mardi 17 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2207038 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | GRIOLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 mars 2022, Mme C D, épouse B, représentée par Me Griolet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet du 10 décembre 2021 par laquelle le préfet de police a refusé de lui accorder le regroupement familial au bénéfice de son époux ;
2°) d'enjoindre au préfet de police de faire droit à sa demande de regroupement familial au bénéfice de son époux dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de police, qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D, ressortissante camerounaise née le 19 juillet 1965 et bénéficiant d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale ", valable jusqu'au 4 décembre 2023, a sollicité le 30 novembre 2020 le bénéfice du regroupement familial au profit de son époux et compatriote, M. A B, qu'elle a épousé en 1987. Sa demande a été enregistrée le 10 juin 2021 et une décision implicite de rejet est née le 10 décembre 2021. Par la présente requête, Mme D demande l'annulation de cette décision.
Sur le non-lieu à statuer :
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'époux de la requérante a obtenu un titre de séjour délivré le 9 décembre 2022 portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées par Mme D sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme D présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme D.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme D sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et au préfet de police.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Grossholz, première conseillère,
M. Khansari, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2023.
Le rapporteur,
A. KHANSARILa présidente,
S. VIDAL
La greffière,
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
01/04/2026