jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2210421 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 mai 2022 sous le n°2210421, et des mémoires, enregistrés les 14 novembre 2022 et 13 janvier 2023, la société par actions simplifiée (SAS) IRM Convention-Balard, représentée par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née le 21 janvier 2022 du silence gardé par l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France sur sa demande d'autorisation d'installation d'une IRM 1,5 Tesla, et la décision n° DOS-2022/780 du 10 mars 2022 par laquelle la directrice générale de l'ARS d'Ile-de-France a explicitement rejeté sa demande ;
2°) de mettre à la charge de l'ARS d'Ile-de-France la somme de 5 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 10 mars 2022 est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de l'irrégularité de l'avis consultatif émis le 2 décembre 2021 par la commission spécialisée de l'organisation de soins (CSOS), à défaut d'un examen comparé des mérites respectifs de l'ensemble des projets qui lui étaient présentés ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en raison de l'opacité du procès-verbal de la commission, ne permettant pas de déterminer les critères retenus par la CSOS pour départager les dossiers qui lui étaient soumis pour avis ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que l'autorisation accordée à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour son site de l'hôpital Necker ne pouvait légalement être prise sur le fondement de l'article L. 6122-9-1 du code de la santé publique mais aurait dû s'inscrire dans le régime de droit commun des autorisations administratives de fonctionnement ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'ARS d'Ile-de-France n'a pas tenu compte des mérites respectifs des demandes d'installation qui lui avaient été soumises afin de départager les différents pétitionnaires, alors que son projet était meilleur que ceux déposés par la SAS Excellence Imagerie, par l'AP-HP et par la SAS IRM Duroc et était conforme à l'objectif du schéma régional de santé de correction des déséquilibres de l'offre de santé compte tenu des conditions d'accessibillité temporelle, tarifaire et géopgraphique et du plateau technique prévus sans qu'un formalisme conventionnel puisse être exigé ;
- elle est illégale dès lors que l'ARS a appliqué des critères différents selon les projets examinés ;
- l'annulation de l'une des autorisation accordées à la SAS Excellence Imagerie, à l'AP-HP et à la SAS IRM Duroc doit entraîner l'annulation par voie de conséquence du refus qui lui a été opposé ;
- la décision attaquée est illégale en raison de l'illégalité de la décision du 19 janvier 2022 accordant une autorisation d'IRM 1,5 T à la SAS Excellence Imagerie dès lors que sa demande était soit irrecevable du fait de son dépôt tardif à la suite de sa modification, soit entachée de " vices de forme " à raison d'irrégularités procédurales faute de nouvelle instruction, et que de ce fait les besoins exceptionnels définis par l'arrêté du 13 octobre 2020 ne pouvaient être considérés comme ayant été couverts et qu'il n'y avait donc pas lieu de procéder à l'appréciation des mérites respectifs des demandes ;
- il n'y a pas lieu de moduler les effets dans le temps d'une annulation contentieuse, sauf à la priver de tout effet juridique dès lors que le décret du 16 septembre 2022 relatif aux conditions d'implantation des équipements d'imagerie en coupe et de l'activité de soins de radiologie interventionnelle, entré en vigueur au 1er juin 2023, prévoit en son article 2 une procédure de reconnaissance des autorisations existantes conditionnée à la révision du schéma régional de santé, laquelle doit intervenir le 1er novembre 2023 au plus tard, que ce décret a également introduit de nouvelles dispositions qui permettent à tout titulaire d'un équipement d'imagerie en coupe d'installer, sur simple information de la tutelle et sans que celle-ci ne puisse s'y opposer, un nouvel équipement, que ce soit un scanner ou une IRM, dès lors que son plateau technique ne dépasse le seuil de 3 équipements, que cette révision sera suivie de l'ouverture d'une période de dépôt au courant de laquelle les titulaires d'autorisations d'équipements d'imagerie en coupe, dont l'AP-HP, devront déposer une demande afin d'être autorisés à faire fonctionner leurs équipements en considération des nouveaux textes, que cette période ne sera probablement ouverte qu'au début de l'année 2024 de sorte que les autorisations délivrées dans le cadre de cette procédure de reconnaissance, seront délivrées à la fin de l'année 2024 compte tenu du délai d'instruction et qu'en conséquence, de par l'effet de cette nouvelle réglementation, le report dans le temps des effets de l'éventuelle décision d'annulation de l'autorisation reviendra à faire obstacle, de manière définitive, à l'exécution de la décision.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2022, l'ARS d'Ile-de-France conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, à ce que le tribunal diffère l'annulation de la décision attaquée à la fin de l'année 2024 et maintienne en vigueur cette décision ainsi que les effets qui lui sont rattachés durant cette période.
Elle soutient que :
- à titre principal, les moyens invoqués par la société IRM Convention-Balard sont infondés ;
- à titre subsidiaire, si le tribunal faisait droit à la demande de la société requérante, il conviendrait de maintenir en vigueur la décision attaquée ainsi que les effets qui lui sont attachés et d'en différer l'annulation après l'entrée en vigueur du schéma régional de santé 3 (2023-2028).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pény, rapporteur,
- et les conclusions de M. Cicmen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée (SAS) IRM Convention-Balard, qui regroupe trois sociétés d'exercice libéral composées de médecins radiologues, a été constituée en vue de la création d'un centre d'imagerie au 52, rue Balard à Paris (15ème arrondissement). Elle a sollicité auprès de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France une autorisation d'installation d'un équipement d'imagerie par résonance magnétique (IRM) d'1,5 Tesla (T). En l'absence de besoin au bilan quantifié de l'offre de soins, cette demande a été jugée irrecevable par l'ARS d'Ile-de-France. Toutefois, la société a été invitée à déposer une nouvelle demande en vertu de l'arrêté n° DOS-2020/714 du 13 octobre 2020 du directeur général de l'ARS d'Ile-de-France fixant des besoins exceptionnels en équipements matériels lourds en Ile-de-France, quantifiés à dix-neuf pour les IRM, et inscrits au bilan quantifié de l'offre de soins pour les activités de soins ainsi que pour les équipements matériels lourds par un arrêté n° DOS-2020/2763 du 14 octobre 2020. Les demandes tendant à couvrir ces besoins pouvaient être déposées lors de la période ouverte du 1er novembre 2020 au 21 juillet 2021, en application de l'arrêté n°DOS-2021/969 du 16 mars 2021. La société a alors déposé une nouvelle demande en vue d'obtenir une autorisation d'intaller une IRM 1,5 Tesla sur le site du 52, rue Balard à Paris. Lors de sa séance du 2 décembre 2021, la commission spécialisée de l'organisation de soins (CSOS) a examiné l'ensemble des dossiers déposés pour la ville de Paris et a émis un avis défavorable à celui soumis par la SAS IRM Convention-Balard. Par une décision du 21 janvier 2022, l'ARS d'Ile-de-France a implicitement rejeté sa demande d'autorisation d'installation d'une IRM 1,5 Tesla et, par une décision n° DOS-2022/780 du 10 mars 2022, la directice générale de l'ARS a explicitement opposé un refus. La SAS IRM Convention-Balard demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'objet du litige :
2. Lorsqu'un requérant conteste, dans les délais de recours, une décision implicite de rejet et une décision expresse de rejet intervenue postérieurement, ses conclusions doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la seconde décision, qui s'est substituée à la première. Par suite, les conclusions à fin d'annulation présentées par la SAS IRM Convention Balard doivent être regardée comme dirigées uniquement contre la décision du 10 mars 2022 de la directice générale de l'ARS.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L. 6122-9 du code de la santé publique : " L'autorisation d'activités ou d'équipements relevant d'un schéma régional est donnée ou renouvelée par l'agence régionale de santé après avis de la commission spécialisée de la conférence régionale de la santé et de l'autonomie compétente pour le secteur sanitaire. () / La décision de l'agence régionale de santé est notifiée au demandeur dans un délai maximum de six mois suivant la date d'expiration de la période de réception des demandes. Cette décision est motivée. Toutefois, l'absence de notification d'une réponse dans ce délai vaut rejet de la demande d'autorisation. Dans cette hypothèse, et si le demandeur le sollicite dans un délai de deux mois, les motifs justifiant ce rejet lui sont notifiés dans le délai d'un mois. Le délai du recours contentieux contre la décision de rejet court alors de cette notification ".
4. La décision du 10 mars 2022 comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle indique, à cet égard, qu'aucun élément formalisé ne permet d'établir l'ouverture du plateau technique à des praticiens extérieurs ni l'existence d'une convention garantissant l'adhésion de l'AP-HP aux partenariats envisagés avec l'hôpital européen Georges-Pompidou et l'hôpital Necker. Cette décision précise également que le projet ne s'inscrit pas en totale cohérence avec les objectifs du schéma régional de santé, notamment celui visant à corriger les déséquilibres de l'offre de soins, le site d'implantation proposé n'étant pas situé sur une des zones identifiées comme prioritaire dans l'arrêté du 13 octobre 2020. Au regard de l'ensemble de ces éléments, suffisamment précis et circonstanciés pour permettre à la société de comprendre les raisons du refus qui lui a été opposé et de les contester utilement, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 6122-1 du code de la santé publique, dans sa version applicable : " Sont soumis à l'autorisation de l'agence régionale de santé les projets relatifs à la création de tout établissement de santé, la création, la conversion et le regroupement des activités de soins, y compris sous la forme d'alternatives à l'hospitalisation, et l'installation des équipements matériels lourds. () / ". Et aux termes de l'article D. 1432-38 du code de la santé publique, dans sa version applicable à la date où la CSOS a émis son avis : " I.- La commission spécialisée de l'organisation des soins contribue à la définition et à la mise en œuvre de la politique régionale d'organisation des soins. () / 2° Elle est consultée par l'agence régionale de santé sur : / () - les demandes d'autorisation et de renouvellement d'autorisation relatives aux projets mentionnés à l'article L. 6122-1 () ".
6. La société requérante soutient que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure en raison de l'irrégularité de l'avis consultatif favorable émis le 2 décembre 2021 par la CSOS, dès lors que le mode d'examen retenu par la commission n'a pu assurer un égal traitement des demandes.
7. Toutefois, outre qu'aucune disposition du code de la santé publique n'impose de procédure d'examen particulière pour les demandes d'autorisation soumises à l'appréciation de la commission, il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal de la séance du 2 décembre 2021 et des tableaux synthétiques détaillant l'objet de chaque demande, que la commission a pu se livrer à un examen individualisé de chaque projet d'implantation et comparer les dossiers entre eux. La seule circonstance qu'elle ait regroupé les différentes demandes formées par les établissements dépendant de l'AP-HP n'est, à cet égard, pas de nature à établir qu'elle n'aurait pas apprécié les mérites propres à chaque demande ni qu'elle ne les aurait pas comparés. De la même manière, la circonstance que la commission ait rappelé que quatre arrondissements étaient considérés comme prioritaires à Paris, soit les 17ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements pour les IRM et les scanners et que les demandes aient été rassemblées dans les tableaux synthétiques, produits à l'instance, par " groupes d'arrondissements ", n'est pas de nature à révéler que la commission ne se serait pas livrée à une analyse globale des demandes en vue de répondre aux besoins exprimés à l'échelle de la ville de Paris ni que chaque demande n'aurait pas fait l'objet d'un examen tant sur sur la base de ses mérites propres qu'au terme d'une comparaison avec les autres dossiers soumis à son appréciation. Enfin, contrairement à ce que soutient la société requérante, la circonstance que le procès-verbal de la séance du 2 décembre 2021 ne comporte pas, pour chaque demande, une indication des motifs ayant conduit la commission à émettre un vote favorable ou un vote défavorable, n'est pas de nature à l'entacher d'illégalité, alors que chaque demande fait l'objet d'un rapport du médecin instructeur communiqué aux membres de la commission, et que la séance avait fait l'objet d'un enregistrement, permettant de prendre connaissance du contenu des débats, dont la société n'a pas demandé communication. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
8. En troisième lieu, la société soutient que le procès-verbal de la CSOS est entaché d'opacité, faute d'y faire figurer un résumé, même minimal, de la teneur des débats intervenus. Toutefois, aucune disposition législative ni réglementaire, ni aucun principe, n'impose une motivation particulière du procès-verbal de la CSOS, alors en tout état de cause que la séance a fait l'objet d'un enregistrement dont la société n'a pas demandé communication et qui lui aurait permis de prendre connaissance de la teneur des échanges entre les membres ayant siégé en séance. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
9. En quatrième lieu, la société requérante soutient que le projet de l'AP-HP pour son site de Necker ne pouvait faire l'objet d'une autorisation, en vertu de la procédure prévue à l'article L. 6122-9 du code de la santé publique mais aurait dû au contraire être soumis au régime habituel des autorisations obligatoires prévu aux articles L. 6122-1 et suivants de ce code.
10. Les équipements matériels lourds dédiés aux activités de recherche ne sont pas soumis au régime des autorisations des articles L. 6122-1 et suivants du code de la santé publique, ces derniers n'étant en outre pas comptabilisés dans le bilan quantifié de l'offre de soins. En outre, la procédure prévue au cinquième alinéa de l'article L. 6122-9 de ce code a pour objet de pourvoir à des besoins exceptionnels recensés lorsque l'intérêt de la santé publique l'exige. Ces dispositions combinées du code de la santé publique n'impliquent dès lors pas qu'une installation existante dédiée à la recherche clinique ne puisse faire l'objet d'une demande tendant à la délivrance d'une autorisation en vue de satisfaire des besoins nouveaux de nature exceptionnelle. Par ailleurs, si l'IRM localisé sur le site de l'hôpital Necker avait fait l'objet, sur le fondement de l'article L. 6122-9-1 de ce code, d'une autorisation d'activité à titre temporaire, pour une durée de six mois, à la suite de la pandémie de Covid-19, afin de prendre en charge les femmes enceintes et les enfants, cette autorisation temporaire n'interdisait pas non plus à l'AP-HP de déposer une demande d'autorisation distincte dans le cadre de la procédure visant à pourvoir à des besoins exceptionnels, alors au surplus que cette autorisation temporaire manifestait l'existence de réels besoins dans un contexte épidémique. Le moyen doit donc être écarté.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 6122-2 du code de la santé publique : " L'autorisation est accordée, en tenant compte des éléments des rapports de certification émis par la Haute Autorité de santé qui concernent le projet pour lequel elle est sollicitée et qui sont pertinents à la date de la décision, lorsque le projet : / 1° Répond aux besoins de santé de la population identifiés par le schéma mentionné à l'article L. 1434-2 ou au 2° de l'article L. 1434-6 ; / 2° Est compatible avec les objectifs fixés par ce schéma ; / 3° Satisfait à des conditions d'implantation et à des conditions techniques de fonctionnement. / Des autorisations dérogeant aux 1° et 2° peuvent être accordées à titre exceptionnel et dans l'intérêt de la santé publique après avis de la commission spécialisée de la conférence régionale de la santé et de l'autonomie compétente pour le secteur sanitaire () / ". Aux termes du cinquième alinéa de l'article L. 6122-9 du même code : " () Dans le mois qui précède le début de chaque période, le directeur général de l'agence régionale de santé publie un bilan quantitatif de l'offre de soins faisant apparaître les zones mentionnées au a du 2° de l'article L. 1434-9 dans lesquelles cette offre est insuffisante au regard du schéma régional ou interrégional de santé. Les demandes tendant à obtenir une autorisation de création d'une activité de soins ou d'un équipement matériel lourd ne sont recevables, pour la période considérée, que pour des projets intéressant ces zones. Toutefois, dans l'intérêt de la santé publique, des demandes peuvent être reçues lorsqu'elles visent à satisfaire des besoins exceptionnels définis par arrêté du directeur général de l'agence régionale de santé () / ". Et aux termes de l'article R. 6122-31 du code de la santé publique : " Lorsque les objectifs quantitatifs définis par le schéma régional ou interrégional de santé sont atteints dans une des zones définies au 2° du I de l'article L. 1434-3, le directeur général de l'agence régionale de santé peut constater, après avis de la commission spécialisée de la conférence régionale de santé et de l'autonomie compétente pour le secteur sanitaire, qu'il existe des besoins exceptionnels tenant à des situations d'urgente et d'impérieuse nécessité en matière de santé publique et rendant recevables, en vertu du cinquième alinéa de l'article L. 6122-9, les demandes d'autorisation ayant pour objet de répondre à ces besoins. Dans ce cas, le bilan mentionné à l'article R. 6122-30 fait apparaître la nature et l'étendue de ces besoins, les objectifs quantitatifs de l'offre de soins nécessaire pour y satisfaire, par activités de soins et par équipements matériels lourds, ainsi que les lieux où l'implantation est souhaitée ".
12. La société requérante soutient que la décision rejetant sa demande est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au motif que l'examen des mérites de sa demande et la comparaison avec les autres demandes aurait dû conduire à la délivrance de l'autorisation sollicitée, au regard des différents critères examinés par l'ARS d'Ile-de-France.
13. Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport d'instruction de l'ARS, que les points forts et les points faibles de la demande de la société requérante ont été examinés au regard de critères favorisant l'implantation dans des zones prioritaires, l'urgence à satisfaire les besoins en dispositifs d'imagerie, la formalisation des partenariats, la correction des déséquilibres de l'offre de soins en imagerie, la capacité à constituer ou consolider des équipes territoriales de radiologie, l'aptitude à soutenir des projets médicaux de qualité et la prise en compte de l'innovation organisationelle ou technologique ainsi que de l'enseignement auprès des internes et les besoins de la recherche. L'application de l'ensemble de ces critères se déduit des dispositions du code de la santé publique, du schéma régional de santé et des arrêtés des 13 et 14 octobre 2020, et doit permettre l'examen des mérites respectifs de l'ensemble des dossiers transmis à l'ARS ainsi que de vérifier l'adéquation du projet aux besoins exceptionnels exprimés.
14. S'agissant tout d'abord de la délimitation de zones prioritaires, l'arrêté du 13 octobre 2020 a quantifié les besoins de nature exceptionnelle à satisfaire dans le département de Paris en les fixant à dix-neuf implantations et autant d'appareils d'IRM, et en définissant des zones dites prioritaires, en l'espèce les 17ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements. Cet arrêté n'en fait toutefois pas le critère unique de selection des demandes, lesquelles devaient également être examinées tant au regard des dispositions applicables du code de la santé publique que des objectifs fixés pour la région par le schéma régional de santé. Par ailleurs, la circonstance que sur les dix-neuf autorisations prévues, sept ont été délivrées à des implantations dans des arrondissements situés en zone prioritaire, de sorte que les douze restantes avaient vocation à être délivrées dans les arrondissements non prioritaires, n'est pas de nature à établir que ce critère n'aurait pas été mis en œuvre, dès lors qu'au terme de l'examen des demandes, plus d'un tiers des autorisations ont été concentrées sur des arrondissements prioritaires. Il ressort des pièces du dossier que les demandes formées par la société requérante, la SAS IRM Duroc et l'AP-HP étaient toutes trois situées en zone non prioritaires, en l'espèce les 15ème et 6ème arrondissements. Il ressort également des pièces du dossier que le choix de retenir les projets de la SAS IRM Duroc et de l'hôpital Necker a notamment été motivé par la qualité de leur projet médical, leur soutien à des prises en charge de type pédiatriques et aux urgences hospitalières, ainsi qu'à la consolidation d'équipes de radiologie existantes. Le projet de la SAS IRM Duroc présentait également la particularité de répondre à des besoins exceptionnels de la population avec une organisation en plages de vacations sur trois créneaux planifiés selon les demandes d'examen les plus fréquentes et la mise en place de douze plages quotidiennes pour les urgences, de se situer à proximité avec l'hopital Necker, dont le plateau d'imagerie est saturé, d'entretenir des partenariats nombreux avec d'autres hopitaux, de répondre à la continuité et la permanence des soins, de s'engager sur la facturation à des tarifs de secteur 1 à hauteur de 70 % des actes effectués et enfin de couvrir des domaines d'expertise faisant partie des priorités du schéma régional de santé - plan régional de santé 2018-2022 (SRS - PRS 2). Si le projet de la société requérante présentait également des points forts, notamment une équipe qualifiée de onze radiologues avec des liens hospitaliers, une accessibilité financière, un plateau technique complet, celle-ci ne conteste pas sérieusement les motifs qui lui ont été opposés tenant à l'absence d'éléments formalisés permettant d'établir l'ouverture d'un plateau technique à des praticiens extérieurs ni l'existence d'une convention garantissant l'adhésion de l'AP-HP aux partenariats envisagés avec l'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) et l'hôpital Necker. En outre, il ressort du rapport d'instruction du projet déposé par l'AP-HP pour son site de l'hôpital Necker se caractérisait par un haut niveau d'expertise sur les pathologies lourdes et complexes de l'enfant avec un besoin particulier de prise en charge ainsi qu'un projet médical orienté sur une activité pédiatrique, laquelle fait partie des projets prioritaires mentionnés par le plan régional de santé. Par suite, ce projet répondait à des critères spécifiquement identifiés soit par l'arrêté du 13 octobre 2020, soit par le plan régional de santé. Ces éléments comparatifs démontraient que ces deux projets, quant bien même ils n'étaient pas situés dans une zone prioritaire, étaient davantage susceptibles de remplir le critère tenant à l'ugence de satisfaire aux besoins.
15. S'agissant des partenariats, en tant qu'ils contribuent à la qualité du projet médical présenté, si la société avait effectivement transmis des lettres de soutien et d'intention à l'appui de sa demande, celles-ci ne pouvaient être assimilées à une formalisation concrète et à un engagement pour les représentants des structures concernés. Si la société requérante indique en outre que la SAS IRM Duroc produit uniquement des études conjointes publiées avec l'hôpital Necker relatives à la prise en charge de l'allaitement maternel, et non des partenariats formalisés avec cet hôpital, ces éléments témoignent à tout le moins d'une coopération effective et déjà existante avec cet établissement, l'ARS d'Ile-de-France indiquant sur ce point, sans être contestée, que la SAS IRM Duroc avait fourni des éléments dans son dossier justifiant de la réalité de ses partenariats et collaborations.
16. S'agissant de l'accessibilité temporelle, il ressort des pièces du dossier que l'amplitude horaire garantie par la SAS IRM Duroc, du lundi au vendredi de 7 heures 30 à 21 heures, était supérieure à celle de la société requérante, soit du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures. La SAS Excellence Imagerie prévoyait quant à elle une ouverture le samedi de 7 heures à 20 heures dès la 2ème année d'installation ainsi que des nocturnes de 20 heures à 23 heures les lundi, mardi et mercredi.
17. S'agissant de l'accessibilité tarifaire, il ressort des pièces du dossier que le projet de la SAS Excellence Imagerie s'engageait sur un volume d'acte au tarif opposable de 50 %, soit un engagement identique à celui de la société requérante, de sorte que cet élément ne peut être regardé comme ayant été décisif dans l'appréciation portée par l'ARS d'Ile-de-France sur le projet de la société. La SAS IRM Duroc prévoyait quant à elle l'application d'un tarif opposable de secteur 1 pour 70 % des examens, y compris pour le nouvel appareil d'IRM, avec une garantie de prise en charge en secteur 1 pour les patients issus d'établissements partenaires, ainsi que pour les patients bénéficiant d'une prise en charge à 100 % au titre des affections de longue durée, de sorte que son projet était meilleur que celui de la société requérante sur ce point.
18. S'agissant de l'accessibilité géographique, il ressort des pièces du dossier que le 15ème arrondissement, diposant de neuf IRM rapidement accessibles, il n'était pas considéré comme un territoire déficitaire de sorte que l'implantation géographique du centre dans l'ouest de l'arrondissement ne constituait pas un élément de différenciation notable par rapport aux autres projets et n'était donc pas en elle-même de nature à influencer particulièrement le choix de l'ARS d'Ile-de-France.
19. S'agissant de la diversification du plateau technique, s'il est exact que le plateau technique d'imagerie en coupe de la SAS Excellence Imagerie ne comptait pas de scanner, il ressort cependant des pièces du dossier qu'il prévoyait l'installation d'IRM 1,5 Tesla et 3 Tesla, dont l'utilisation correspond à des prises en charge différentes, permettant ainsi de participer à la diversification de l'offre de soins. En outre, ces matériels devaient être installés en zone prioritaire, en l'espèce le 17ème arrondissement, afin de pallier une offre déficitaire.
20. S'agissant du délai de mise en œuvre des projets, il ressort des pièces du dossier, notamment des rapports d'instruction de l'ARS, que la mise en œuvre du projet de la société était estimée à neuf mois, entre la commande de l'appareil au fournisseur et l'ouverture du centre. Si en effet le projet déposé par la SAS Excellence Imagerie prévoyait un délai de mise en œuvre plus long, la priorité donnée à ce projet a notamment été motivée par la qualité du projet médical proposé, qui apportait une réponse aux objectifs du schéma régional de santé, ainsi que la localisation de l'implantation dans une zone prioritaire, en l'espèce le 17ème arrondissement. Quant au projet de la SAS IRM Duroc, outre les éléments favorables cités aux points précédents, il permettait d'envisager une mise en œuvre du projet dans un délai de six mois, soit plus rapidement que le projet de la société requérante.
21. S'agissant du nombre de radiologues formant l'équipe prévue au sein du centre, s'il n'est pas contesté que le ratio de onze radiologues pour un IRM était supérieur à celui d'autres projets, soit 5,5 pour la SAS IRM Duroc, 4,75 pour la SAS Excellence Imagerie et 5,5 pour l'hôpital Necker, ce seul élément, mis en perspective avec les autres critères pour lesquels la société ne présentaient pas les mêmes garanties que celles des autres projets, n'est pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par l'ARS d'Ile-de-France sur les mérites comparés des différents projets.
22. S'agissant plus spécifiquement du projet de la société Excellence Imagerie pour son IRM 3 Tesla, cet équipement devait être installé dans le 17ème arrondissement de Paris, zone prioritaire considérée comme sous-dotée en équipements matériels lourds, de sorte que cette installation d'une IRM supplémentaire n'était pas en elle-même de nature à conduire à une saturation de l'offre dans cette zone. La seule circonstance que la SAS Excellence Imagerie disposait déjà d'autres appareils d'IRM, et qu'aucun d'entre eux n'était en situation de saturation, n'est pas plus de nature à remettre en cause la pertinence du choix de l'ARS de pourvoir les besoins dans cette zone prioritaire, alors qu'il n'est pas sérieusement contesté que ce projet reposait sur un projet médical de qualité et s'appuyait sur des équipes organisées et suffisamment nombreuses pour répondre à de tels besoins. D'autre part, la seule circonstance que la décision accordant l'autorisation à la société Excellence Imagerie ne fasse pas expressément mention de la prise en charge des patients atteints d'obésité n'est pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par l'ARS d'Ile-de-France concernant l'accueil des patients en situation de mobilité réduite, fondée sur des éléments objectifs tenant à l'installation des appareils au sous-sol et au rez-de-chaussée d'une maison de ville.
23. S'agissant plus spécifiquement du projet présenté par l'AP-HP pour son site de l'hôpital Necker, la société requérante soutient que ce projet ne se situait pas dans une zone prioritaire et que l'arrêté du 13 octobre 2020 n'ayant pas spécifiquement caractérisé, parmi les besoins exceptionnels recensés, la prise en charge des enfants malades et des femmes enceintes, ce projet ne répondait pas aux besoins nouveaux et exceptionnels identifiés, alors en outre que le volume d'activité hors recherche envisagé était peu élevé, soit 2 600 examens annuels. Toutefois, il ressort du rapport d'instruction du projet déposé par l'AP-HP pour son site de l'hôpital Necker se caractérisait par un haut niveau d'expertise sur les pathologies lourdes et complexes de l'enfant avec un besoin particulier de prise en charge ainsi qu'un projet médical orienté sur une activité pédiatrique, laquelle fait partie des projets prioritaires mentionnés par le schéma régional de santé. La circonstance que l'implantation ait été prévue dans le 15ème arrondissement, au demeurant dans la même zone que celle envisagée par la société requérante, n'est ainsi pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par l'ARS d'Ile-de-France sur les mérites comparés des différents projets.
24. S'agissant de la concentration des équipements par la SAS IRM Duroc, la société n'établit pas, par ses seules allégations, que l'autorisation délivrée à la SAS IRM Duroc aurait pour effet de concentrer abusivement les équipements de type IRM au sein d'une seule structure. En tout état de cause, cet élement n'est pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par l'ARS d'Ile-de-France sur les mérites comparés des différents projets, au regard des points forts du projet de la SAS IRM Duroc cités aux points précédents.
25. Il résulte des points 14 à 24, et à supposer même que le projet d'installation d'une IRM 1,5 Tesla par la société Excellence Imagerie n'aurait pas dû être examiné pour la période réglementairement définie, que c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que l'ARS, au terme de l'analyse des mérites comparés de l'ensemble des demandes qui lui avaient été soumises en vue de remplir les objectifs tendant à la correction des déséquilibres de l'offre de soins à Paris conformément au objectifs du schéma régional de santé, a pu refuser à la société requérante la délivrance de l'autorisation sollicitée.
26. En sixième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'ARS d'Ile-de-France ait appliqué des critères différents dans le cadre de l'examen des demandes soumises à son appréciation au seul motif que la décision concernant la SAS IRM Convention-Balard fasse mention d'une localisation en zone non prioritaire, alors que les décisions relatives à la SAS IRM Duroc et à l'AP-HP n'y font pas référence, dès lors que les décisions en cause ont été prises au regard d'une pluralité de motifs, détaillés aux points précédents, qui mettaient suffisamment en valeur les éléments ayant pu conduire l'ARS à sélectionner ces demandes plutôt que celle de la société requérante. En outre, contrairement à ce que soutient la société, si le critère tendant à la satisfaction des besoins des zones prioritaires était en l'espèce important au regard du déséquilibre de l'offre de soins existant à Paris compte tenu de la répartition des matériels d'imagerie, il ne constituait pas, en tant que tel, un critère justifiant à lui seul la délivrance ou le refus d'une autorisation. Le moyen doit donc être écarté.
27. En dernier lieu, en raison des effets qui s'y attachent, l'annulation pour excès de pouvoir d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, emporte, lorsque le juge est saisi de conclusions recevables, l'annulation par voie de conséquence des décisions administratives consécutives qui n'auraient pu légalement être prises en l'absence de l'acte annulé ou qui sont en l'espèce intervenues en raison de l'acte annulé. Il en va ainsi, notamment, des décisions qui ont été prises en application de l'acte annulé et de celles dont l'acte annulé constitue la base légale.
28. En l'espèce, si, dans l'instance n° 2206598, le tribunal a annulé, par un jugement du 25 avril 2024, la décision n°DOS-2022/633 du 19 janvier 2022 par laquelle la directrice de l'ARS d'Ile-de-France a délivré l'autorisation d'exploiter une IRM 1,5 Tesla à la SAS Excellence Imagerie, cette anulation n'est pas de nature à entraîner l'annulation, par voie de conséquence, du refus d'autorisation attaqué dès lors que ce refus aurait pu légalement être pris en l'absence de l'acte annulé et n'est pas intervenu en raison de l'acte annulé. Par ailleurs, et en tout état de cause, le moyen invoqué, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision du 19 janvier 2022, est, par lui-même, inopérant.
29. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Convention-Balard n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 10 mars 2022 par laquelle la directrice générale de l'ARS d'Ile-de-France a rejeté sa demande.
Sur les frais liés au litige :
30. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'ARS d'Ile-de-France, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par la SAS IRM Convention-Balard et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS IRM Convention-Balard est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée IRM Convention-Balard et à l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Delesalle, président,
- M. Pény, premier conseiller,
- M. Doan, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.
Le rapporteur,
A. Pény Le président,
H. Delesalle
La greffière,
A. Cardon
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/6-3
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525597
**Sujet principal** : La requérante, une ressortissante salvadorienne, demande l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet de police de lui délivrer un titre. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requête dirigée contre un rejet implicite est irrecevable, car un refus exprès (un arrêté du 25 mars 2025) avait déjà été notifié. Le tribunal considère que les moyens au fond, invoquant notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ne sont pas de nature à justifier la délivrance d'un titre. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que le code de justice administrative.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524412
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, qui était entré et séjournait irrégulièrement en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien de 1968.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414908
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour une infection nosocomiale survenue après une intervention chirurgicale. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement et a procédé à une évaluation des préjudices du requérant, en se fondant notamment sur une expertise médicale ordonnée par le tribunal. La décision implicite de rejet de la demande d'indemnisation est annulée, et l'AP-HP est condamnée à verser une indemnité, dont le montant est déterminé par le tribunal en application des principes de responsabilité administrative.
19/03/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419249
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que le recours contre la décision implicite de rejet était devenu sans objet, une décision expresse de rejet ayant été prise avant l'introduction de la requête et le recours contre cette dernière ayant fait l'objet d'un désistement. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité, sans avoir à examiner le fond du litige.
19/03/2026