LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2210714

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2210714

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2210714
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantBATOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mai 2022, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler son compte-rendu annuel d'entretien professionnel établi au titre de l'année 2020 ;

2°) d'annuler son compte-rendu annuel d'entretien professionnel établi au titre de l'année 2021 ;

3°) de reconnaître qu'il subit un harcèlement moral.

M. B soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure dès lors qu'elles ont été visées par sa supérieure hiérarchique directe et non pas par son autorité hiérarchique ;

- la dégradation de sa notation en 2020 et en 2021 est injustifiée et s'explique par l'existence d'une situation de harcèlement moral.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2023, la Caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Batôt, conclut au rejet de la requête.

La Caisse des dépôts et consignations soutient que :

- les conclusions dirigées contre le compte-rendu annuel d'entretien professionnel établi au titre de l'année 2020 sont irrecevables dès lors que, d'une part, elles ont été présentées tardivement, et, d'autre part, elles ne sont pas assorties de moyens ;

- les conclusions dirigées contre le compte-rendu annuel d'entretien professionnel établi au titre de l'année 2021 sont irrecevables car présentées tardivement ;

- les conclusions tendant à la reconnaissance d'une situation de harcèlement moral sont irrecevables dès lors qu'elles n'entrent pas dans l'office du juge ;

- les moyens invoqués par M. B ne sont, en tout état de cause, pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2010 888 du 28 juillet 2010 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Maréchal, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Lambrecq, rapporteure publique,

- et les observations de Me Batôt pour la Caisse des dépôts et consignations.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, attaché principal d'administration de l'Etat, est affecté à la direction du contrôle permanent et de la conformité de la Caisse des dépôts et consignations où il occupe les fonctions de conseiller-expert risques opérationnels. Par sa requête, M. B demande l'annulation de ses comptes-rendus annuels d'entretien professionnel établis au titre des années 2020 et 2021, ainsi que la reconnaissance de l'existence d'une situation de harcèlement moral.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article 4 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat : " () / Le compte rendu est notifié au fonctionnaire qui le signe pour attester qu'il en a pris connaissance puis le retourne à l'autorité hiérarchique qui le verse à son dossier ".

En ce qui concerne compte-rendu annuel d'entretien professionnel de l'année 2020 :

4. Il ressort des pièces du dossier que M. B a signé son compte-rendu annuel d'entretien professionnel, qui mentionnait régulièrement les voies et délais de recours, le 11 mars 2021. Par suite, les conclusions dirigées contre cet acte, enregistrées le 13 mai 2022, sont tardives et doivent, pour ce motif, être rejetées.

En ce qui concerne compte-rendu annuel d'entretien professionnel de l'année 2021 :

5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a signé son compte-rendu annuel d'entretien professionnel, qui mentionnait régulièrement les voies et délais de recours, le 11 mars 2022. Par suite, les conclusions dirigées contre cet acte, enregistrées le 13 mai 2022, sont également tardives et doivent, pour ce motif, être rejetées.

Sur les conclusions tendant à la reconnaissance d'une situation de harcèlement moral :

6. Il résulte des dispositions citées au point 2 que la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision. Le requérant ne demandant pas l'annulation d'une décision par laquelle l'administration se serait prononcée sur le harcèlement moral qu'il prétend subir, ni ne présentant de demande indemnitaire, les conclusions tendant à la " reconnaissance " d'une situation de harcèlement moral, qui n'entrent pas dans l'office du juge administratif, sont irrecevables.

Sur les frais liés au litige :

7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu, de mettre à la charge de M. B la somme que demande la Caisse des dépôts et consignations au titre des frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la Caisse des dépôts et consignations au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la Caisse des dépôts et consignations.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Ho Si Fat, président,

Mme Lamarche, première conseillère,

M. Maréchal, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

Le rapporteur,

M. MaréchalLe président,

F. Ho Si FatLa greffière,

V. Lagrède

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2226519

Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande indemnitaire de la société Le Quasimodo Notre-Dame, qui réclamait près de 1,74 million d'euros à l'État pour les préjudices économiques liés à l'incendie de la cathédrale. La juridiction estime que la société, exploitant un restaurant à proximité, n'était pas usagère de l'ouvrage public et n'a pas subi de dommage accidentel direct causé par celui-ci. Le jugement applique les principes de la responsabilité administrative sans faute pour dommages de travaux publics, mais les écarte en l'espèce.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312358

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent public demandant l'annulation du refus de sa nomination à un poste d'expert juridique. Le tribunal a jugé que cette décision de rejet constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux perspectives de carrière de l'agent. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313750

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un gardien de la paix contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens, et ce défaut n'a pas été régularisé dans les délais. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de saisine.

02/04/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326202

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté ministériel portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023, considérant que l'administration avait méconnu les conditions posées par l'article 15 du décret n° 92-1432 du 30 décembre 1992, en y inscrivant des agents ne remplissant pas les critères statutaires requis pour cet avancement. Par voie de conséquence, les décisions individuelles de nomination prises sur le fondement de ce tableau sont également illégales.

02/04/2026

← Retour aux décisions