lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2210042 |
| Type | Décision |
| Formation | 2e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | KORAITEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mai 2022, Mme B A, représentée par Me Koraitem, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 novembre 2021 par lequel le directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) l'a suspendue de ses fonctions d'infirmière diplômée d'Etat à l'hôpital Necker-Enfants malades à compter de sa notification, le 13 novembre 2021 ;
2°) d'enjoindre à l'AP-HP, à titre principal :
- de la rétablir dans la situation professionnelle qui aurait été la sienne eu égard aux droits à congés payés, à retraite, à ancienneté et à avancement, dans un délai de cinq jours à compter du jugement à venir ;
- de procéder au versement de la somme correspondant à sa rémunération sur toute la période où elle a été suspendue dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à venir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
- de procéder à sa réintégration dans ses fonctions et son service dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) d'enjoindre à l'AP-HP, à titre subsidiaire de la reclasser sur un poste équivalent ou inférieur qu'elle serait susceptible d'accepter ou d'occuper eu égard à ses fonctions, sa qualification et son schéma vaccinal dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à venir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'arrêté attaqué :
- méconnaît l'obligation de convocation prévue par les dispositions du II de l'article 1er de la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- méconnaît le droit de poser des jours de congés annuels prévu par les dispositions du III de l'article 14 de la loi n°2021-1040 relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- est entaché d'un vice de procédure substantiel en ce qu'il ne lui a pas été proposé d'utiliser des jours de congés avant d'adopter l'arrêté litigieux ;
- méconnaît l'obligation de reclassement prévue par les dispositions du III de l'article 14 de la loi n°2021-1040 relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- méconnaît son droit à l'avancement ;
- constitue une sanction disciplinaire déguisée prise en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- porte atteinte au principe de continuité du service public ;
- méconnaît les dispositions relatives au cumul d'activités.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2024, le directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 16 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;
- le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sorin, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Errera, rapporteur public,
- et les observations de Me Mirzein, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, infirmière diplômée d'Etat, demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 5 novembre 2021 par lequel le directeur général de l'Assistance publique aux hôpitaux de Paris (AP-HP) l'a suspendue de ses fonctions à compter de la notification de la décision. Elle demande également au tribunal d'enjoindre à l'AP-HP de reconstituer rétroactivement sa carrière, de la rétablir dans sa situation professionnelle, de procéder au versement des rémunérations qu'elle aurait dû percevoir pendant la période où elle a été illégalement suspendue et de procéder à sa réintégration dans ses fonctions au sein de son service.
2. Aux termes de l'article 1er de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " () C. () 2. Lorsqu'un agent public soumis à l'obligation prévue aux 1° et 2° du A du présent II ne présente pas les justificatifs, certificats ou résultats dont ces dispositions lui imposent la présentation et s'il ne choisit pas d'utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés, ce dernier lui notifie, par tout moyen, le jour même, la suspension de ses fonctions ou de son contrat de travail. Cette suspension, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent produit les justificatifs requis. / Lorsque la situation mentionnée au premier alinéa du présent 2 se prolonge au-delà d'une durée équivalente à trois jours travaillés, l'employeur convoque l'agent à un entretien afin d'examiner avec lui les moyens de régulariser sa situation, notamment les possibilités d'affectation, le cas échéant temporaire, sur un autre poste non soumis à cette obligation. "
3. Aux termes de l'article 12 de la même loi du 5 août 2021 : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () / () II. - Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, détermine les conditions de vaccination contre la covid-19 des personnes mentionnées au I du présent article. () / III. - Le I ne s'applique pas aux personnes chargées de l'exécution d'une tâche ponctuelle au sein des locaux dans lesquels les personnes mentionnées aux 1°, 2°, 3° et 4° du même I exercent ou travaillent. () ". Aux termes de l'article 13 de cette même loi : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : / 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12. Avant la fin de validité de ce certificat, les personnes concernées présentent le justificatif prévu au premier alinéa du présent 1°. / () / 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication. () / II. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 justifient avoir satisfait à l'obligation prévue au même I ou ne pas y être soumises auprès de leur employeur lorsqu'elles sont () agents publics. () / () V. - Les employeurs sont chargés de contrôler le respect de l'obligation prévue au I de l'article 12 par les personnes placées sous leur responsabilité. () ". Et aux termes de l'article 14 de cette même loi : " I. / B. - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. () / III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. Elle ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. "
4. Aux termes de l'article 49-1 du décret du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Hors les cas de contre-indication médicale à la vaccination mentionnés à l'article 2-4, les éléments mentionnés au second alinéa du II de l'article 12 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 susvisée sont : / 1° Un justificatif du statut vaccinal délivré dans les conditions mentionnées au 2° de l'article 2-2 ; / 2° Un certificat de rétablissement délivré dans les conditions mentionnées au 3° de l'article 2-2 ". Aux termes de l'article 2-3 du même décret : " Les justificatifs dont la présentation peut être exigée sont générés : / 1° Pour le résultat de l'examen de dépistage virologique ou le certificat de rétablissement, par le système d'information national de dépistage ("SI-DEP") mis en œuvre en application du décret n° 2020-551 du 12 mars 2020 relatif aux systèmes d'information mentionnés à l'article 11 de la loi n° 2020-546 du 11 mai 202 () ; / 2° Pour le justificatif de statut vaccinal, par le traitement automatisé de données à caractère personnel "Vaccin Covid" mis en œuvre en application du décret n° 2020-1690 du 25 décembre 2020 autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif aux vaccinations contre la covid-19 ; / 3° Pour les justificatifs mentionnés aux 1° et 2° et le justificatif attestant d'une contre-indication médicale à la vaccination, par le traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "Convertisseur de certificats" mis en œuvre en application du décret du 6 juillet 2021 susvisé, dans sa rédaction issue du décret n° 2021-1060 du 7 août 2021 relatif au traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "Convertisseur de certificats" ".
5. En premier lieu, la circonstance alléguée que Mme A n'a pas été convoquée trois jours après sa suspension est sans incidence sur la légalité de l'arrêté en litige qui s'apprécie au jour de son édiction. Par suite, le moyen est inopérant et doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort des dispositions précitées du III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 que l'employeur, qui constate que l'agent ne peut plus exercer son activité en application du I du même article, informe celui-ci sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi, ainsi que des moyens de régulariser sa situation. Cette information, qui doit intervenir à compter du constat d'impossibilité d'exercer de l'agent, est nécessairement personnelle et préalable à l'édiction de la mesure de suspension. La faculté qui est offerte à l'agent d'utiliser des jours de congés payés, n'a que pour objet de permettre à l'agent de différer la date d'effet de la mesure de suspension découlant de l'impossibilité dans laquelle il s'est placé d'exercer ses fonctions, mais n'est pas une modalité de régularisation de la situation de l'agent au regard de son obligation vaccinale. Cette faculté de l'agent demeure par ailleurs toujours soumise à l'accord de l'employeur.
7. Si Mme A allègue qu'elle a formé une demande de dépôt de congés payés dont le refus par l'AP-HP au motif de l'intérêt du service serait " incompréhensible ", ce refus, à le supposer établi, ne serait en tout état de cause pas de nature à remettre en cause la légalité de l'arrêté attaqué, qui ne procède d'ailleurs pas à la suppression des droits à congés de la requérante. Il appartenait à la requérante de contester le refus de lui accorder les congés payés. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions encadrant les droits à congés annuels doit être écarté.
8. En troisième lieu, si Mme A soutient que les manquements à une procédure administrative préalable que constitueraient la méconnaissance des obligations de convocation et du droit de poser des congés annuels constituent des vices de procédures substantiels en ce que, d'une part, ils l'auraient privée de la garantie d'une tentative de régularisation, et, d'autre part, ils auraient eu une influence incontestable sur le sens de la décision, il résulte des points 5 et 7 que l'arrêté attaqué n'est pas entaché des vices de procédure allégués. Par suite, le moyen tiré du manquement à une procédure administrative préalable ayant eu pour effet de priver Mme A d'une garantie et ayant exercé une influence sur le sens de la décision doit être écarté.
9. En quatrième lieu, si la requérante soutient que les dispositions citées au point 2 imposaient qu'elle soit convoquée et qu'un reclassement soit recherché avant toute suspension, il ne ressort pas des pièces du dossier que des postes non soumis à l'obligation vaccinale existeraient dans l'établissement dès lors que l'article 12 de la loi du 5 août 2021 a défini le champ de l'obligation de vaccination contre la covid-19 en retenant, notamment, un critère géographique pour y inclure toutes les personnes exerçant leur activité dans un certain nombre d'établissements, principalement les établissements de santé et des établissements sociaux et médico-sociaux. Le législateur a ainsi entendu protéger les personnes accueillies par ces établissements qui présentent une vulnérabilité particulière au virus de la covid-19. C'est pourquoi l'obligation de vaccination concerne aussi des personnels, notamment administratifs, qui ne sont pas en contact direct avec les malades dès lors qu'ils entretiennent nécessairement, eu égard à leur lieu de travail, des interactions avec des professionnels de santé en contact avec ces derniers. Il en va de même des personnels des établissements hospitaliers qui bénéficient d'une décharge, même totale, d'activité de service pour raison syndicale dès lors qu'ils exercent leur activité syndicale dans les locaux d'un tel établissement. Par suite, le moyen tiré de ce qu'une proposition de reclassement aurait dû intervenir trois jours après l'édiction de la décision attaquée doit être écarté.
10. En cinquième lieu, en indiquant que la période de suspension n'est pas prise en compte au titre de l'avancement, la décision contestée se borne à tirer les conséquences du III de l'article 14 précité de la loi du 5 août 2021 selon lesquelles cette période ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. Par suite, cet article ne méconnaît pas les principes de l'avancement dans la fonction publique hospitalière et notamment les articles 66 et suivants, alors en vigueur, de la loi du 9 janvier 1986.
11. En sixième lieu, il ressort des énonciations de la décision en litige qu'elle a été prise sur le fondement des dispositions mentionnées au point 3 ci-dessus. Cette mesure de suspension sans rémunération, expressément prévue par le III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021, s'analyse comme une mesure prise dans l'intérêt de la santé publique, destinée à lutter contre la propagation de l'épidémie de covid-19 dans un objectif de maîtrise de la situation sanitaire, et n'a pas vocation à sanctionner un éventuel manquement ou agissement fautifs commis par l'agent, qui demeure par ailleurs soumis aux dispositions relatives aux droits et obligations conférés aux agents publics, particulièrement à celles de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. Il résulte ainsi de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que cette mesure de suspension aurait le caractère d'une sanction.
12. En septième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'application de la décision ait eu pour effet de limiter dans des conditions anormales le droit d'accès des usagers au service public hospitalier, ni qu'elle ait porté atteinte à l'objectif de protection de la santé publique, qu'elle avait au contraire pour objet d'assurer, ni au principe de continuité du service public hospitalier.
13. En huitième lieu, contrairement à ce que soutient Mme A, il ne ressort ni de la décision attaquée ni d'aucune autre pièce du dossier, que celle-ci se serait vu imposer le fait de renoncer à toute activité professionnelle du fait de sa suspension. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des règles relatives au cumul d'activité doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 5 novembre 2021, et par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.
Délibéré après l'audience du 10 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Coz, premier conseiller,
Mme Abdat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2024.
Le président-rapporteur,
J. SORINL'assesseur le plus ancien,
Y. COZ
La greffière,
C. EL HOUSSINE
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512599
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'imposait pas une nouvelle audition dans ce cas, la décision d'éloignement découlant nécessairement du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
30/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400857
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un agent du SIAAP demandant la révision de son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'indemnisation de préjudices. Le tribunal juge que le taux d'IPP, fixé à 34% selon le barème légal, ne peut être modifié en raison de l'existence éventuelle d'une faute de l'employeur. Concernant l'indemnisation, le tribunal rappelle que le régime des accidents de service et maladies professionnelles des fonctionnaires, régi par la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 2 mai 2005, répare forfaitairement certains préjudices, mais n'exclut pas une action en responsabilité pour faute visant à réparer d'autres chefs de préjudice.
30/03/2026
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Le Tribunal administratif de Paris a annulé une sanction disciplinaire (un jour d'exclusion temporaire de fonction) infligée par l'AP-HP à un infirmier. La juridiction a estimé que la sanction, fondée sur une simple "suspicion d'inhalation de kalinox", ne reposait pas sur des faits établis, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint à l'administration d'effacer la sanction du dossier de l'agent et l'a condamnée à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
30/03/2026