mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2208404 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | LACOMBE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 11 avril et 18 novembre 2022, la SAS FLU BTP, représentée par Me Lacombe, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie respectivement au titre des exercices 2017 à 2019 et de la période du 1er janvier au 31 décembre 2018 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la réalité des dépenses pour lesquelles la taxe sur la valeur ajoutée n'a pas été admise en déduction, faute de production des factures justificatives, est établie ;
- le profit extracomptable sur le Trésor résultant du rappel de taxe sur la valeur ajoutée notifié est infondé ;
- la réintégration dans le résultat fiscal des charges correspondant aux factures non présentées est infondée, dès lors qu'il incombe à l'administration, en application de sa propre doctrine, de procéder à la reconstitution du résultat en tenant compte de la réalité de l'activité économique de la société ;
- c'est à tort que le service a intégré au résultat imposable les recettes non comptabilisées constatées sur la société SBM, dès lors que les sociétés de travaux sont autorisées à procéder à la comptabilisation de leurs recettes par avancement, c'est-à-dire au fur et à mesure de l'avancement des travaux, à la clôture de chacun des exercices concernés ;
- les intérêts de retard sont infondés ;
- les pénalités pour manquement délibéré infligée sont infondées, dès lors que la volonté d'éluder l'impôt n'est pas démontrée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 21 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 21 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ostyn,
- et les conclusions de M. Pertuy, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée (SAS) FLU BTP, qui exerce une activité de maçonnerie générale, carrelage, ravalement, revêtement de sols et murs, travaux d'intérieur et gros œuvre, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices 2017 à 2019 pour l'impôt sur les sociétés, période prolongée jusqu'au 31 décembre 2020 pour la taxe sur la valeur ajoutée. A l'issue des opérations de contrôle, par une proposition de rectification du 25 mai 2021, l'administration fiscale lui a notifié des rehaussements en matière d'impôt sur les sociétés au titre des exercices 2017 à 2019 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du
1er janvier au 31 décembre 2018. Les impositions supplémentaires ont été mises en recouvrement par un avis de mise en recouvrement en date du 13 août 2021. Par des réclamations des
2 septembre et 29 novembre 2021, la société a demandé la décharge, en droits et pénalités, des impositions supplémentaires mises à sa charge. Ses réclamations ayant été rejetées en dernier lieu par un courrier du 18 février 2021, elle présente la même demande devant le tribunal.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne la charge de la preuve :
2. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. ". Il résulte de cette disposition que le contribuable supporte la charge de la preuve lorsqu'il s'est abstenu de répondre dans le délai de trente jours à la notification de redressement.
3. Si la requérante soutient avoir exprimé son désaccord sur les rehaussements et rappels proposés dans le délai légal, il résulte de l'instruction que, par un courrier du 18 juin 2021 intitulé " Demande de transaction ", la requérante n'a pas contesté les rectifications opérées par le service mais s'est bornée à solliciter le rééchelonnement du paiement de la somme due et l'annulation des pénalités pour manquement délibéré. Elle n'a, ainsi, par formulé d'observations en réponse à la proposition de rectification et doit, par suite, être regardée comme l'ayant acceptée. Dès lors, il lui incombe d'apporter la preuve du caractère exagéré des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA mis à sa charge.
En ce qui concerne les rappels de TVA :
4. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. / 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable. () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : / a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures () 2. La déduction ne peut pas être opérée si les redevables ne sont pas en possession soit desdites factures, soit de la déclaration d'importation sur laquelle ils sont désignés comme destinataires réels. ". Il ressort de ce texte que le défaut de production d'une facture d'achat de biens ou de services, qui ne constitue qu'une exigence formelle du droit à déduction, ne saurait empêcher la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée correspondante si l'assujetti établit, par des preuves objectives, que les conditions matérielles d'exercice de ce droit sont satisfaites.
5. La SAS FLU BTP fait valoir que les opérations inscrites au débit du compte bancaire de la société permettent de justifier du caractère déductible de la taxe sur la valeur ajoutée relatives aux quatre factures inscrites en comptabilité pour lesquelles aucun justificatif n'a été présenté. Néanmoins, la requérante, à qui incombe la charge de prouver le caractère exagéré des impositions mises à sa charge à l'issue du contrôle, ne produit à l'instance aucun élément démontrant la réalité des opérations dont elle demande la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée. Dès lors, le moyen tiré de ce que la réalité des dépenses, pour lesquelles la taxe sur la valeur ajoutée n'a pas été admise en déduction, est établie, doit être écarté.
En ce qui concerne les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés :
6. En premier lieu, lorsqu'un contribuable a fait l'objet de rectifications en matière de taxe sur la valeur ajoutée, ses bases d'imposition à l'impôt sur les sociétés peuvent être rehaussées d'un profit sur le Trésor chaque fois que le droit qui lui est ouvert de déduire de ces bases la taxe rappelée aboutirait, à défaut de la constatation à due concurrence d'un tel profit, à ce que le contribuable soit imposé à l'impôt sur les sociétés sur une assiette plus réduite que celle sur laquelle il aurait été imposé s'il avait acquitté régulièrement la taxe sur la valeur ajoutée.
7. La société requérante n'étant pas fondée, comme il a été dit au point 5, à demander la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge pour l'année 2018, elle n'est pas davantage fondée à contester par voie de conséquence la réintégration, dans ses bases d'imposition à l'impôt sur les sociétés, du profit sur le Trésor que l'administration lui a notifié au titre de l'exercice correspondant. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a constaté un profit sur le Trésor d'un montant égal au rappel de taxe sur la valeur ajoutée qu'elle a rapporté au résultat imposable à l'impôt sur les sociétés de l'exercice clos en 2018.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 39 du code général des impôts, dont l'article 209 étend le champ d'application à l'assiette de l'impôt sur les sociétés : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges () ". Pour être admis en déduction des bénéfices imposables, les frais et charges doivent, d'une manière générale être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de l'entreprise, correspondre à une charge effective, être appuyés de justifications suffisantes et être compris dans les charges de l'exercice au cours duquel ils ont été engagés.
9. Il résulte de l'instruction que l'administration a remis en cause le caractère déductible des charges comptabilisées par la société requérante, pour des montants de 5 029,45 euros et 10 689,18 euros au titre respectivement des exercices 2018 et 2019, en raison de l'absence ou de l'insuffisance des justificatifs. La société requérante soutient que l'absence de facture ou de justificatif ne fait pas obstacle à la déductibilité, dès lors que la méthode de reconstitution des bénéfices et revenus doit tenir compte des achats et frais présumés, l'administration devant alors admettre en déduction un taux de frais et charges réaliste. Toutefois, d'une part, il est constant que la société requérante ne fait état d'aucune facture ni aucune pièce justificative de nature à établir l'existence des charges dont la déduction a été remise en cause par le service. D'autre part, la méthode de reconstitution des bénéfices, dont se prévaut la requérante, n'a vocation à s'appliquer qu'en cas d'absence ou de rejet de la comptabilité, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Dès lors, le moyen tiré du caractère infondé de la réintégration dans le résultat fiscal des sommes correspondant aux factures non présentées ou insuffisantes doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 38 du code général des impôts : " 1. Sous réserve des dispositions des articles 33 ter, 40 à 43 bis et 151 sexies, le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation. () 2 bis. Pour l'application des 1 et 2, les produits correspondant à des créances sur la clientèle ou à des versements reçus à l'avance en paiement du prix sont rattachés à l'exercice au cours duquel intervient la livraison des biens pour les ventes ou opérations assimilées et l'achèvement des prestations pour les fournitures de services. / Toutefois, ces produits doivent être pris en compte : () b. Pour les travaux d'entreprise donnant lieu à réception complète ou partielle, à la date de cette réception, même si elle est seulement provisoire ou faite avec réserves, ou à celle de la mise à la disposition du maître de l'ouvrage si elle est antérieure. "
11. Il résulte de l'instruction que le service, à l'issue du droit de communication effectué auprès de la société SBM, a constaté l'existence de factures non comptabilisées et de factures comptabilisées sur le mauvais exercice et a procédé, en conséquence, à des rectifications à l'impôt sur les sociétés. La société requérante fait valoir que ne sont prises en compte que les créances, nées au cours d'un exercice, certaines dans leur principe et dans leur montant. Toutefois, dès lors que l'existence des factures établies à l'égard de la société SBM n'est pas contestée, la requérante, qui se borne à alléguer leur incertitude, n'est pas fondée à soutenir que les créances correspondantes ne possèdent pas un caractère certain. Par ailleurs, si la société requérante fait valoir que le 2 bis de l'article 38 du code général des impôts permet de rattacher les créances à l'exercice au cours duquel la réception des travaux a eu lieu, elle ne produit aucun élément permettant d'établir la date à laquelle les travaux dont les factures ont été reliées aux exercices 2017 à 2019 ont été réceptionnés, alors que, ainsi qu'il a été dit au point 3, la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions supplémentaires mises à sa charge lui incombe. Enfin, la société FLU BTP se prévaut, en vertu de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, du point 50 de l'instruction BOI-BIC-POSTK-20-20-20 du 12 septembre 2012, qui autoriserait les entreprises de travaux à comptabiliser leur résultat à l'avancement indépendamment des facturations émises. Or, cette instruction concerne l'évaluation des productions (ou travaux) en cours et son point 50 la dépréciation des productions en cours et provision pour pertes sur opérations en cours à la clôture de l'exercice et n'est donc pas applicable au présent litige.
12. Il résulte de ce qui précède que la société n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre respectivement des exercices clos en 2017, 2018 et 2018 et de la période du 1er janvier au 31 décembre 2018.
Sur les intérêts de retard et les pénalités :
13. En premier lieu, aux termes de l'article 1727 du code général des impôts : " I. - Toute créance de nature fiscale, dont l'établissement ou le recouvrement incombe aux administrations fiscales, qui n'a pas été acquittée dans le délai légal donne lieu au versement d'un intérêt de retard. A cet intérêt s'ajoutent, le cas échéant, les sanctions prévues au présent code. ".
14. Il résulte de ce qui précède que la société FLU BTP n'est pas fondée à demander la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mises à sa charge respectivement au titre des exercices 2017 à 2019 et de la période du 1er janvier au 31 décembre 2018. Elle n'est, dès lors, pas plus fondée à solliciter l'abandon des intérêts de retard, qui en constituent l'accessoire et ne revêtent pas le caractère de sanction.
15. En second lieu, aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".
16. Pour établir l'existence d'un manquement délibéré, l'administration s'est fondée sur l'importance des montants omis ou rectifiés et sur la reconnaissance, par le contribuable, de son intention de décaler, sur deux exercices consécutifs, la comptabilisation des factures relatives aux travaux effectués pour le compte de la société SBM au mois de janvier de l'exercice suivant. La société FLU BTP soutient, d'une part, que la volonté d'éluder l'impôt ne saurait être déduite d'un simple décalage de comptabilisation. Toutefois, le fait de différer l'imposition a nécessairement pour effet de minorer l'assiette de l'année au titre de laquelle l'impôt est normalement dû à raison de la situation et des activités réelles du contribuable. Par ailleurs, la proposition de rectification mentionne, sans que la requérante ne le conteste, que son dirigeant a expliqué, au cours des opérations de contrôle, avoir comptabilisé des factures de recettes en janvier de l'exercice suivant afin d'avoir une trésorerie suffisante pour le paiement de l'impôt sur les sociétés notamment. D'autre part, il résulte de l'instruction que la requérante a omis de comptabiliser des factures pour des montants significatifs conduisant à des rehaussements de chiffres d'affaires à hauteur de
69 258 euros au titre de l'exercice 2018 et de 592 077 euros au titre de l'exercice 2019. Il en résulte que l'administration a, à juste titre, établi l'existence d'un manquement délibéré justifiant l'application de la majoration prévue au a de l'article 1729 du code général des impôts.
Sur les frais liés à l'instance :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société FLU BTP est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société FLU BTP et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
Mme Grossholz, première conseillère,
Mme Ostyn, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
La rapporteure,
I. OSTYNLe président,
J.-C. TRUILHÉ
La greffière,
V. FLUET
La République mande et ordonne au ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416373
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant malien, contestait ce refus intervenu sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé la décision implicite pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
01/04/2026