres exécutoires n° 509061083697755 et n° 509061103018108 émis à son encontre par l'hôpital Necker-enfants malades, le titre exécutoire n°110050872068200 émis à son encontre par l'hôpital Raymond Poincaré de Berck, le titre exécutoire n° 509022083031730 émis à son encontre par l'hôpital Corentin Celton, le titre exécutoire n° 219032060024938 émis à son encontre par l'hôpital Jean Verdier, le titre exécutoire n° 823076060035450 émis à son encontre par l'hôpital Louis Mourier, les titres exécutoires n° 172579648073000, n° 172477182073000, n° 180267994073000, n° 181697830073000, n° 182399711073000, n° 181744559073000 et n° 192816976073000 émis à son encontre par l'hôpital Saint-Antoine et les titres exécutoires n° 180353230087100, n° 181746700087000 et n° 190149947087100 émis à son encontre par l'hôpital Tenon, ensemble les décisions implicites portant rejet de ses recours gracieux formés contre ces titres ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 22 791,92 euros mise à sa charge par les titres contestés ;
3°) d'ordonner la restitution des sommes indument perçues sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
4°) de condamner solidairement l'Etat, l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), l'AGEPS et les hôpitaux Cochin-Saint-Vincent de Paul, Lariboisière-Fernand Widal, Necker-enfants malades, Raymond Poincaré de Berck, Corentin Celton, Jean Verdier, Louis Mourier, Saint-Antoine et Tenon à lui payer la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SMEREP soutient que :
- six titres de recettes contestés sont relatifs à des prestations qui ne relèvent plus du régime spécial de sécurité sociale des étudiants depuis le 31 août 2019 ;
- neuf titres contestés sont prescrits ;
- un titre contesté concerne un assuré qui ne disposait d'aucun droit ouvert à la date des soins ;
- un titre contesté concerne des personnes qui n'étaient pas assurées à la date des soins ;
- deux titres contestés concernent des actes d'imagerie non pris en charge par la garantie des assurés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2024, l'AP-HP conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la SMEREP à lui verser la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la demande d'annulation dirigée contre les titres de recettes n° 110050872068200, n° 112932489111000, n° 113741308111000, n° 121058879111000, n° 122381516111000, n° 124501212111000, n° 130186223111000, n° 131466567111000, n° 161445337111000, n° 162360597111000, n° 172477182073000, n° 192816976073000, n° 181746700087000 et n° 182399711073000 pour un montant total de 20 196,77 euros est irrecevable et que les moyens invoqués à l'encontre des autres titres de recettes ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée le 22 mars 2022 à la direction spécialisée des finances publiques pour l'AP-HP qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 26 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales,
- le code de la santé publique,
- la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018,
- le code justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lambert,
- et les conclusions de M. Thulard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La Société mutualiste des étudiants de la région parisienne (SMEREP) est une mutuelle qui a assuré, à compter de l'année 1971 et jusqu'au 31 août 2019, la gestion des frais de santé du régime obligatoire de la sécurité sociale des étudiants, avant que cette gestion ne soit transférée aux caisses primaires d'assurance maladie. Le 26 octobre 2021, la SMEREP s'est vu notifier une saisie administrative à tiers détenteur à l'effet de recouvrer soixante-deux titres de recettes émis par plusieurs établissements hospitaliers relevant de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) concernant des frais de santé relatifs à des soins dispensés à des étudiants. Elle a contesté vingt-neuf de ces soixante-deux titres en formant des recours gracieux auprès des hôpitaux ordonnateurs. La SMEREP demande l'annulation de ces vingt-neuf titres de recettes ainsi que la décharge de l'obligation de payer la somme de 22 791,92 euros mise à sa charge.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
2. En premier lieu, la SMEREP soutient que le titre exécutoire n° 180539941047100 émis le 5 juillet 2018 par l'hôpital Lariboisière-Fernand Widal, les titres exécutoires n° 180267994073000, n° 181697830073000 et n° 181744559073000 émis par l'hôpital Saint-Antoine respectivement le 24 janvier 2018, le 16 mai 2018 et le 19 mai 2018 et les titres exécutoires n° 180353230087100 et n° 190149947087100 émis par l'hôpital Tenon respectivement le 28 avril 2018 et le 21 février 2019 se rapportent à des créances qui ne peuvent pas être mises à sa charge en raison du transfert du régime spécial de sécurité sociale des étudiants au régime général de la sécurité sociale.
3. Aux termes du 2° du VI de l'article 11 de la loi sur l'orientation et la réussite des étudiants du 8 mars 2018 : " 2° Sauf accord des parties sur des dates antérieures, il est mis fin au 31 août 2019 aux conventions et contrats conclus, pour le service des prestations dues aux étudiants, en application du troisième alinéa de l'article L. 160-17 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction antérieure à la présente loi. / Les droits et obligations des organismes délégataires pour le service des prestations dues aux étudiants, mentionnés aux deuxième et troisième alinéas du même article L. 160-17, dans sa rédaction antérieure à la présente loi, y compris les contrats de travail, qui sont afférents à la gestion leur ayant été confiée sont transférés de plein droit aux mêmes dates aux organismes d'assurance maladie du régime général. Ces transferts ne donnent pas lieu à la perception de droits, impôts ou taxes de quelque nature que ce soit. () ". Selon le deuxième alinéa de l'article L 160-17 code de la sécurité sociale dans sa rédaction antérieure à la loi précitée : " Les mutuelles ou groupements de mutuelles régis par le code de la mutualité sont habilités à réaliser des opérations de gestion pour la prise en charge des frais de santé des assurés mentionnés aux articles L. 381-4, L. 712-1 et L. 712-2 () ". Il résulte de ces dispositions que, jusqu'au 31 août 2019, le régime obligatoire de sécurité sociale des étudiants était assuré par des mutuelles auxquelles les étudiants devaient s'affilier à chaque rentrée universitaire. Depuis le 1er septembre 2019, la prise en charge des frais de santé des étudiants en cas de maladie ou de maternité est assurée par les organismes du régime général de la sécurité sociale.
4. Les six titres en litige ayant tous été émis antérieurement au 31 août 2019, la SMEREP n'est pas fondée à remettre en cause leur bien-fondé.
5. En deuxième lieu, la SMEREP soutient que les titres de recettes n° 823021070339783, n° 823021070344433 et n° 509021103082015 émis par l'hôpital Cochin-Saint Vincent de Paul, les titres de recettes n° 509061083697755 et n° 509061103018108 émis par l'hôpital Necker - enfants malades, le titre de recettes n° 509022083031730 émis par l'hôpital Corentin Celton, le titre de recettes n° 219032060024938 émis par l'hôpital Jean Verdier, le titre de recettes n° 823076060035450 émis par l'hôpital Louis Mourier et le titre de recettes n° 172579648073000 émis par l'hôpital Saint-Antoine sont prescrits.
6. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L.281 du livre des procédures fiscales. () 3° L'action des comptables publics chargés de recouvrer les créances des régions, des départements, des communes et des établissements publics locaux se prescrit par quatre ans à compter de la prise en charge du titre de recettes. / Le délai de quatre ans mentionné à l'alinéa précédent est interrompu par tous actes comportant reconnaissance de la part des débiteurs et par tous actes interruptifs de la prescription. ". Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : () c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution. ".
7. La SMEREP ne peut utilement se prévaloir, pour soutenir que sa créance était prescrite à la date d'émission des titres exécutoires en cause, des dispositions du 3° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, qui sont uniquement relatives à la prescription de l'action en recouvrement par le comptable public après prise en charge du titre de recettes.
8. En troisième lieu, la SMEREP soutient que le titre exécutoire n° 192816976073000 émis par l'hôpital Saint-Antoine concerne un assuré qui ne disposait d'aucun droit ouvert auprès d'elle à la date des soins et que les titres exécutoires n° 130186223111000, n° 124501212111000, n° 131466567111000, n° 122381516111000, n° 113741308111000, n° 121058879111000, n° 112932489111000, n° 161445337111000 et n° 162360597111000 émis par l'AGEPS, le titre exécutoire n° 110050872068200 émis par l'hôpital Raymond Poincaré de Berck et le titre exécutoire n° 172477182073000 émis par l'hôpital Saint-Antoine, concernent des personnes non assurées auprès d'elle.
9. En défense, l'AP-HP soutient que la SMEREP était forclose lorsqu'elle a introduit son action en contestation de ces titres.
10. D'une part, aux termes du 4ème alinéa de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. ".
11. A défaut de justification de la date à laquelle les titres contestés ont été notifiés à la SMEREP, celle-ci doit être regardée comme en ayant eu connaissance au jour de la notification de la saisie administrative à tiers détenteur, soit le 26 octobre 2021. Les recours gracieux de la SMEREP formés contre ces titres auprès des établissements de l'AP-HP concernés sont tous datés du 22 novembre 2021. Ils ont été réceptionnés par l'hôpital Saint-Antoine et l'hôpital Raymond Poincaré de Berck respectivement le 23 novembre 2021 et le 24 novembre 2021, soit dans le délai de recours contentieux, qu'ils ont ainsi interrompu. Si l'accusé réception du recours gracieux adressé à l'AGEPS ne mentionne pas de date, l'AP-HP ne conteste pas l'avoir reçu dans le délai de recours contentieux. Aucun accusé réception de ces recours gracieux mentionnant les voies et délais de recours applicables en cas de rejet implicite n'étant intervenu, le délai de recours contentieux n'a pas recommencé à courir en l'espèce. Par suite, l'AP-HP n'est pas fondée à soutenir que les conclusions de la requête dirigées contre ces titres exécutoires sont irrecevables comme tardives.
12. D'autre part, l'AP-HP ne produit aucun élément de nature à établir que les patients concernés par les douze titres de recettes litigieux seraient affiliés à la SMEREP. Par suite, il y a lieu d'annuler les titres n° 192816976073000, n° 130186223111000, n° 124501212111000, n° 131466567111000, n° 122381516111000, n° 113741308111000, n° 121058879111000, n° 112932489111000, n° 161445337111000, n° 162360597111000, n° 110050872068200 et n° 172477182073000 et de décharger la SMEREP de l'obligation de payer la somme de 20 159,71euros.
13. En quatrième et dernier lieu, la SMEREP soutient que le titre exécutoire n° 182399711073000 émis par l'hôpital Saint-Antoine et le titre exécutoire n° 181746700087000 émis par l'hôpital Tenon sont relatifs à des actes d'imagerie qui ne sont pas pris en charge par la garantie souscrite par les assurés en cause.
14. Cependant, la SMEREP n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations, alors qu'elle seule détient les contrats de ses adhérents. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à soutenir que les titres litigieux sont dépourvus de bien-fondé. Les conclusions à fin d'annulation et de décharge dirigées contre ces titres doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité.
Sur les conclusions aux fins de remboursement et d'astreinte :
15. La SMEREP qui ne développe aucun moyen au soutien de sa demande de remboursement " des sommes indument perçues " ne met pas le tribunal en mesure d'apprécier le bien-fondé de sa demande. Les conclusions susvisées doivent donc être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité.
Sur les frais d'instance :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les titres exécutoires n° 192816976073000, n° 130186223111000, n° 124501212111000, n° 131466567111000, n° 122381516111000, n° 113741308111000, n° 121058879111000, n° 112932489111000, n° 161445337111000, n° 162360597111000, n° 110050872068200 et n° 172477182073000 émis par l'Assistance publique-hôpitaux de Paris à l'encontre de la Société mutualiste des étudiants de la région parisienne sont annulés.
Article 2 : La Société mutualiste des étudiants de la région parisienne est déchargée de l'obligation de payer la somme de 20 159,71euros correspondant aux sommes mises à sa charge par les titres exécutoires listés ci-dessus.
Article 3 : L'Assistance publique-hôpitaux de Paris versera une somme de 1 500 euros à la Société mutualiste des étudiants de la région parisienne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la Société mutualiste des étudiants de la région parisienne, à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris et à la direction spécialisée des finances publiques pour l'Assistance publique-hôpitaux de Paris.
Délibéré après l'audience du 31 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Marzoug, présidente,
Mme Lambert, première conseillère,
Mme Deniel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.
La rapporteure,
F. Lambert
La présidente,
S. MarzougLa greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2206863/6-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530541
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante ghanéenne. La juridiction a rejeté la requête, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour. Le tribunal a également jugé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la durée de séjour et à la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419955
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Cerballiance visant à annuler l'opposition de l'ARS Île-de-France au transfert d'un site de son laboratoire de biologie médicale. Le tribunal a jugé que l'ARS était compétente pour prendre cette décision et que son refus, fondé sur le risque de dépassement du seuil de 25% de l'offre d'examens dans la zone de Paris, n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la régulation de l'implantation des laboratoires.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432036
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de requérants demandant l'annulation du refus du ministre de la justice d'approuver leur projet de recueil légal par kafala d'une enfant marocaine. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise en application de l'article 33 de la convention de La Haye du 19 octobre 1996, était régulière en droit et que le ministre avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser l'approbation au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les moyens tirés de l'incompétence et de la méconnaissance des conventions internationales ont été écartés.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525763
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment quant à la compétence de sa signataire et à sa motivation, et qu'il ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de la requérante.
13/03/2026